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Actualité | Le Blog de la RTSR
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Megaphone : un bon concept plutôt bien appliqué

Avertissement : les images qui illustrent ce texte sont tirées du « dico » de service de presse de la TSR. Au prénom, nous ajoutons le nom de famille. ( Les photos TSR sont de Cédric Louis, le réalisateur polyvalent!)

Mieux que « Desesperate Electrices » !

Bon titre, qui caractérise bien la nouvelle émission politique de la RTS pour les élections fédérales de 2011 ! Le mégaphone, qui permet d’amplifier la voix, apparaît dans l’image, posé sur une table ou porté en bandoulière par le journaliste. On aura vu Romaine Jean mégaphone à hauteur de tête en première d’un hebdomadaire spécialisé en tv. Mais ce « mégaphone » doit en bonne partie sa réussite au duo Peter Berni, journaliste et Cédric Louis, réalisateur. Dommage qu’il soit resté symbolique sans emploi réel. Mais selon le concept de l’émission, il permet de donner vraiment une parole enfin entendue à des « anonymes ». A première vue, il semble bien que « Mégaphone » soit supérieur à l’émission qui avait tout de même fait parler d’elle il y a quatre ans, une « adaptation » plutôt maladroite de « Desesperate Housewives » devenue « Desparates Electrices » qui n’étaient parfois pas du tout désespérées.

 

Mégaphone

Christian Ayer, retraité, Fribourg

Des questions plus intéressantes que les réponses

Le duo Berni/Louis responsable en partie de ce bon concept, choisit quelques personnes qui poseront en direct des questions à des politiciens connus. Un portrait de quelques minutes permet de faire connaissance avec chacun d’eux et l’entendre s’exprimer sur le sujet qu’il abordera lors du direct. Faire poser une question par un « anonyme » finit par être plus intéressant que d’entendre la réponse plus ou moins improvisée d’un milicien mais professionnel de la politique.

 

Mégaphone

Jim Zbinden, indépendant, Genève

Politiciens lémano-centristes

Voici qu’un petit groupe de romands, venus de chacun de nos canton totalement ou partiellement francophones, ce qui avantage les régions peu peuplées, vont devenir plus intéressants que les notables de la politique, eux bien connus qu improvisent des réponses, certaines du genre slogan de propagande électorale déjà répétitif. Le groupe issu du peuple respecte la diversité romande. Celui des politiciens obéit à une autre règle. L’équilibre géographique donne alors Valais trois, y compris la présentatrice, Vaud deux et Genève un !

 

Mégaphone

Alessia Lorenzini, étudiante, Renens

Des femme plus solides que les hommes

Point fort pour « mégaphone » : donner le droit de questionner à des inconnus qui viennent d’horizons fort différents. Point faible, en face d’eux un groupe d’habitués géographiquement restreint. Et à l’intérieur des deux groupes se détachent des figures féminines. Plus encore qu’une Isabelle Moret, Géraldine Savary ose évoquer la prise de conscience un peu tardive de son parti sur les problèmes de sécurité. Parmi les anonymes, Alessia Lorenzini, bien préparée, est si tranquillement sûre de ce qu’elle dit qu’en face d’elle,pour une fois, Oskar Freysinger bénéficie de la douceur en général attribuée aux moutons blancs qui est bien éloignée de son habituel comportement spectaculaire et répétitif.

 

Mégaphone

Sauf erreur, Pierre, et sauf erreur Capelli

Un sondage comme habillage

La télévision est ainsi retombée dans ses habitudes dans la phase des débats. Un sondage portant sur un échantillon de mille et huit personnes en Suisse romande peut ainsi fournir des pourcentages qui ont un sens, même si la marge d’erreur n’a pas été citée, une fois de plus. Elle ne dépasse pas les plus ou moins quatre pourcent. Une certaine satisfaction apparaît dans l’ensemble des médias sur la situation actuelle en Suisse, économie saine, monnaie forte, chômage en baisse. Le sondage, mais plus encore les invités par leurs questions, témoignent de certaines attentes insatisfaites et d’inquiétudes.

 

Mégaphone

Pour avoir su transformer Oskar F de l’UDC en un mouton blanc de douceur, encore une fois Alessia Lorenzini !

Reçus dans un hôtel de luxe

Maladresse : les « anonymes » ont été reçus par la télévision dans le cadre luxueux d’un haut lieu bernois, l’Hôtel Bellevue. Une visite certes élégante, mais dans un lieu politiquement snob ! Chassez le naturel, le revoici dans le milieu des intrigues lors des nuits qui précèdent les coups de force pour les élections au conseil fédéral. Dommage que l’ouverture sur quelque chose de nouveau n’ait ainsi faite qu’à moitié. On ira peut-être en un établissement plus « populaire » lors de la seconde émission imposante prévue pour septembre.

Conclusions

Les anonymes plus intéressants que les politiques, leurs questions plus percutantes que les réponses. Des apports féminins qui se font remarquer mieux que les masculins. Une télévision qui ose rencontrer des anonymes et faire oublier cet anonymat par la qualité de certains portraits, qui semblaient devenir plus courts en fin d’émission.

