Convergence contre culture

De convergence, il en fut souvent question l’an dernier. Tant à Zürich qu’au bord du Léman, tant la radio que la télévision et leurs différentes chaînes désormais vivent sous une même structure. Une convergence réussie permet de diminuer des déficits et d’éviter des dépenses, donnant ainsi de meilleurs moyens à la production. Dans une entreprise audiovisuelle comme la SSR-SRG qui n’a pas à faire de bénéfices, la convergence doit être porteuse d’un plus.

Dans une grande entreprise comme la radiotélévision de service public, les cadres supérieurs de formation technocratique savourent la convergence, les créatifs de la base certainement beaucoup et les nombreux petits et moyens chefs qui lient les uns aux autres choisissent de suivre les chefs en adoptant un prudent silence. Normal ! Si le grand meneur est, clairvoyant, intelligent, persuasif, Gilles Marchand l’est, cela peut aller à assez grande vitesse même sans réunir tout le personnel des deux entreprises entre Morges et Genève.

Les sportifs de radio et de tv parfois se heurtent. Ils font ces métiers à composantes principales différentes. Les gens qui s’occupent de culture, plusieurs dizaines en radio, beaucoup, moins paraît-il en télévision chose étonnante, viennent de vivre une curieuse expérience, Déjà que « Tard pour bar », spectacle parlé d’expression culturelle créative comme l’était il y a trois ans l’émission produite par Myriam Mermoud, n’emportait

pas de très large adhésion avec carpe couleur 3 et son lapin motard tv. La lassitude ressentie par son animateur Michel Zendali qui aurait souhaité procéder à des aménagements a permis de lui proposer pour bientôt un spectacle parlé itinérant en Romandie, ce que « Tard pour bar » aurait dû être

Michel Zendali anime Tard pour Bar pour encore quelques numéros (Photo : C. Landry)

Ce pourrait bien devenir une émission de plus d’information, sur les activés culturelles qui ne sont pas forcément créatives, mais silence motus, interdiction d’en parler. Michel Zendali avec ses 57 ans s’accorde la liberté de râler et de s’étonner que la convergence se fasse dans un domaine où une place timide reste pour les fortes personnalités comme la sienne mais s’en aille chercher ses principaux animateurs dans une société fondée non sans risque à l’extérieur de l’entreprise convergée, permettant un retour en force d’anciens collaborateurs.

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