Warning: Use of undefined constant THEME_NS - assumed 'THEME_NS' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/clients/9bcfcc1f274975929789b3dba2ffbc02/web/blog/wp-content/themes/rtsr/functions.php on line 7

Warning: Use of undefined constant wp_cumulus_widget - assumed 'wp_cumulus_widget' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /home/clients/9bcfcc1f274975929789b3dba2ffbc02/web/blog/wp-content/plugins/wp-cumulus/wp-cumulus.php on line 375
Zone d’ombre | Le Blog de la RTSR
Get Adobe Flash player

Articles avec le tag ‘Zone d’ombre’

De Zone d’ombre en Specimen

L’information de réflexion ( type TTC , Mise au point) ou d’investigation ( Temps présent) reste le point fort de la TSR. A peine terminée la météo des vingt heures que les émissions « maison » s’installent à l’antenne au premier rideau. Un brin d’ennui vient du formatage qui conduit à des structures souvent trop semblables d’une semaine à l’autre.

Nouveautés dans la forme

Pour combattre cet ennui formel insidieux, un moyen existe : accorder son attention aux émissions nouvelles qui sont à l’antenne. Les mercredis soirs de la TSR sont occupés par deux émissions mensuelles anciennes, 36,9 et Passe-moi les jumelles. Deux autres émissions apparaissent tous les deux mois environ, Zone d’ombre (depuis décembre 2008) et Spécimen ( dès avril 2010). Il reste quelques mercredis à disposition des tenantes d’empoignades verbales connues sous le nom d’Infrarouge.

Des affaires judiciaires non-résolues

“L’affaire Légeret” : le témoignage de Mme Nadine Albanesi n’a pas été retenu (Photo TSR)

Zone d’ombre, magazine d’affaires judiciaires non- résolues, fit sa première apparition en décembre 2008 avec « L’affaire Légeret ». La prochaine, en mars 2011, évoquera « L’affaire Skander Vogt », détenu qui mourut étouffé dans sa cellule de Bochuz par la fumée dégagée de son matelas. Cette affaire ne restera peut-être pas vraiment mystérieuse. La contribution du premier décembre, intitulée « L’affaire Fluckiger » traite en réalité de quatre événements distincts les uns des autres. Le climat parfois tendu avant l’accession du Jura à son statut de canton suisse conduit encore à se demander si des liens politiques ne pouvaient pas avoir réuni tout ou partie de ces événements. Une telle hypothèse semble pourtant fragile.

Zone d’ombre se divise en deux parties presque égales, un plateau dirigé par un bon journaliste, Daniel Monnat, qui laisse un peu dans l’ombre le journaliste et le réalisateur responsables des reportages. Entre plateau et reportages, l’équilibre est assuré par un bon rythme de montage qui sait rendre clairs des événements qui ne l’étaient pas forcément. Zone d’ombre fait le point à un moment précis sur un événement menacé par l’oubli. Il le fait en général plutôt bien ( cf dans la rubrique « Dossiers », « Zone d’ombre sans accusé » – 2 novembre 2010), dans un décor géométrique un peu froid et monocolore.

“L’affaire Fluckiger” : à la recherche d’indiccs

Dans « L’affaire Fluckiger », un des invités, Arthur Hublard, ancien juge d’instruction ayant suivi de près ou de loin les quatre affaires, eut droit à la dernière intervention. Il parla de lettres écrites aux proches de la victime par le condamné maintenant libéré ayant toujours proclamé son innocenc. Curieuse fin : comme si un rebondissement était possible.

On peut aussi trouver des liens entre le « Faites entrer l’accusé » présenté par Daniel Hondelatte sur France 2, où l’animateur intervient dialogue avec des témoins en dehors d’un plateau unique. Avec beaucoup moins de moyens, la TSR fait certes une émission moins spectaculaire mais avec autant de rigueur.

Les bons goûts de specimen

Specimen, apparu cet année, s’efforce de saisir différents aspects du comportement humain, ayant déjà goûté à l’égoìsme, au mensonge, à la manipulation, au fric ( 18 novembre ) en attendant de fréquenter les problémes du couple ( 15.12.2010). Ce type d’émission laisse ouvertes plusieurs portes dans l’approche des sujets.

