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série tv | Le Blog de la RTSR
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Savoir savourer Mad men

Il ne se passe pas de semaine, et depuis assez longtemps déjà, sans qu’un média écrit de langue française ne s’intéresse à la série « Mad men », que l’on passe d’un quotidien « populaire » à une revue de cinéma vouée à la notion d’auteur la plus exigeante. Le snobisme à court terme n’explique rien.

Adultère sur internet et .. « Mad men »

Exemple récent : le grand quotidien romand dit incontournable aborde le problème de l’adultère facilité par des sites, parfois à bon rendement commercial, installés sur la toile. Encore convient-il de donner un exemple frappant d’adultère. Celui du Don Draper de « Mad men » fait l’affaire, avec son mensonge sur les obligations professionnelles tardives.

« Dépanné » par sa collaboratrice.

Dans le plus récent numéro de la série (TSR, dimanche 20 mars 2011), Dan Draper emmène Bobbie, sa maîtresse au bord de la mer, là où s’étendre sur le sable peut être source de volupté. Mais en toute, manque du pot : un bête d’accident de voiture, conducteur alcoolisé. Voici Dan retenu au poste de police, sommé de régler une amende de cent cinquante dollars. Saura-t-il se faire aider pour régler cette somme ? Plan suivant :il est assis dans une voiture conduite par Peggy. C’est à sa fidèle collaboratrice et seulement collaboratrice qu’il aura fait appel. Et celle-ci, accueillera Bobbie chez elle alors que Betty qui n’a pas dormi de la nuit assiste au retour de Dan. Plus tard, Peggy, imidement, fera remarquer à Dan, que pour elle, cent dollars, ce n’est pas rien. Ce qui se passe hors-champ est parfois tout aussi dense que ce que montre l’image ! Il faut une splendide écriture pour cela. Etonnant, d’ailleurs, dans la série, d’entendre parler de dollars en 1960 . la dizaine représente déjà quelque chose. Mais il serait difficile d’introduire, dans un série, la notion de dollar constant. Que valent, aujourd’hui, dix dollars de 1962 ?

Dan Draper (Jon Hamm ) et Hollis ( La Mond Byrd), sa maîtresse (TSR)

On fume dans chaque plan…

On imagine mal un journal sérieux s’en allant récupérer ses exemples dans des « potages » quotidiens comme le « Top Models » (5.800 numéros à ce jour ) américain ou, mieux tout de même, le « Plus belle la vie » français.( bientôt 1.700). Par contre, citer une série qui est à juste titre reconnue pour ses ambitieuses qualités valorise un texte. « Mad men », qui donc raconte le fonctionnement d’une agence de publicité américaine au début des années soixante, quand apparaissaient les trente glorieuses de la croissance, vaut par la richesse de ses personnages, la méticulosité de sa reconstitution ( la mode d’aujourd’hui lui rend hommage). On fume dans chaque plan, on boit dans un plan sur trois. Pas un instant où l’on s’ennuie. Mais en même temps, le temps s’écoule sans donner de sentiment d’accélération : ce rythme parfois contemplatif est aussi une qualité que le cinéma commercial perd à force de multiplier les actions et d’abréger les plans.

Cinq des membbres de l’équipe de l’agence, de gauche à droite et de haut en bas : Pete Campbell ( Vincent Kartheiser) , Roger Sterling (John Slattery), , Peggy Olson (Elisabeth Moss), Joan Hollyday (Christina Hendricks), Betty Draper (January Jones) et Dan Draper (John Hamm, assis) Qui est l’intrus(e) ?

Au loin, « Twin Peaks »

L’évident succès des séries exigeantes, pas seulement américaines si celles-ci sont numériquement dominatrices, est aussi un signe d’un progrès du langage audiovisuel. On peut faire par commodité remonter leurs débuts au « Twin Peaks » de Lynch au début des années 90 et citer au moins « Les sopranos », « Deadwood » , « Roma », « Dr House » ou « Dexter », et bien sûr « Mad men ». Elles apportent au « consommateur » du temps pour suivre le récit et apprécier sa diversité dans l’espace. C’est une manière de résister au « tout sur tout, surtout tout de suite sur tous les supports » qui provoque des noyades dans la superficialité. On retrouve le plaisir de pouvoir savourer tranquillement la richesse d’une imagination créatrice.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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