Get Adobe Flash player

Un peu plus de séries suisses?

Bilan romand : trois tous les deux ans !

(Temps de lecture : environ trois minutes / Quatre images du tournage de « Quartier des banques », série RTS -Point Prod à l’antenne en novembre 2017)

Pour mémoire, citons les séries récurrentes de fiction de la RTS depuis 2010 ( année de projection) :

2010 : « 10 », « En direct de notre passé »

2011 :   « T’es pas la seule »

2012 : « Crom », « L’heure du secret I »

2013 :« Port d’attache »,

2014 : «  L’heure du secret II »,   « A livre ouvert »

2015 : « Station horizon »

2016 : « Anomalia »

2017 : « Quartier des banques »

En huit ans, onze séries ont été produites par la RTS, ce qui donne un rythme de trois séries tous les deux ans, mais une seule par année depuis 2015. Le budget d’une série d’origine entièrement romande peut dépasser les trois millions.

A noter que le Tour de Romandie des lieux d’action est à peu près complet : Vaud la Côte ( T’es pas la seule), Yverdon (Crom), Jura surtout neuchâtelois, deux fois (L’heure du secret), Lac de Genève (Port d’attache), Lausanne ( A livre ouvert), Valais (Station horizon), Fribourg ( Anomalia), Genève (Quartier des banques).

Faire des économies

 Serpent de mer au rendez-vous, décidément presque annuel, les économies : (« Le temps » – 23 août 2018 – dans un texte de Nicolas Dufour, intitulé « La RTS veut se rapprocher de son public » :

« Chargée de faire des économies, la RTS a notamment réduit son rythme de production de fictions. Cette année, une seule série sera lancée, mais sur laquelle la chaîne, avec des partenaires belges, mise beaucoup « Quartier des banques », drame familial en milieu financier ». (sortie probable le 9 novembre  2017)

 Booster la fiction

 En novembre dernier, au cours d’en entretien paru dans la « Tribune de Genéve » ( 26/27 novembre 2016), le futur patron de la SSR-SRG, Gilles Marchand disait :

J’aimerais booster notre offre de fiction, faire plus de films, plus de séries. C’est la capacité d’un pays à se raconter. Les Scandinaves ont réussi à développer une culture de la série. Mais cela demande des moyens, des partenaires. Je suis prêt à collaborer avec les cablo-opérateurs et les entreprises de télécoms pour y arriver(..) L’objectif serait d’avoir un peu moins de séries étrangères et un peu plus de fictions suisses.

 Entre le moment où la décision est prise de mettre en production une série, parfois après une longue période préparatoire, et l’apparition du résultat à l’écran, trois années au moins peuvent passer. Il n’y a pas de contradiction entre une seule série nouvelle sur l’écran de la RTS en 2017, toutes décisions à son propos prises par son directeur, et une déclaration d’intention pour le futur, qui ne peut pas être concrétisée avant 2018 ou même 2019. Il n’en est pas moins important de rappeler les intentions du patron de la SSR-SRG à moyen terme.

Viser l’international

 La production de séries, depuis assez longtemps déjà, prend une place de plus en plus grande dans le monde télévisuel de l’imaginaire. Mais une série peut aussi connaître une carrière économique intéressante, par des ventes ou des échanges avec d’autres chaînes.

 

Les USA, dans la fiction spécifiquement télévisuelle donc la série, dominent le monde, comme le fait le cinéma hollywoodien. Mais le petit écran et ses dérivés, avides d’heures de fiction, font bon accueil à d’autres fournisseurs. On connaît assurément mieux les séries venues d’Islande, d’Israël, de Belgique, tant francophone que flamande, d’Israël, de Norvège, de Suède et surtout du Danemark que le cinéma issu de ces pays.

Une série exportable finit par contribuer au financement d’une autre série. Les pays que nous venons de citer sont tous exportateurs. Les séries suisses, avec ses trois chaînes nationales basées sur trois langues, peinent à trouver des diffusions à l’étranger.

On peut donc, en prenant acte du « désir » de fiction exprimé par celui qui est désormais le patron de la SSR-SRG, souhaiter qu’une série suisse (romande) puisse conquérir non seulement le public régional en premier rideau le samedi soir, mais aussi des chaînes de diffusion dans beaucoup d’autres pays. Ce serait un moyen de « booster » la fiction produite par notre télévision.

Laisser un commentaire

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Tags
Catégories
Archives