Articles avec le tag ‘tapage nocturne’

Telle est la télé l’été

Les gymnastes mieux que les « royaux »

L’été médiatique touche à sa fin. Un petit survol de ce que fut et est encore à la TSR s’impose. Bien sûr, les grandes compétitions sportives spectaculaires étaient au rendez-vous ( Tour de France ). Deux mariages royal ou princier auront occupé bien des heures d’antenne. Une belle surprise par élégance et beauté des mises en scène : « Gymnastrada ». Les artistes ? Des gymnastes du monde entier, qui firent moins de figuration que les invités des mariages ! ( cf à ce propos « grands spectacles grands encore sur le petit écran » – 16 juillet 2011)

Pour le plaisir de se souvenir de très beaux spectacles : une image de la cérémonie de clôture de Gymnastrada

Mon village a des talents

« Mon village a du talent » aurait du s’intituler « Mon village a des talents ». Voilà qui aura rempli de satisfaction méritée au moins sept régions de Romandie. Mais la version 2011 du Béatrice Barton s’inscrit loin derrière son excellent «Dîner à la ferme » de 2010. On fait croire que tout se passe en quatre jours, de l’arrivée d’une lettre de la TSR confirmant le chanson qui doit être interprétée par l’animateur principal de talent à la présentation d’un spectacle entier organisé par les sociétés et talents locaux. Donc on place d’emblée le canevas de l’émission sous la houlette de la vitesse. Il faut donc suivre l’accueil de la lettre, les premières démarches en vue de l’organisation de la fête, les répétitions des numéros et les contrôles opérés par l’animateur. Les rencontres font entendre des « comment vas-tu » suivis de « pas mal et toi ». Arrivent les six représentants des autre villages :présentation, visite des lieux, derniers préparatifs en cuisine, ultimes répétitions, puis le spectacle ( avec renvoi de l’intégrale sur le site). On mange, on distribue des cadeaux, on écoute la vedette du jour, on donne des notes, pour le chant, pour le village. Et comme les concurrents n’osent pas être méchants les uns avec les autres, on utilise des entiers qui vont de 4 à 6 en passant par 5. Impossible de donner dans les nuances. Et comme il faut faire comprendre que tout cela s’est fait très vite, voici des accélérés, y compris de nuages sur le village. Bref, en soixante minutes, on assiste à une course contre la montre sans respiration possible.

 

Une photo de famille : un talent par village

Il y a des talents au village, assurément. Mais le titre choisi est un brin masochiste, qui conduit à se demander si la télévision a aussi du talent. Ce n’est du reste pas tellement la réalisation qui laisse à désirer que le scénario qui veut tout montrer de beaucoup de choses en se contentant parfois d’un ou deux plans pour un signaler l’existence d’un sujet qui en demanderait plus. En fait, le manque de talent de « Mon village a du talent », c’est son scénario !!!

Trouvé dans le riche dossier des photos de “Mon village a du talent” : une visite “folklorique” dans un environnement de l’incontournable montagne helvétique

Bye bye la Suisse

Fort bonne série venue de Zürich « Bye bye la Suisse » pour suivre des compatriotes à la recherche d’une autre vie, ailleurs, au Pérou, au Canada, en Italie, à Bali. Que le passage d’un produit d’une région à l’autre soit aussi harmonieux est chose rare. Un bon point à pour “idée suisse”, dont on n’entend plus guère parler.

Les couleurs « locales » devient d’été »

Assez gros déploiement en personnel et matériel pour s’en aller dans un seul lieu où le couleurs change le « locales » en « d’été ». « Tapage nocturne » fréquente de six grandes manifestations saisies dans un studio mobile de couleur rouge. Le premier apporte autre chose que la panachage quotidien habituel. Le second oscille entre l’actualité et la réflexion sur une manifestation. L’animatrice venue de la radio se contente de son seul prénom, Anouk, alors que le poulain de la télévision ajoute à son Michel un Cerutti. ( cf à ce propos « Tapage nocturne » – 26 juillet 2011).

