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Autour des JO

RTS 2, chaque jour, pratiquement 22 heures sur 24 d’antenne, y compris avec nombreuses reprises, différentes parfois par seulement quelques mots de commentaires, c’est beaucoup, peut-être finalement à trop s’appuyer sur le côté « rassembleur » du sport-ciment helvétique. Qu’ils doivent être tristes, les Belges francophones, qui n’y ont pas droit – trop coûteux, ces JO, pour eux, qui ont un peu le même budget que la RTS, utilisé assurément de manière différente. A propos, c’est combien pour « notre » télévision? Et quel est l’apport financier du mandat de réalisation confié à la SSR-SRG pour les épreuves alpines de Corée.

De l’Or pour Cologna

Dans mon dos, les commentateurs de RTS2 réjouis décrivent les derniers kilomètres de Cologna qui va enfin offrir à la Suisse sa première médaille en or. Qui est gagnant ? Assurément, Dario C. est un athlète suisse. Serait-ce « La » Suisse ? C’est un peu beaucoup dire!

Mais quel est-il, ce sentiment, en cet instant ? Ce n’est pas du chauvinisme, heureusement. Difficile d’employer le mot « patriotisme ». A coup sûr, un réel plaisir, pourquoi avec un brin d’émotion. Tiens, en passant, ailleurs, Federer retrouve la première place mondiale! Et puis, tant pis pour la correction infligée par les Canadiens à « nos » hockeyeurs.

Seulement l’Or ?

 Curieux tout de même que l’on attribue une telle importance à l’ « Or », y compris dans les classements. Les athlètes d’un pays qui obtiendrait dix médailles en argent seraient placés loin derrière ceux du pays ayant glané seulement une d’or, en luge par exemple, au centième de seconde. Mais dans les classements officiels, on tient compte seulement des trois premiers, l’Or bien sûr, l’Argent et le Bronze, leur nombre sans pondération. On donne trop importance à l’or!

Pourquoi pas des classements un peu plus subtils, par exemple dix points pour l’or, huit pour l’argent, sept pour le bronze, puis cinq, quatre, trois, deux, un pour les cinq suivants, tous diplômés. Etre le huitième meilleur du monde, dans n’importe quelle épreuve, c’est tout de même « formidable » comme le dirait avec sa diction chaleureuse qui vous savez assurément. Il ne faut pas oublier les exploits de même ceux classés sans « diplôme ».

Trois « grands » du ski alpin

Souvenirs des années septante du siécle précédent

 Donc, beaucoup de direct et rapidement des reprises de ce direct devenu différé. A donner évidemment le sentiment de déjà-vu. On peut passer ailleurs. Ou rester, confortablement installé, à faire coexister lecture, oreille plus ou moins attentive aux mots des commentateurs plus généreux que discrets, souvent proches de ce que l’on voit, surtout s’ils énoncent leur commentaire devant de petits écrans en studio à Genève.

Mais on peut aussi se poser quelques questions sur le travail des équipes tv. Pour filmer ces luges qui descendent à toute vitesse dans des couloirs glacés, il faut bien une douzaine de caméras. Mais on a vite compris qu’une descente ressemble à une autre descente, que les centièmes de secondes, cela ne se perçoit pas dans l’image. S’insinue alors dans certains directs tout de même un certain ennui. Avec des caméras plus rares d’une grande souplesse, la patinage artistique apporte à ces compétitions la notion précieuse d’élégance et de beauté, celle de la danse.

Soirée thématique

Excellente initiative des « Docs » au soir du 9 février 2018 que de proposer deux documents sur RTS2 associés au ski. Il y eut d’abord « La descente au sommet » de Pierre Morath (21h00) consacré à la rivalité de deux champions aux tempéraments opposés. Bernhard Russi (né en 1948)  et Roland Colombin (1951), suivi d’un « Killy, un temps d’avance » de Jean-Marc Eysserie, Un document de France Télévision co-produit par la RTS. Notons en passant que Jean-Claude Killy, né en 1937, aurait peut-être pu courir pour la Suisse.

Jean-Claude Killy, un temps d’avance (Photo France Télévisions)

Excellents portraits centrés sur la carrière de sportifs dans la gloire souvent méritée de leurs exploits. Le choix est ainsi clairement fait de ne pas en dire beaucoup de leur vie familiale, de leur situation économique quand cesse la carrière sportive. On y fait certes quelques allusions à ce qu’aujourd’hui ils sont devenus.

La multiplication des directs commentés largement viendra ensuite en quelque sorte donner à des documents longuement travaillés une valeur informative précieuse que le direct peine à apporter.

( Lundi 19, à 07h00 : à suivre. )

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Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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