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Couleurs locales | Le Blog de la RTSR
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Articles avec le tag ‘Couleurs locales’

Telle est la télé l’été

Sur 75 minutes, soixante pour le consommateur!

Pub, météo régionale, pub, au troisième top il sera 19 :00 :00, « Couleurs l’été », pub, promo TV, sponsoring puis re-météo, pub, « Tous EGO en vacances » ( hélas, vraiment d’une robuste platitude), promo radio, pub, sponsoring tv, promo au troisième top il sera exactement 19 :30 :00, et le monde va se déformer génériquement durant trente minutes, promo, pub, re-re-météo, pub et ouf, « Temps présent » ou autre émission de créativité TSR. Il était temps!

Sur septante-cinq minutes, en voici quarante-cinq (le 60 %) en émissions diverses et trente en pub et promos (le 40 %). Le consommateur est bien servi, y compris par le «19 :30» aux sujets multiples certes moins nombreux donc moins courts qu’il y a quelques années. Mais un sujet de moins de deux minutes, ce n’est pas tellement plus qu’une photo légendée de mille signes par une amorce de développement sans signature. C’est pareil ailleurs et pire chez les commerciales généralistes étrangères.

Réjouissante « Couleurs d’été »

Dans cet espace avec cible modeste, on doit se réjouir de la qualité de ces « Couleurs d’été ». En un peu plus d’un quart d’heure, on aborde sous plusieurs angles un sujet qui finit, presque chaque fois, par nous apprendre quelque chose sur une région, une localité, une institution. La couleur estivale dès lors se pare de vertus moins pâles que les locales habituelles.

Au milieu, un arbre comme appui. A gauche, Raphaèle Tschoumy. A droite, Tania Chytil

Charmantes et souriantes

Les deux présentatrices, Raphaèle Tschoumy et Tania Chytil alternativement, sont femmes charmantes, élégantes, au verbe aisé, insistantes si nécessaire ( la chimie à Monthey n’est pas que beauté environnementale ). Ces deux sourires prêt à virer au rire ne sont pas seulement de circonstance. Ils sont indispensables pour assurer l’unité de cette forme d’émission, passant de très brèves informations introductives à plusieurs entretiens prolongés par des documents préparés à l’avance, y compris après recherche dans les archives. En un quart d’heure avec une demi-douzaine d’angles d’approches liés les uns aux autres, on finit par apprendre au moins un petit quelque chose presque chaque fois.

Presque chaque fois un ce petit quelque chose

Le parc naturel est du Chasseral est le plus grand de Suisse. Le zoo du bois du petit Château à la Chaux-de-Fonds est gratuit. Crans-Montana va se développer sans les « pipeules » d’hier. La vie culturelle de Monthey n’est pas étouffée par l’environnement chimique. Il paraît que les genevois savent enfin, depuis l’Expo 02, oû se trouve Yverdon. Après sa retraite de sportif de niveau mondial, Didier Cuche ne reprendra pas son ancien métier ( il faut oser poser aussi de très mauvaises questions). Pourquoi diable associer à une petite ville une minorité de jeunes qui s’ennuient en traînant aux alentours de la gare? Une invitée peut profiter de l’occasion pour protester contre ce genre de reportage, dans la ville même d’où viennent sept ados qui font un tabac dans les quatre films de « Romans d’ados” sans pour autant affirmer que tout est et était pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Le pouvoir des régions vers la direction centrale de Genève

A quoi d’autre peut-on attribuer la réussite de cette version estivale de « Couleurs locales » ? L’accumulation d’informations se situe dans les programmes des chaînes cantonales ou régionales désormais mieux financés. On peut lire au générique que la direction de l’opération est entre les mains de la rédaction centrale de l’information à Genève. Les bureaux cantonaux sont certes mentionnés comme partenaires. Ce sont eux qui fournissent les sujets insérés dans la rencontre en direct. Les présentatrices sont vraiment importantes pour cette réussite. On assiste ainsi à la confirmation d’un déplacement du pouvoir des régions vers la rédaction centrale qui les prend à leur service. Tendance il y a, peut-être, aussi, vers une sorte de centralisme rhodano-lémanique qui tient aux personnes au détriment de Fribourg et de l’arc jurassien dès le Nord vaudois.