Le duo de présentateurs de “Spécimen” : Luigi Marra et Tiby, de droite à gauche

Portes ouvertes

Sur internet, les intentions des responsables de l’émission sont fort bien décrites, qui montrent ainsi une palette laissant beaucoupde liberté aux réalisateurs mettant de l’ordre dans le matériel au montage :

Pour déchiffrer nos comportements quotidiens, Specimen se livre à toutes sortes d’expériences. Il explore notre cerveau, sonde nos émotions, met en scène des jeux de rôles, capte des situations sur le vif grâce à une caméra invisible, recueille les explications des scientifiques et les témoignages de gens ordinaires. Sans oublier d’observer le comportement de nos ancêtres les hommes des cavernes et de nos cousins les singes.

Specimen pour l’argent : la tirelire pour l’éducation dès la petite enfance

Bon mixage d’humour et de sérieux

Une partie de l’émission consacrée à l’argent observait le comportement de deux groupes, l’un ayant manipulé des feuilles de papier et l’autre des billets de banque. Lors d’un débat organisé dans chaque groupe en demi-cercles, observation fut faite, ruban métrique à la main, que la distance moyenne entre les chaises des uns était supérieure à celle des autres. Il s’agissait là d’une reconstitution conduisant aux mêmes conclusions que les observations initiales

J’avoue là avoir délicieusement souri devant le principe même de l’expérience et pas du tout compris le sens que pouvait prendre le différence entre deux distances moyennes. Cela tenait du clin d’œil complice !

Ou encore : dans un groupe, on manipule du papier, dans l’autre ont compte des billets de bel et bon argent ( en dollars ? ). Et voilà que les seconds résistent mieux à la douleur née d’une main trempée dans de l’eau glacée que les premiers… Curieux, ce résultat. ( l’histoire ne dit pas ce qui se serait passé si on avait fait manipuler aux uns des vrais billets et aux autres des faux

Des dollars à caresser sans se geler les doigts : une idée de “Spécimen”

Etrange, excitante cette émission faite de surprises inattendues qui font sourire sans renoncer au sérieux d’expériences insolites. Science, humour et spectacle font bon ménage à trois.

“Zone d’ombre” sans accusé

Affaires criminelles en tous genres, gendarmes et voleurs, avocats et enquêteurs, tribunal et préventive, etc : la société est devenue un immense champ d’investigation par la fiction. Sur le petit écran, les séries triomphent, les plus sages aux heures de grande écoute, les plus pointues en deuxième rideau ! Le télésériophile est noctambule !

La victime remplace l’accusé

Souvent avec brio, Christophe Hondelatte fait entrer son accusé du jour par l’étrange lucarne de France 2, avec nombreuses reprises sur diverses chaînes francophones. L’ac cusé est au centre de chaque portrait, pour comprendre qui il est, ce qui ne veut pas dire prendre sa défense. Avec modestie, plus rarement, Daniel Monnat et ses collaborateurs de la TSR, reprennent des affaires dont la solution est restée dans l’ombre. Chez lui, c’est la victime qui occupe le centre des préoccupations, pour trouver éventuellement le chemin pour traverser ses zones d’ombre qui sont souvent traduites par des images à dominantes bleu-nuit. Les angles d’approche différents ne permettent pas d’affirmer qu’une série est meilleure que l’autre

Il est assurément plus facile de trouver un accusé parmi les affaires « spectaculaires » qui secouent les plus de soixante millions d’habitants de la France que de savoir qui en voulait à une victime ayant des liens avec la Suisse, réduite à deux millions d’habitants francophones. « Faites entrer l’accusé » est promis à longue durée alors que « Zone d’ombre » ne sera pas, de loin, éternel !

Moyens financiers différents

Les moyens financiers, qui ont pour conséquence entre autres des espaces de temps de travail liés à ces moyens donnent évidemment un avantage à France 2 plutôt qu’à la TSR. Hondelatte recourt à des documents d’actualité, visite les lieux de l’affaire, interroge des témoins, y compris parfois l’accusé, recourt parfois au noir/blanc plutôt qu’à la couleur réalistre, fait le point dans le temps même de la construction d’un sujet qui dépasse heure. Il arrive qu’une phrase d’explication puisse être interrompue par un effet de montage qui permet à un témoin de terminer tout logiquement cette phrase, en des moments très différents. On est ainsi souvent proche du montage d’un récit de fiction.

