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D’un sport à l’autre le même jour

( A suivre :il sera aussi question d’un remarquable document présenté par ARTE, « Plus vite, plus haut, plus dopés » – le mardi 04.07.17 et peut-être encore de « Monsieur Poutine »)

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 Forte offre sportive, le jeudi 6 juillet 2017, Et ce n’est même pas exceptionnel : il suffit d’utiliser la « zapette » ! Q’on en juge : dans la journée, Wimbledon et son herbe en train de disparaître (TSR 2 ) et le Tour de France ( RTS1) se partagent l’écran. On peut aussi en trouver sur des chaînes françaises par exemple. Et l’on se fait renvoyer sur internet pour en finir avec Federer quand apparaît « Athlétissima ».

Alors, trop de sports ? Ce n’est pas la question. Il y a assez de chaînes disponibles pour qui veut regarder autre chose. Mais il y a tout de même un problème exprimé dans un texte paru dans « Le Temps » ( 07..07.17 – page 13 ) : L’occasion pour la SSR de rappeler que son offre sportive reste, malgré tout, unique au monde. Les allusions répétées à  la SSR-SRG, championne du monde du « sport rassembleur », sont-elles indispensables ? A noter que certains de nos voisins français jouent aussi sur la vertu de « rassemblement » du sport. Plus il y a de monde, mieux cela apporte de regards sur les plages publicitaires. Il est probable qu’une minute du pub donne lieu à une facture plus élevée quand l’audience est forte que lorsqu’elle se glisse au milieu d’un film de long-métrage projeté à minuit quand les téléspectateurs se font rares. On ose avoir des doutes face à linsistance sur le « sport rassembleur » qui serait le ciment qui lie les Suisses entre eux dans leur amour de la patrie : c’est trop pour une agréable et plaisante offre de divertissement.

Le « Tour de France »

Le trio peloton, paysage, télévision ( Photo France 2)

 Il est clair aussi que l’on peut suivre une manifestation sportive sans lui consacrer son attention à cent pour cent, prêt à saisir l’image du parasol qui s’introduit au milieu du peloton. Le Tour de France ? La course elle-même perdrait beaucoup si les écarts de temps entre détachés, retardataires et peloton n’existaient pas. Les montées de col permettent de mieux observer l’effort que le passage du peloton compact. Par contre, la télévision, d’année en année, en profite pour mieux proposer un voyage touristique intéressant, avec des informations certes parfois brèves sur les paysages, les monuments, le pays aujourd’hui, l’Histoire même avec un « H ».

Chaque jour, deux heures de plus d’antenne…

Fabio Aru, premier vainqueur en montagne
( Photo Francce 2)

Importante nouveauté en 2017 : France 3 et France 2, l’une après l’autre, suivent désormais intégralement toutes les étapes , ce qui signifie au moins deux heures de présence à l’antenne en plus chaque jour. Pas forcément facile de meubler un si long voyage. Si la fin de course atteint le  30 % de part de marché, les débuts nouveaux seraient plus hésitants, dix ou à peine plus. Les premières heures sont souvent un peu mornes. Mais pratiquement chaque jour se produit une longue échappée qui prit plusieurs fois fin juste avant le sprint final! En principe, chaque cycliste porte promotion pour plusieurs marques. Les annonceurs sont peut-être les seuls qui bénéficient de cette longue exposition nouvelle presque privée pendant plus de deux heures. Une bonne affaire peut-être, surtout si les échappés représentent des équipes différentes chaque jour.

Le tennis

 Le grand attrait du tennis tient dans le jeu lui-même, très spectaculaire, qui permet de suivre la virtuosité avec laquelle les plus beaux coups sortent d’une raquette parfois « tranchante ». Chaque point joué prend un poids différent selon le joueur. Ce peut être le gain d’un set ou une relance, une fin de partie ou une prolongation. Bref, en plus d’un jeu souvent élégant, avec ses astuces, le « suspens » donne à certaines rencontres les qualités d’une histoire bien racontée.

Juste en passant : avec chaque service, tout joueur touche au moins deux balles avant de choisir celle qu’il va frapper. A-t-on souvent entendu le commentateur expliquer le sens de ce choix ?

Athlétisme

Joyeux relais féminin du 4×100 (Photo RTS/Sports)

 Les informations numériques – temps d’une course, longueur d’un jet, hauteur d’un saut – sont évidemment indispensables à toute épreuve. Comment saurait-on que le meilleur sur cent mètres est descendu au-dessous des dix secondes quand il ne s’agit que de quelques centièmes. Devinerait-on à quelle hauteur la barre est placée ? L’intérêt d’un « meeting » d’athlétisme réside dans la diversité des compétitions. On passe de l’une à l’autre, avec son attrait spectaculaire différent, assez souvent, pour éviter de s’ennuyer. Les techniciens sont de plus en plus habiles à proposer des ralentis, des reprises. Les journalistes peuvent interroger les athlètes qui viennent de terminer une épreuve, contents ou non de leurs performances.

Léa Sprunger, si près du record suisse, et si bien classée (Phoo RTS/Sports)

Voir Kariem Hussein gagner son 400 mètres haies, le relais féminin du 4×100 battre le record suisse, Léa Sprunger améliorer son record personnel et échouer à quatre petits centièmes du record national ne laisse pas indifférent, assurément. Mais je ne me sens pas pour autant plus proche d’un zougois ou d’une locarnaise…

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Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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