Au bout du monde dans mon village natal

Revu sur le net l’émission du 19 juillet consacrée à mon village natal, « Les Verrières ». Invités du jour, le patron de la douane, Daniel Galster » et un des patrons de l’UDC, voisin venu de la Côte-aux-Fées, Yvan Perrin, en sa qualité de citoyen du haut Jura qui avoue que son autonomie hors Jura ne dépasse pas le limite des cinq/six jours. Fort beau portrait d’Alexis Garin, en effet horloger d’exception. Peu de regrets pour les invités d’un village qui ne s’est pas associé à la fusion conduisant à la grande commune « Val-de-Travers ». On n’a pas parlé des projets d’éoliennes, qui expliquent peut-être l’absence des deux communes des Verrières et de la Côte-aux-Fées dans la nouvelle “Val-de-Travers”.  Ce jour-là, le temps était exécrable. On nous a fait croire que l’on se trouvait dans le trou duc du monde ! Faux : de chez moi, en quinze minutes en bus, j’étais à la gare de Pontarlier. Trois heures plus tard, c’était Paris. Presque plus facile à atteindre par les transports publics que Genève !!! Et à peu près le même temps que Genève-Paris !!

Pour Howard Hawks et quelques autres, le cinéma, c’était faire faire de jolies choses à de jolies femmes. “Couleurs d’été, même sous la pluie d’un coin perdu au bout du monde, c’est permettre à de jolies femmes de prononcer de jolis mots. ( Les sourires de Gaëlle Lavidière et de Tania Chytil - photo RTS - François Gobet)

Et tout cela, combien çà coûte ?

Passé quelques dizaines de minutes début juillet lors de l’émission forestière qui s’est déroulée par un jour de soleil au Locle. Surpris par l’ampleur des moyens mis en œuvre pour une vingtaine de minutes d’émission estivale en direct. Plusieurs véhicules, plusieurs caméras, un accueil au feu de bois correctement arrosé, plusieurs collaborateurs de la TSR qui ne sont pas en mission d’antenne.
Possibilité de discuter, de tirer au clair des problèmes restés en suspens, donc celui que je continue de tenir pour un faux scoop consacré au rapport de la commission chargée de revenir sur l’affaire Hainard. Devant ce déploiement, posé une question de trop : « Tout cela, combien çà coûte ? ». Réponse promise par Jéquier. Pas encore reçue. J’insiste.

 

Beaucoup de monde autour de la “vedette” de la série, en fait une voiture rouge qui sert de studio… ce qui n’ajoute rien à l’émission, mais permet probablement de diminuer les frais de déplacement de l’équipe !Enfin si elle roule….

Déploiement important aussi pour le différé de « Tapage nocturne ». La question « Combien çà coûte ? » mérite aussi d’être posée ? Une telle émission pourtant de bonne qualité oscille entre l’Actu tiède plutôt que brûlante et le document-souvenir sur une importante manifestation. C’est en porte-à-faux.

Un plaisir pour cinéphiles

Surprise estivale cachée dans un coin de « A bon entendeur » : Brigitte Hohl chante à Neuchâtel chez elle et « A cappela ».

A temps à perdre, dans les jours qui viennent, je chercherai à savoir ce que la télévision et la radio nous ont apporté du récent festival de Locarno. Le sériophile qui se conjugue avec un sériophage reste tout de même cinéphile.

Les enfants du paradis - Carné/Prévert (1943)

 

Pris plaisir, quelques mardis soirs durant, à suivre d’excellents documents construits autour de grands films comme « Sailor et Lula » ( David Lynch – 23 juin 2011), « Vol au-dessus d’un nid de coucou » ( Milos Forman – 30 juin),« Les aventures du Rabbi Jacob » ( Gérard Oury – 7 juillet), « Les tontons flingueurs » ( Georges Lautner – 14 juillet), « Les enchaînes » (Alfred Hitchcock – 21 juillet), « Les enfants du paradis » ( Carné/Prévert – 28j uillet ), « Le mépris » ( Jean-Luc Godard – 4 août), « Mon oncle » ( Jacques Tati – 11 août ) et encore à venir, probablement  « La dolce vita » ( Federico Fellini – 18 août ), « Certains l’aiment chaud » ( Billy Wilder – 25 août ). Pas tout vu, mais quel plaisir ! Dans les programmes, un « R » rappelle qu’il s’agit d’une reprise. Mais comment diable puis-je ne pas avoir remarqué le premier passage de ces émissions animées par Serge July, “Il était une fois…” .  Là au moins, on sait ce qu’un film doit à son créateur. Les habitués de « Box office à la carte », eux, doivent choisir entre « Vicky, Cristina, Barcelona » et « Juno ». Jason Reotman ou Woody Allen, connais-pas !