C’est la semaine des compliments : une excellente reprise d’une toute autant excellente mini-série, “Dans mon cinéma” - Nathalie Baye et Dominique Warluzel

Tendance à la centralisation

Dans l’organisation structurelle de la SSR-SRG, les régions possédaient hier un certain pouvoir placé dans les mains de conseils d’administration. En profitant d’une révision statutaire, une partie de ce pouvoir a été dirigé vers Berne. Une compensation fut accordée aux régions sous forme du droit de proposer des idées générales sur les programmes, plus enrichir le petit sucre qui permettait de parler longtemps après leur apparition des émissions passées à l’antenne. Voici qui va permettre à ces .c…. des SRT de se mêler de ce qui ne les regarde pas, comme parfois on le signifiait amicalement dans les coulisses de la TSR ( de la radio, peut-être aussi, mais faute de fréquenter ces couloirs, je n’affirme rien !).

Les fusions régionales en Suisse romande et alémanique placent ou replacent deux médias et les nouveaux sous une même direction. C’est aussi une tendance centralisatrice pas forcément néfaste. Les bureaux cantonaux de la TSR perdent leur pouvoir de décision :le choix des sujets ne dépendent plus d’eux. Ils travaillent à la commande. Certes, les télévisions locales sont à l’œuvre avec désormais plus d’efficacité qu’auparavant. Mais sait-on mieux à Genève qu’à Délémont, Fribourg ou Neuchâtel ce qui compte les jurassiens de deux bords, les fribourgeois de deux langues et les neuchâtelois du lac et des montagnes ? Ce n’est d’ailleurs pas incompatible avec ce qui intéresse les romands.

Abstrait, le logo de “Nouvo”, le bébé de Bernard Rappaz

Le beau bébé de Bernard Rappaz

« Nouvo », c’est le beau bébé de Bernard Rappaz. Le père des bureaux cantonaux n’est plus là pour les couver. Dans les TJ, l’apport de « Nouvo » est plus fréquemment cité que celui de ces bureaux. Dans les « TJ, on fait parfois mention de renvois vers des développements sur internet et bientôt vers les portables si mignons. A-t-on souvent permis aux bureaux cantonaux de s’installer sur les différents sites ?

Le centralisme triomphe. Ce n’est pas forcément un mal. C’est même parfois bien. Surtout s’il conduit à confectionner “Couleurs d’été” !

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Souvenez-vous : il y a quelques années encore, le téléspectateur se faisait souhaiter de « bonnes vacances » durant plus de deux mois. Avec insistance, les présentateurs, animateurs et autres gens d’antenne qui prenaient les leurs pensaient que le monde tournait à leur rythme. C’en était presque indécent !

Cela se produit moins souvent : résultats de remarques internes ? Les programmes, s’ils sont allégés, tentent des ouvertures plus ou moins réussies vers quelques formes inhabituelles.Il peut même se produire d’agréables surprises, entre 19h00 et 20h30. Des reprises bien emballées côtoient des innovations timides. La TSR n’a pas les moyens financiers de fabriquer des produits maison durant cinquante-deux semaines.

« A bon entendeur » durant l’été

Dans la caravane qui sert de cuisine estivale à “A bon entendeur”, on se marre !

Dans une caravane, on a installé de quoi permettre à une souriante cheffe, Annick Jeanmairet, de quoi concocter d’exquis petits plats, associée à un maladroit marmiton, Luc Mariot : succulent ! On pose la caravane chaque semaine sur un des marchés de Romandie. Une petite sortie ou deux permettent de saisir des bouts d’architecture locale ou de voir quelques têtes locales, d’en faire parler une ou deux avec l’accent. On envoie aussi un sujet selon les normes traditionnelles. En haute saison télévisuelle, l’émission hebdomadaire dure environ une heure. A marée basse estivale, sa durée s’installe entre quarante et cinquante minutes. La caravane qui se déplace permet peut-être de rester dans les limites du budget annuel. On fait un peu de change pour le public dont il serait intéressant de connaître le degré de fidélité.

