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Non à « No Billag »

( Temps de lecture : entre trois et quatre minutes..)

Bien sûr, sans la moindre hésitation, ce sera NON à « No billag ».

Pour le moment, bien malin faut-il être pour comprendre ce que veulent ceux qui ont lancé une initiative, qui semble mieux soutenue en Suisse alémanique qu’en Romandie ou au Tessin. Quel serait le paysage audio-visuel suisse sans la redevance qui permet aussi à la Suisse italienne et à la Suisse romande d’avoir une radio-télévision qui tient la route face à la concurrence internationale ? Qui sont-ils, ces partisans du OUI, pour le moment assez discrets sur leur motivation? En Suisse alémanique, des proches de l’UDC, un peu partout, des jeunes, du centre ou de droite, habitués à trouver sur internet la gratuité d’approches de culture, de divertissement et surtout d’information. Le OUI gagnant, c’est la fin du service public, l’audiovisuel généraliste qui subsisterait dans les mains de puissances économiques donc financières ou même familiale !

Laurent Wehrli, Syndic de Montreux, président du comité « Non à No-Billag ».
Lire son entretien sur :                          https://rtsr.ch/a_la_une/interview-de-laurent-wehrli-president-du-comite-contre-no-billag/

En télévision, peut-on imaginer un paysage audiovisuel français avec seulement TF 1 ou M6, sans France 2, 3, 4, ou 5, ou même et surtout ARTE ? Sans cette redevance, favorable en Suisse aux minorités linguistiques, romanche y compris, la télévision serait réduite ou presque à un « journal » quotidien tournant en boucle. Plus de magazines de d’investigation, plus d’enquêtes solides, presque plus de sports, la culture totalement négligée.

Une troisième voie

 La campagne pour le NON a déjà pris un certain élan, qui laisse tout de même croire que tout est actuellement pour le mieux dans le meilleur du petit monde télévisé romand de service public. Il y a place pour le « Non-mais… »

 « Le Temps », dans son édition du 12 décembre 2017, sous le titre « Des sages de la SSR pour une troisième voie » publie des textes de Guillaume Chenevière, Raymond Vouillamoz, Oswald Sigg et Philippe Mottaz. La moyenne d’âge de ce quatuor de « dinosaures », terme utilisé par l’un d’eux, dépasse légèrement les septante ans. Elle est supérieure à la moyenne des auditeurs-téléspectateurs eux-mêmes plus âgés que la moyenne de l’ensemble de la population. Ils défendent les quatre la SSR-SRG au plan national, la RSR et la TSR, tout en prenant la liberté de penser que cette radio-télévision avec redevance, dès 2019, à un franc par jour aurait besoin d’oser quelque amélioration. Trouvé sur le site

www.ideesuissecontrenobillag.ch

 les textes complets, avec survol de celui de M.Sigg écrit en allemand et lecture des trois autres (pendant au moins une heure !). Retenons d’abord deux remarques générales :

Le public peut intervenir via les sociétés de radio-télévision cantonale. Cette responsabilité est un privilège(…) C’est le bon moment pour s’ouvrir à la discussion publique permanente (… ) La liberté, ce n’est pas payer ce que l’on consomme, c’est maitriser son destin. (Guillaume Chenevière).

 Nous voulons montrer qu’il existe une troisième voie entre la disparition de la SSR que visent les initiants et le fait que cette institution reste figée ( Philippe Mottaz)

 Collaboration entre régions

 Le consommateur du petit écran, dans chaque région du pays, est naturellement aussi attiré par les télévisions étrangères de même langue. Apparaît alors un souhait pour que chaque chaîne régionale du pays s’efforce de mieux présenter les programmes des autres. Sous quelle forme ? Voici deux remarques de Raymond Vouillamoz :

Il faut exploiter (les pages horaires de l’après-midi) en diffusant le meilleur des programmes de chaque région dans les autres régions linguistiques, en les sous-titrant.

 Autre idée : créer une équipe transrégionale chargée de produire des fictions destinées aux marchés français, allemand et italien.

 Dans la presse régionale neuchâteloise, Claude Frey, qui votera NON lui aussi, formule un souhait qui va dans le même sens :

Je trouve que la ssr ne remplit pas sa mission d’établir des ponts entre les différentes régions linguistiques du pays. On présente rarement sur a RTS ce qui se passe en Suisse alémanique, au Tessin ou au Grisons.

 Evidemment, un reportage sur une vallée isolée du Tessin, sur le maintien de l’apprentissage du français dans le canton d’Uri risque bien de ne pas attirer autant de monde qu’un épisode de « Top models » ( no 7.718, au 17novembre 2017, selon Wikipédia), si tant est que le premier doive remplacer une série unitaire ! Cette remarque signifie tout de même que « plus de Suisse non-francophone» sur la RTS pourrait bien coûter quelques dixièmes de la part de marché annuelle…..

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Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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