Tapage nocturne

Nouvelle présence estivale, en ce été 2011, d’une émission d’informations culturelles sur quelques-unes de plus importantes manifestations estivales de Suisse romande. Trente minutes environ pour chacun des arrêts : Bex ( Art, 19 juin), Fribourg ( Belluard, 26), Lausanne ( Festival de la Cité – 3 juillet ), Avenches ( Rogoletto – 10 juillet ), Montreux ( 17 – jazz) , Nyon ( Paléo – 24 ). Restent à venir : Verbier ( musique classique – 31 juillet ), La Chaux-de-Fonds ( Six Pompes – 7 août ) et Locarno ( 14 août ). Bon choix dans la diversité.

Une voiture rouge en guise de studio ambulant !

Choisir une luxueuse voiture rouge ( les amoureux des carrosseries pourraient vous dire la marque, mais pas moi !), l’installer dans différents lieux, en faire le local de conversations ou permettre de recevoir des invités, pourquoi pas! Michel Cerutti assure présentation et entretiens avec Anouk de Couleurs 3. Un duo tv-radio, qui fonctionne parfois sur des gags d’humour un peu forcés, se répartit le travail, chacun menant aussi assez bien ses entretiens. L’animation sert ainsi à introduire certains sujets tournés et montés séparément, des brefs à d’autres un peu plus développés. On entre parfois assez bien dans la démarche quoi conduit à la création d’un spectacle.

L’animatrice, un prénom, Anouk et l’animateur, prénom et nom, Michel Cerutti. Une femme, seulement un prénom ? Curieuse habitude ( photo TSR)

Le multimédia

On retrouve une partie de l’émission de télévision sur le web. Des émissions de radio, liées à chacune des manifestations, apportent un autre éclairage. Il arrive parfois que la musique soir un peu « alourdie » par le côté spectaculaire des images. Je n’ai pas pris la peine de mesurer le temps qu’il faudrait pour tout voir et tout entendre, sur les supports internet, radio et web. Qui a le temps de le faire ?

Les remarques qui suivent valent pour la dernière émission, à Paléo (24.07.2011). On venait de lire de multiples reportages sur la boue à Nyon avec¨élans lyriques” vers une réflexion presque philosophique sur son rôle. Heureusement, les responsables de « Tapage nocturne » ne sont pas tombés dans le piège de la théorie boueuse pour s’en tenir à une volonté de montrer quelques aspects de la manifestation.

Musiques du monde

Une surprise : Jean-Marc Baehler, producteur à couleurs 3, parle avec finesse et gourmandise de la partie « Musiques du monde » expliquant comment en Colombie des jeunes savent faire une synthèse enrichissante entre tradition et modernisme. Mais pourquoi diable, alors, seulement des mots? Pour inciter le téléspectateur à se transformer en auditeur ?

The Do

Mes connaissances dans ce domaine de la musique contemporaine sont faibles. Il faut trouver d’autres commentateurs pour savoir si les choix de « Tapage nocturne » donnent une bonne idée, et laquelle, de « Paléo » 2011. Apprécié le duo franco-finlandais, surtout pour les extraits de leur prestation.

Le duo de The Do, Dan Levy et Olivia Bouysse Merilahti (Image Paléo)

Pigeon Jon

Intéressé par la partie Pigeon Jon, du hip-hop( ?) dont le meneur du groupe parle en anglais, avec traduction. Mais l’exemple musical qui précède l’entretien, en anglais lui aussi, est difficile à comprendre, si tant est que les paroles aient de l’importance, ce qui semble être le cas. On peut se demander pourquoi, d’une manière générale, on prend la peine de traduire des mots parlés et que l’on ne prend pas celle de traduire ceux qui sont chantés, qui font pourtant partie de la démarche créatrice. Une émission comme « tapage nocturne » ne devrait-elle pas prendre cette peine

Pigeon Jon, du hip-hop américain que les spécialistes disent plein de fraîcheur : faisons-leur confiance(Image Paléo)

Hier, Jean-Christophe Averty

Sur le web, la prestation d’un groupe sur la grande scène manque. Une question de droits ? Dommage ; j’aurais bien voulu la revoir. Bon travail en régie, avec recours à des images monocolores bleutées alternant avec des plans aux vives taches de couleurs, dans un rythme proche de la structure musicale. De quoi me rappeler de très, mais alors très lointains souvenirs, quand Jean-Christophe Averty magnifiait le jazz ( c’était sauf erreur à Antibes) dans les années soixante par une construction en parfait accord avec le battement à quatre temps de la musique.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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