Fin ouverte au tribunal

Le 11 octobre 1987, un jeune politicien allemand promis à de hautes fonctions publiques, Uwe Barschel, est trouvé mort dans la baignoire de sa chambre d’hôtel à Genève. Il aurait participé à un trafic d’armes. Alors, assassinat ? Mais l’enquête s’oriente assez rapidement vers l’hypothèse d’un suicide. La Raison d’Etat n’aime pas que la mort rode. L’émission du mercredi 27 octobre offre un bon échantillon des qualités de cette série. (photo TSR)

Les témoins convoqués par Monnat sont réunis dans un seul décor, bleu sombre, avec des emplacements différentes, alignés derrière une table, avec un solitaire dans la profondeur du champ, un peu seulement comme peut l’être le dispositif d’un tribunal où les dialogues sont toutefois rares. Le lieu unique devrait permettre, sinon de briser la zone d’ombre, du moins d’en diminuer l’ampleur. « Faites entrer l’accusé « a une fin, qui reste ouverte dans « Zone d’ombre »

Supposons qu’il soit possible de pitonner à toute heure et que l’intérêt porte sur le divertissement à base d’enquête policière ou de fonctionnement de la justice. Il y a de fortes chances que l’on tombe sur un film, un téléfilm, une enquête, une série où policiers, témoins, enquêteurs, avocats, victimes d’une part, meurtres, violences, coups de feu, poursuites d’autre part, sont largement présents

Suivre un «conducteur»

Il est possible actuellement de se poser quelques questions à propos d’une mini-série de sept numéros proposée par la TSR quelques vendredis encore (jusqu’au 26 février) juste après 20h00, «Scènes de crime en Suisse» et profiter de l’occasion pour mentionner l’existence de «Faites entrer l’accusé» présenté par Christophe Hondelatte depuis longtemps sur France 2. Dans les deux cas, chaque numéro semble suivre les directives d’un «conducteur» général. La notion de série supplante un peu partout la présentation d’un numéro unique en vue d’une espérée fidélisation. Audimat quand tu nous tiens…

Le «comment» mieux abordé que le «pourquoi»

Reprendre sous forme documentaire une affaire qui a fait souvent grand bruit dans l’opinion publique n’offre pas mille possibilités dans ses structures. Il faut évoquer les faits avec d’anciens documents audiovisuels, interroger des témoins proches ou non de la ou des victimes en faisant appel à leurs souvenirs ou à leur point de vue au présent, revenir avec ou sans eux sur les lieux où se sont déroulés les événements. Généralement, le besoin se fait sentir d’un «guide» pour assurer l’unité du document, par les mots. Il trouve sa réponse dans un commentaire qui peut devenir envahissant ou impose la présence d’un présentateur qui dialogue avec les différents interlocuteurs. On ne prête guère attention à celui qui signe la réalisation. La notion d’auteur qui vaut toujours en cinéma ne se transpose pas facilement sur le petit écran. On attribue souvent une émission à celui qui la présente. En général, le «comment» est mieux abordé que le «pourquoi» d’une action violente.

«Faites entrer l’accusé» profite d’un temps d’antenne qui dépasse l’heure et dispose certainement de bons moyens financiers qui permettent de longues enquêtes. Large usage est fait des reprises d’une série qui existe de longue date. Hondelatte assume plutôt bien sa présence à l’antenne.

Bonne adaptation française

Réduites à trente minutes et à sept sujets, «Scènes de crime en Suisse» est nettement plus modeste, un brin minimaliste, même si notre pays n’est pas en reste d’affaires graves et sordides. On doit se féliciter que la diversité entre les entreprises de Zürich et de Genève autorise parfois une vraie convergence vers un «produit» commun qui ne reste pas séparé par la Sarine. Produite en Suisse alémanique, la mini-série est pour une fois visible en Suisse romande, avec une plutôt bonne adaptation en français.

 

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Tags
Derniers commentaires
Catégories
Archives