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Le sport et l’argent

 La RTS, comme beaucoup d’autres chaînes et pas seulement celles de la SSR-SRG, consacre beaucoup de place à de multiples sports, y compris parmi ceux dits « petits » : c’est une constatation. On peut trouver cette présence grandement envahissante : c’est une appréciation. Elle ne cherche pas à mettre en cause la structure actuelle des programmes des chaînes suisses. Des éventuels changements s’effectueront à moyen terme ; s’il y en a, ne serait-ce qu’à travers la multiplication des chaînes spécialisées, accessibles par abonnements ou à l’unité. On imagine mal le service public suisse devenant muet dans ce domaine. Plus discret, demain, peut-être, devant l’inflation financière !

Le sport est donc présent durant de longues heures en direct ( football, hockey-sur-glace, cyclisme, meeting d’athlétisme, etc), y compris aux heures de grande écoute. Le sport est un bon secteur pour enrichir l’audimate qui reste une mesure importante au plan quantitatif, son poids qualitatif assez secondaire, sauf pour qui voient dans la quantité un gage de qualité. La TSR, comme d’autres chaînes, propose parfois des émissions qui amorcent une réflexion sur le sports, y compris du genre débat avec pour et contre !

Le sport, n’importe lequel, mais pas le même pour tous, s’inscrit dans le vaste secteur du divertissement qui ne fatigue pas trop – ou pas du tout – celui qui le fréquente. Il est assurément parfois source de réel plaisir à travers l’émotion que peut provoquer l’exploit d’une équipe ou la réussite d’un athlète dont on se sent proche : ne sommes-nous pas presque tous « proches » de Federer, même lors d’une défaite ?

Devant cette vague puissante du sport, le téléspectateur est parfois démuni . Il vaut la peine de s’interroger sur la manière dont la télévision le propose à ses « clients », l’impose parfois par la répétition de ses rappels. Dans les grandes manifestations, l’image est fournie par les organisateurs moyennant finance souvent élevée à tous ses partenaires. Chaque partenaire peut du reste expédier sur place des équipes qui enregistreront des documents à usage interne. Et chaque diffuseur garde la main sur les choix qu’il opère dans l’offre abondante, en quantité ( toutes les rencontres du mondial de football ) et dans le temps ( suivre le tennis intégralement ou partiellement ).

De plus, chaque chaîne conserve sous sa responsabilité propos un élément important : le commentaire fait à un ou à plusieurs, diffusé depuis le lieu où se déroule la manifestation ou en studio. Sur place, le commentateur peut voir plus de choses que le téléspectateur, donc enrichir le reportage par ses remarques s’il ne se contente pas de dire ce que nous voyons tout comme lui. Il ne lui est pas interdit d’ajouter en passant des remarques qui valent pour le sport en général, ne serait-ce que pour donner des informations basiques : tous les spectateurs qui suivent un sport ne sont pas forcément des spécialises de ce sport : tout le monde comprend-il les variations dans le « slice » ?

A l’évidence, le succès assurément mondial de nombreux sports tient à l’existence même de la télévision qui lui assure une diffusion mondiale intense. Le sport-spectacle avec l’argent qui l’irrigue ne serait pas ce qu’il est devenu si la télévision n’existait pas.

Mais la télévision reste souvent muette ou discrète sur l’aspect économique et financier de cet engouement pour le sport qui repose, dans une partie des spectacles proposés, sur le sentiment d’appartenance à un pays, à une région et pourquoi pas, chez nous, à un canton ou même un lieu.

Reste à se demander comment, dès lors, comment chaque chaîne propose une approche originale de ses choix et à observer dont elle les commente.

Un angle d’approche est alors souvent négligé par la télévision : l’inscription de chaque sport dans son environnement économique et financier. Pendant un match de foot, on vous répète le nom du joueur qui touche ou rate la balle, celui qui va la recevoir, on rappelle de temps en temps, lors des rencontres internationales, à quel club ils appartiennent au quotidien, on donne parfois des indications sur sa carrière. Mais c’est un peu tout, donc c’est un peu court

A l’évidence, pour en savoir davantage sur le l’argent indispensable pour faire de tout sport un spectacle divertissement et un succès sur le petit écran, il faut s’en aller chercher l’information ailleurs, en particulier dans la pres

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Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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