Le 19:30 à la gare de Zürich

L’effet d’une annonce

Sur un quart de page, une annonce : sur un élégant paysage monocolore, en lettres immenses, « ZURICH », en très grandes, « Le journal de 19h39, TSR » (avec du rouge), qui sera en direct de la gare ce lundi 28 mars. De minuscules caractères proposent de retrouver la journée spéciale de la RSR du 25 mars : l’annonceur a le sens de la hiérarchie ! Rien vu ailleurs à ce propos : une exclusivité « Le Temps », l’organe “officieux” de la RTS ?

Zürich, une ville qui pulse

Rien dans mon journal local ce matin-là. Cherchons ailleurs : voici une colonne dans un magazine. Romaine Jean répond à trois questions, ceci par exemple. Ce direct décentralisé se justifie puisque c’est notre mission de parler de ce qui se fait en Suisse car Zürich est un ville qui pulse, alors que vont se dérouler d’importantes élections. La pulsation, ce sont des jeunes branchés mangeant des sushis et votant à droite. Que voici un événement télévisé aussi important que « La Traviata » en direct de la gare de Zürich, une ville dans la ville !

Peut-on lire l’heure sur l’horloge de droite en haut ? Et de quand date dette image destinée à l’illustration du TJ décentralisé de fin mars 2011 ? Romaine Jean devant un train à deux étages, sans la table bi-pentagonique ( Photo TSR )

De bonnes informations en quinze minutes

Alors, regardons : voici de jeunes francophones parfaitement à l’aise dans leur poste de travail, un sujet sur le logement, un autre sur les nuits zurichoises, le témoignage d’un spécialiste de relations publiques, quelques informations sur la criminalité locale. Un ensemble de fait remarquable, qui n’a guère de lien avec les prochaines élections. Mais quinze minutes d’une excellente télévision variée, dans un format plus grand que ceux de « Mise au point »

Un direct qui n’apporte rien

Mais le direct : une table blanche est dressée, dans la gare, composée de deux parties régulièrement pentagonales, derrière elles, Romaine Jean. Devant elle, Corine Mauch, madame la présidente de la ville de Zürich, pour un entretien de deux minutes qui pourrait avoir été enregistré n’importe où. Et le jovial M.Köppel. Une grande horloge confirme le direct ; beaucoup de monde qui passe. Un observateur à gauche de l’image qui semble veiller sur Mme Mauch.

Bref, ces seize minutes dans la gare de Züich finissent par créer un événement qui n’en est surtout pas un. A se demande si cela méritait même lé quart de page de l’annonce du « Temps » ? Une trop grande dépense pour un résultat certes intéressant mais où le direct n’aura en rien enrichi l’information. Mais le choix des sujets, même sans la moindre allusion aux prochaines votations, aura contribué à une meilleure connaissance de Zürich.

Manger des sushis et voter à droite

Profitons de l’occasion pour se poser quelques questions sur un téléjournal en général.

Comment diable s’y prendre pour qu’un module permette de faire comprendre que des jeunes branchés qui mangent des sushis votent à droite ? Difficile. Impossible ? Poser la question, c’est peut-être mettre en évidence certaines limites du journal à immense audience qu’est tout TJ.

Un événement chasse l’autre

Une question du même genre : dans chaque numéro de tout TJ se trouve une information anecdotique. Exemple récent au « 19H30 » de la TSR : l’annonce faite de l’arrestation d’un éducateur pédophile s’en étant pris à des enfants de deux ans, ce qui dégage un sentiment de vif rejet qui n’a aucun lien avec un plan sur la maison, siège de l’institution. Il est intéressant alors de lire des journaux le lendemain. On y a trouve parfois, même pas toujours, quelques lignes seulement sur ce qui est devenu un événement pour la télévision. Les échelles de valeurs sont différentes.

Autre problème, d’autant plus sensible actuellement que des événements politiques importants se succèdent : révolution en Tunisie, idem en Egypte, guerre larvée en Libye, tsunami au Japon, une usine atomique qui échappe à tout contrôle. Un événement chasse l’autre. Oui, mais que se passe-t-il en Tunisie, en Egypte, une fois l’aspect dramatique disparu ?

Une intéressante forme de suivi

A porter à l’actif du « 19 :30 » actuellement une forme bienvenue de suivi : on y trace le portrait d’un jeune plongé dans les événements de son pays, ce qui permet de faire le point sur le contexte dans lequel il se trouve. C’’est une excellente manière de pas oublier son pays qui change.

Un regret : un ligne de texte annonce le revenu en francs suisses de celui dont on montre des bribes. Mais vivre en Tunisie avec deux cent cinquante francs suisses ne veut strictement rien dire. Il faut cesser avec ces comparaisons qui ne font qu’accentuer le sentiment de la misère des autres, donc de notre confortable supériorité. Il faudrait expliquer ce que l’on peut faire avec l’équivalent sur place de ces deux cents cinquante francs suisses. Mais c’est peut-être aussi difficile que de montrer en quelques plans des jeunes branchés mangeurs de sushis qui votent à droite !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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