Les casques pour cyclistes

Intéressante le sujet développé lors du passage à Neuchâtel (20.07.10) : les casques pour cyclistes, assez bon révélateur du travail en profondeur opéré par les équipes qui gravitent autour de Manuelle Pernoud. Exposé du problème, information sur la nature du test, résultats des tests, observations de spécialistes, bribes de commentaires, tout s’y trouve comme d’habitude. L’émission presque hebdomadaire recueille régulièrement une belle part d’audience. Des romands ont l’occasion de prouver qu’ils sont des consommateurs devenus citoyens à l’esprit critique. Manque tout de même une preuve qui permettrait de savoir sur le long terme si l’impact de « A bon entendeur » existe vraiment.

Quand la présentatrice et productrice, la souriante Manuelle Pernoud en vert écolo, est là, on se marre un peu moins dans la cuisine

Que retient-on des tests ?

Les tests, c’est bien : il y a une liste de ceux qui ratent l’examen, de ceux qui sont brillants, d’autres qui entrent dans la moyenne. Qui a le temps de retenir ces conseils qui permettent à un même vendeur, un chaîne puissante par exemple, de se faire gronder pour l’un et féliciter pour l’autre. Dispose-t-on d’une observation statistique qui mesurerait l’impact sur le long terme de « A bon entendeur ». L’information orale qui affirme qu’une population dans laquelle les deux tiers des enfants portent un casque connaît beaucoup moins d’accidents qu’une autre où le port de casques par les enfants se limite au tiers est importante ; plus que les résultats vite oubliés de tests, que l’on peut il est vrai retrouver sur internet parmi de riches archives.

« Tous égo en vacances », souvenir de « Scénes de ménage »

C’est pas ou plus le grand amour sur les visages. Monsieur et Madame Tous Ego viennent-ils de voir Suisse-Honduras ?

Autre exemple : a disparu de l’antenne « Scènes de ménage », le reflet snob du genre lac de Genève de Martina Chyba, brillante présentatrice. Ses fidèles doivent la regretter. Alors, on leur offre une nostalgique fleur programmatique. Liberté lui a été donnée de construire une mini-série de courts sujets, deux minutes par jour, pour permettre de passer un été « Tous Ego en vacances». Les deux acteurs trouvaient bien leur place dans «Scènes de ménage ». Les textes estivaux doivent se terminer par une chute : le gag est souvent plat. Pour éviter des frais, l’émission est enregistrée en studio, le décor incrusté dans l’image par un artifice technique. Peu d’animation sur la toile de fond. Une idée habilement minimaliste reste coincée derrière la rampe. Dommage.

Etranges Couleurs Locales

Le téléspectateur a la chance de pouvoir choisir son canal parmi des dizaines de chaînes qui lui sont offertes, de naviguer sur internet et de regarder au volant son téléphone portable. Faute de pouvoir tout couvrir, le chroniqueur doit faire des choix, celui de donner bonne place à la TSR, mais aussi de rester attentif à ce qui lui semble intéressant ailleurs.

Renforcer l’information quotidienne

L’information quotidienne reste un des programme télévisé les plus suivis. Les téléjournaux et équivalents subissent des modifications fréquentes alors que les supports de diffusion augmentent. L’information dépend aussi des convictions de ceux qui s’en voient confier la responsabilité. Sur M6, par exemple, le « Six ! » est devenu le 19:45 pendant dix-huit minutes assez séduisantes. A la TSR, sous l’impulsion du nouveau chef de l’information, Bernard Rappaz, entre 19 et 20 heures, des choses changent.

Le duo de présentateurs de la nouvelle *Couleurs locales” qui remplace depuis le 23 août 2009 l’ancien ”Journal de 19 heures” ( pour les noms, voir plus bas).

Une réelle volonté existe de renforcer l’unité des deux plages informatives en semaine, entre 19h00 et 20h00, en les rendant complémentaires. Mais il faut en rester à deux émissions aux titres différents, afin de pouvoir glisser entre elles quelques messages publicitaires rémunérateurs et faire de la bonne autopromotion.

Quel rôle pour les bureaux régionaux ?

