Retour, après détours, vers les séries

 Je sens comme une sorte de frustration de passer presque trois semaines sans faire mention aux séries, à cause de trois brouillons restés dans le pipeline ! Il est pourtant facile de trouver parmi mes lectures quotidiennes un sujet qui permet d’amorcer ce retour. Voici le plus récent, en ouverture du TELEOBS,

MATTHEW WEINER

M A D   M E N

LA MASTER CLASS

 Oui, mais « Mad men » et ses sept saisons, c’est désormais un « classique », et des plus grands. Quatre pages denses à lire: cela reste à faire…

Autre page d’ouverture: POSITIF, la plus exigeante des revues consacrée au 7ème art, avec LES CAHIERS DU CINEMA, qui tardent du reste à prendre en compte les séries récurrentes, à quelques exceptions près («P’tit Quinquin») salue le cinéma fait en Suisse romande, avec sa couverture consacré à «L’opéra de Paris» de Jean-Stéphane Bron. Neuf pages à lire: cela reste à faire. Il faudra plus que la une d’une revue de cinéma pour faire un succès public même inscrit dans le lointain sillage de «MA VIE DE COURGETTE». Mais on peut tout de même saluer une première fois ce film qui a été co-produit par la RTS.

 

Une première image de « L’opéra de Paris » de J.S.Bron (photo Frenetic)

«Critouite»

 Je ne savais pas ce qu’était une «Critouite». Si j’avais vingt ans, je le saurais peut-être! Alors, c’est quoi? C’est une critique d’un film dans le format du «tweet», autrement dit en cent quarante signes, espaces compris. Pas forcément le meilleur moyen de faire comprendre pourquoi on le défend. POSITIF a bien raison de consacrer plus que 140 signes à un magnifique film, «United States of Love» du polonais Tomasz Wasilewski. Mais allons-y d’abord d’une «critouite» :

Pologne dans les années 90, portraits de quatre femmes amoureuses contrariées. Très grand film. Le premier film polonais pornographique ?

 Mon «Word count…» annonce 138 signes: Positif y consacre huit pages! Plusieurs autres sujets intéressants, «L’autre côté de l’espoir» d’Aki Kaurismäki (sept pages) ou «Félicité» d’Alain Gomis (deux pages), accessibles actuellement ou prochainement sur les écrans romands. Et impossible de résister au désir de prolonger la parenthèse.

 Michael Moore (entre autres «Roger et moi» – 1989 / «Bowling for Columbine» – 2002 / «Farenheit 9/11» – 2004) disserte sur l’accession de Donald Trump à la présidence des USA. Il insiste entre autres sur l’importance des votes dans certains états : une analyse d’un solide lucidité en quinze mille signes environ. Oui, mais ce texte est d’abord apparu dans un blog publié ensuite dans The Huffington Post » ….. du 26 juillet 2016 !!!!

 «Showrunner»

 Déjà 2.800 signes à peu près, temps de lecture aux environs de deux minutes.

Et si on en revenait aux séries? Avec ceci au moins. A qui donc attribuer la paternité (ou la maternité) d’une séri ? Dans le domaine du cinéma, tel qu’il est couvert par POSITIF, LES CAHIERS DU CINEMA et quelques autres, l’auteur toujours cité est le réalisateur, présenté par «Un film de….». Dans les séries, surtout récurrentes, mais aussi unitaires, l’important pour tenir la durée réside dans l’écriture. Il y a donc souvent, autour d’un responsable appelé le «Showrunner», toute une équipe qui se répartit les travail, épisode par épisode ou même personnage par personnage. Lequel «directeur du spectacle» prend parfois la responsabilité de quelques épisodes et supervise le montage. A moins qu’il ne soit remplacé par le représentant de la chaîne productrice…. Le cinéphile accro au «cinéma d’auteur» se retrouve comme chatte sans ses petits quand il cherche le responsable de la création d’une série.

 Alfred Hitchcock présente…

Pourquoi cette envie de remonter loin dans le passé? Un peu pour se payer le luxe du «il n’y a rien de nouveau sous le soleil». Dès 1955, CBS aux USA présente une série qui finira par compter 268 épisodes, chacun de 26 minutes, entre 1955 et 1962. Il s’est probablement bien amusé à en réaliser une petite vingtaine. Les sujets sont en général inscrits dans son esprit, dont il prend la responsabilité de justifiant le  «Alfred Hitchock présente»…

lfred Hitchcock présente...

Alfred Hitchcock, en directeur de spectacle, un des premiers * »showrunner »….

Et il dirige cette «collection» durant des années où il trouve de grands succès, généralement publics, avec «Mais qui a tué Harry ?» ( 1955), «Le faux coupable» ( 1956), «Sueurs froides» ( 1958), «La mort aux trousses» (1959), «Psycho» ( 1960), à se demander si la producteur de télévision ne cherchait pas alors à bénéficier de la notoriété du très grand «auteur» de films.

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