Deux fois de Gaulle dans la guerre d’Algérie : 1958-1962

es documents audiovisuels qui permettent de raconter l’Histoire et de l’illustrer sont de plus en plus nombreux et de plus en plus accessibles. Sur pellicule, ils étaient lourds, difficilement transportables. En vidéo, c’est l’effacement progressif de l’enregistrement magnétique qui est désagréable.

Les progrès du numérique

Immenses progrès avec le numérique : un petit disque et ce sont des heures et des heures accessibles mises dans une poche.Les chaînes spécialisées ou généralistes disposent ainsi de véritables trésors facilement exploitables. Il ne reste dès lors qu’une matière indispensable : l’imagination pour le construction d’un récit par le montage éventuellement assorti d’un commentaire. On peut, grâce au numérique, construire de véritables films de documentations où l’apport essentiel est le temps du choix des éléments et leur construction plus que les documents de base qui occupent peu de place dans le numérique.

« Je vous ai compris : De Gaulle : 1958-1962

Il devient possible ainsi d’inventer de nouvelles formes de construction dans la documentation. Un exemple récent est dans ce domaine particulièrement révélateur. Serge Moati et ses collaborateurs se sont livrés à une passionnante forme de montage. Dans « Je vous ai compris : de Gaulle 1958-1962 », ils ont suivi le plus attentivement possible le cheminement du président de la République, par ailleurs général. D’un côté, il y eut les interventions officielles, publiques, souvent filmées sous tous les angles possibles et imaginables. Ce sont là des documents bruts, qui certes peuvent être plus ou moins manipulés, mais ce n’est pas ce qui nous préoccupe ici. Dans un contexte politique aussi compliqué que celui des années 58-62, on mit du temps à comprend que le « Je vous ai compris » ne signifiait pas forcément l’adhésion de de Gaulle à la thèse de l’Algérie française. A l’heure de la décolonisation, de Gaulle savait qu’il fallait trouver autre chose, la « paix des braves » par exemple.

C ‘est Patrick Chesnais qui représente le de Gaulle de manière plus plausible par les mots que l’apparence physique. Peut-être explique-t-il ce qu’il entendait alors par « je vous ai compris » qui allait s’éloigner de l’ « « Algérie française »! Et c’est Serge Moati le metteur en scène de « Je vous ai compris – de Gaulle 1958-1962 »)et auteur du scénario avec Hugues Nancy et Christophe Barbier, qui tient le clap sur lequel il n’y a pas d’indication. On met donc en scène une mise en scène ( photo France 2)

De Gaulle et Massu : ressembler sans imiter

Mais il y a des déclarations qu’il était impossible de faire en public dans un premier temps. Elles sont restées discrètes sinon secrètes. Peut-.être n’existe-t-il aucun document qui s’apparente à un procès-verbal.Que se sont dit en réalisé hors caméra les généraux Massu et de Gaulle ? On croit savoir une parttie des réponses. Il n’existe pas de document d’époque apporrtant cette réponse. Alors, Moati et les siens vont jouer sur ce que la fiction leur offre : mettre en scène deux acteurs qui se nomment Massu ou de Gaulle sans pousser la ressemblance à l’imitation. A un document d’époque peut donc succéder dans cette forme de télévision une scène de fiction qui reconstitue de manière plausible ce qui s’est peut-être dit en réalité. Deux langages différents pour la même continuité historique sans mentir

Trouvé grâce à Google sur le site d’une union gaulliste de France cette image de de Gaulle lors de l’appel du 18 juin 1940. C’est le de Gaulle de la réalité historique, même si l’image semble bien être d’une grande perfection technique

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