Je me suis donc efforcé de suivre le plus souvent possible cette information renouvelée. En principe, la production des différents sujets qui alimentaient l’ancienne émission de 18h55 dépendait des différents bureaux régionaux de Moutier, Neuchâtel, Fribourg, Sion, Lausanne et Genève. On pouvait alors reconnaître l’origine de la majorité des sujets. Dans la nouvelle mouture d’un peu moins de vingt minutes, qui débute à 19h00 tapante sous le titre Couleurs locales, un petit drapeau à la fin des sujets les plus brefs fait allusion à l’origine cantonale. D’autres sujets, l’un d’eux, celui du début occupant parfois cinq bonnes minutes, proviennent de sources cantonales pas immédiatement identifiables.

Carine Jaggi : pour la main gantée d’or sur un tee shirt violet.

Qui est responsable des choix ?

Lorsque furent ouverts les bureaux, l’apport régional était identifiable, en soirées complètes ou plages de quelques minutes. La responsabilité du choix des sujets dépendait des rédactions régionales avec leurs équipes de terrain, information certes donnée à la centrale de Genève. Avec la disparition de la régionalisation minutée au profit d’une plus grande souplesse, il devenait difficile de savoir qui décidait qu’un sujet cantonal était intéressant. Avec la nouvelle formule, il est à peu près certain que le pouvoir appartient à la rédaction centrale de Genève, à la hiérarchie avec cadres renforcés depuis l’arrivée de Bernard Rappaz. Reste à savoir s’il s’agit vraiment d’un progrès. Un long sujet fut consacré récemment au cirque Knie, lors de la première à Genève. Aucune allusion au fait que Knie avait déjà passé dans l’arc jurassien à fin juin. La couleur locale était, en l’occurrence, genevoise.

Le titre même de l’émission évoque le local. Où est le local quand une équipe est expédiée à Gênes pour y suivre l’évolution d’un bel animal des mers, le nouvel Alinghi 5 ?

Un intéressant sujet sur le suicide qui tue plus que la route semble fondé sur des expériences valaisannes. Reste à savoir si l’information sur la proportion entre les suicides et les accidents mortels de la route est celle du Valais, de la Suisse romande ou même de la Suisse entière.

François Egger : dans l’environnement d’un studio, coincé par la technique de noir et violet stylisée.

Coincés dans des cabines de téléphone !

On peut se demander si l’idée de présenter les candidats au Conseil fédéral en les enfermant dans une cabine téléphonique surchauffée était vraiment une bonne idée pour habiller de spectacle les deux ou trois minutes permettant à celle ou ceux-ci de répondre à des questions censées résumer les grandes lignes de ses principales options.

Quelques bombardements en rafale de plans courts, des accélérés soulignent certains passages informatifs. Ces coquetteries formelles n’amènent strictement rien au plan informatif. Peut-être sont-elles destinées à appâter les jeunes spectateurs avec leur esprit clip!

Nouvelles formes pour plusieurs supports

Ces remarques pour le moment reflet d’une attitude réservée ne veulent pas être une condamnation après quelques jours seulement de croisière. Sous l’impulsion de Bernard Rappaz, la TSR veut procéder autrement et si possible mieux pour ravitailler en informations quotidiennes les différents supports, sur le téléviseur de salon, avec le report d’émissions sur le site www.tsr.ch , la déclinaison d’une même information pour internet ou même le téléphone portable. On part à la recherche de formes nouvelles. Les anciennes n’étaient pas toutes mauvaises.

Le logo de “Couleurs locales” : mais il n’y en a que deux ! Quatrième image, résultat du petit tour fait dans la photothèque du “service de presse de la TSR”. J’aurais volontiers illustré ce texte avec une image d’Alinghi 5 à Gênes ou celle d’un invité du cirque Knie. A part le logo bi-colore ci-dessus, il n’y a que les nouveaux présentateurs, du reste charmante et élégant. La personnalisation de l’information est un travers regrettable. On finit par croire que le choix des sujets d’une émission dépend de celui ou celle qui les présente. Ce qui est faux, mais s’inscrit dans la tendance “people” !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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