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Quartier des banques (III)

Très curieux et même impatient de découvrir les deux derniers épisodes de cette série, même si la programmation en duos me semble aller à contre-sens de l’esprit de la série faite pour être découverte épisode par épisode ( RTS 1 – jeudi 30 novembre 2017 dès 21h15 – Mais, en face, sur France 3, il y a la fin d’une admirable série, « Un village française » – du « play-tv » personnel dans l’air !!!)

Importante co-production romando-belge

Le RTS ne propose guère plus d’une série récurrente par année. Elle y consacre un budget important, trois millions environ, donc cinq cent mille francs par épisode, dix mille francs au moins la minute. Le prix à la minute consenti par des chaînes comme la RTS ou plus importante qu’elle est souvent plus élevé. A noter aussi que « Quartier des banques » a bénéficié d’une co-production avec la Belgique qui a permis de disposer d’un  budget de près des cinq millions. Il vaut la peine de s’arrêter sur cette série, poussé aussi par l’intérêt personnel porté à ce secteur de la création audiovisuelle.

Tournage au Grand Hotel Kempinski
Lauriane Gilliéron et Brigitte Fossey

Le service de presse de la RTS a donc réussi à provoquer un certain nombre d’articles de promotion, d’information complétés parfois par une appréciation qualitative appelée « critique ». La mise à disposition sur internet de certains épisodes avant diffusion permet cette réflexion, même si elle se fait rare. Les mesures de l’audimat servent aussi et trop souvent de jugement de valeur. Il faudrait que toute émission s’inscrive dans la moyenne, ce qui impliquerait que celle-ci augmente d’année en année…

Le choix des acteurs

 L’idée de la série est née à la RTS, l’écriture a été conduite sous direction romande. Le tournage a eu lieu à Genève et dans ses environs, avec une incursion au moins à Chypre (sauf erreur). La majorité du financement provient de Suisse. Le réalisateur est suisse. La RTS est à féliciter de s’être associée non plus à une grande chaîne française dominante, mais à une chaine belge un peu semblable à elle, la RTBF.

Dans l’ensemble, les acteurs font bien leur travail, appuyés par des dialogues simples et efficaces. Les personnages principaux, la famille Grangier et son conseiller juridique, Me Bartholdy, sont bien servis par leurs interprètes.

Bartholdy (Féodor Atkine) lors du gala de charité

Laura Sepul, dans le rôle d’Elisabeth, qui mène l’enquête et donc s’inscrit comme le vrai moteur de la série, est belge. La reine-mère, Blanche Grangier, est jouée par Brigitte Fossey, actrice française. Arnaud Binard, dans le rôle de l’étrange Alexandre Grangier, amant de la femme de son frère, est français. Féodor Atkine, le dominant et astucieux Me Bartholdy, est un français de lointaine origine russe et polonaise.

Certes, Paul Grangier, personnage dans le coma depuis son discours inaugural du premier épisode, permet de montrer un acteur suisse profondément endormi, Vincent Kucholl, à la verve qui fait le succès de « 26 minutes » ! Son épouse Virginia, jouée par Lauriane Gilliéron, est pour le moment plus connue comme ex-Miss Suisse » assurément séduisante que comme actrice.

Dans une série majoritairement suisse, la distribution, d’un fort bon niveau professionnel, n’est, pour les personnages principaux, guère romande mais même pas tellement belge, puisque tournée vers la France. Il y a là tout de même quelque chose d’un peu gênant !

En regardant une série, le téléspectateur ne voit pas le financement, ni l’écriture, encore moins le travail en coulisses des techniciens de l’image, du son, du montage, l’organisation de la production, etc. Peu lui importe que la production soit majoritairement suisse. Il voit surtout les lieux du tournage et les acteurs

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Mettre une note !

Etablir un échelle de valeur permet de « résumer » d’un « chiffre » une réaction personnelle face à tout « objet » audiovisuel quelle que soit sa nature.
0 : nul   / 1 à 3 : bas de gamme / 4 à 6 : milieu de gamme / 7 à 9 : haut de gamme / 10  : chef-d’œuvre
Vu d’abord sur ordinateur, les épisodes 1 et 2 : 7 pour le premier, 6 pour le second. Revus en survol les nos 1 et 2 ensuite le 3, sur ordinateur sur petit écran : 7 et 6 confirmés, 5 pour le troisième : tendance à la baisse ? Vu l’épisode 4, sur « play tv » : ce sera 6.
Moyenne : 6, donc clairement à ce stade dans le haut du milieu de gamme, là où se trouve aussi « Station horizon ». « Parmi les séries RTS de ces dernières années, « Dix » est la (ma) meilleure, avec un 7 : dans le bas du haut de gamme !

Une réponse à to “Quartier des banques (III)”

  • Merci pour cet article! J’aurais moi aussi mis un 6 à cette série, elle a permis de bien passer le temps lors de longue soirées à l’hôtel pendant une conférence, mais ce n’est pas la meilleure qui soit 🙂

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