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Mai 68 : c’est quoi ?

 Nième tentative pour mettre de l’ordre dans mes notes (dix mille signes, espaces compris), porteuses de souvenirs plus ou mois confus, après le visionnement d’une demi-douzaine au moins de documents audiovisuels et la lecture de nombreux textes parus dans des quotidiens, hebdos ou revues.

Dans notre mémoire collective romande, Mai 68, c’est francophone, centré sur Paris, avec les émeutes dans la première moitié d’un mois qui allait se terminer par un imposant cortège gaulliste et une victoire électorale de retour à l’ «ordre » de la droite après la parenthèse gauchisante des révoltes de la jeunesse. Et il y eut aussi les accords dits de « Grenelle », réel pas en avant social ! Mai 68, en Suisse, fut d’un assez grand calme tout de même rompu peu après, en particulier à Zürich !

Les « fauteurs » de troubles furent des jeunes, surtout des étudiants, puis vint le retour à l’ordre plutôt conduit par des parents des étudiants. Aujourd’hui encore reviennent dans certaines interventions des allusions parfois un peu méprisantes concernant des « soixante-huitards ». Il faut dépasser soixante-cinq « printemps » pour avoir des souvenirs personnels. En 1968, marié, trois enfants, j’étais déjà trop « vieux » pour être un actif « soixante-huitard » ! Nous étions au troisième rang dans une salle, à Cannes, le 16 mai 1968, quand le rideau s’est fermé afin d’empêcher la poursuite de la projection d’un film de Carlos Saura. Il est bon que le lecteur sache comment se situe le signataire d’un texte face au sujet qu’il aborde.

Sur le petit écran, ces derniers jours, ce furent d’abord des documents sur ce qui s’est passé en mai, surtout en France et à Paris. D’autres suivirent pour s’interroger sur les signes annonciateurs, dans les années cinquante/soixante. de ce « joli-mois-de-mai ». Pour le moment, les documents manquent encore qui permettraient de faire une analyse de ce qui s’en est suivi dans « l’après soixante-huit ».

Photo montage : Henri Langlois et ses bobines. Son expulsion de « sa » cinémathèque par André Malraux, ministre de la culture, fut un événement annonciateur de Mai 68, où les milieux du cinéma furent très actifs

Nous y irons par petites touches qui ne sont pas nécessairement liées les unes aux autres, un peu au hasard, en vagabond entre les visionnements, lectures, souvenirs….. On se souviendra d’une revendication, celle de garçons voulant entrer dans les chambres de filles, peut-être pour y rencontrer des femmes « libérées » ou sommées de l’être ! On évoquera l’affaire « Langlois » mis à la porte de « sa » cinémathèque par Malraux qui aura jeté les milieux de cinéma dans la rue pour protester avant de contester, dès janvier 68. On y parlera d’un des « coupables » de ce mai 68, Daniel Cohn-Bendit. Je me souviendrai des rushes qu’Henry Brandt avait ramené des USA juste avant 68. On rencontrera 68, avant, pendant et après dans certains films suisses, ceux de Francis Reusser par exemple. Dans une édition du journal « Le Monde » du 15 mars 1968, Pierre Viansson-Ponté décrivait, dans les premiers soubresauts de mai 68, ce qui se passait «  Quand le France s’ennuie ». La France, mais pas elle seulement, allait cesser de s’ennuyer….

((https://blogs.mediapart.fr/gwenael-glatre/blog/261211/quand-la-france-sennuie-pierre-viansson-ponte-le-monde-15-mars-1968 ))

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