Get Adobe Flash player

Retour sur « Madam Secretary »

A ne pas manquer ce lundi 20 février 2017, sur RTS Un, vingt-quatre heures après la sortie aux USA, en version doublée, hélas un peu tardivement (22.40), une nouvelle série qui devrait s’installer dans le haut de gamme, « Big Little Lies », inscrite avec parait-il plus de noirceur dans la ligne de « Desperate Housewiwes », suivie du début de la troisième saison d’une série déjà installée dans le haut de gamme, « Les Américains », à une heure décidément maladroite ( 23h30!). Très bons choix, sauf les heures de diffusion. Presque comme d’hab! (Fyly)

*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*

Le 3 janvier 2017, après les onze premiers épisodes sur les vingt-deux de la saison un, j’étais prudent mais bienveillant, relevant les atouts d’un sujet en principe bien traité. Dans l’échelle personnelle qui va de un, le bas du bas de gamme, à neuf, le haut du haut, j’étais à la hauteur six, au haut du milieu. Le 9 février 2017, RTS1 propose les deux premiers épisodes de la deuxième saison qui en comprend 23 ! Aux Etats-Unis, CBS proposait l’épisode 13 de la saison 3 le dimanche 29 janvier 2017 ( un par un, contrairement à la RTS qui imite par petites rafales ce qui se fait à Paris !). Conclusion : increvable la série. Et l’avenir pourrait bien être à elle : il suffira de procéder à une nouvelle élection présidentielle fictive pour que tout se poursuive autrement qu’avant. Ne vient-on pas dans un récent épisode de s’interroger sur les difficultés pour la mise en place de l’accord commercial entre pays qui bordent le Pacifique, alors que le nouveau président aura du moins pendant quelques jours fait savoir que cet accord devait être jeté à la poubelle.

Russel Jackson (Zeiko Ivanek), proche collaborateur du président

 Or donc le sujet permet de couvrir le vaste monde à travers la diplomatie conduite par la Secrétaire d’Etat, parfois en situation de conflit quand le rude proche collaborateur personnel du président Dalton, Russel Jackson, fait obstacle. Plausible historiquement ? La politique menée par le président de la série, est-ce celle de Bush ou d’Obama ? Plutôt celle de Bush ! Oui, mais on ne va pas demander à une série de divertissement « grand public » d’être une contribution entièrement fidèle à des événements politiques ou diplomatiques. On peut se contenter de croire que la réalité n’est pas totalement étrangère à ce que l’on voit. Mais il a bien fallu reconstituer les décors réels en studio, comme si la Maison Blanche était à disposition de la télévision ou du cinéma, pour éviter des frais de tournage ! Va donc pour la plausibilité, sans poser d’exigence d’exactitude. Le plausible fait affaire !

 Après : faut-il rechercher si chaque personnage à un « modèle » dans la réalité. Y a-t-il un peu d’Hillary Clinton dans le personnage d’Elisabeth McCord ? Qu’importe. Toujours est-il que madame la secrétaire d’Etat de la fiction rencontre dans une courte scène, un jour de découragement, une certaine Madeleine Albright, dans le rôle d’une très sage conseillère, elle qui fut vraiment  secrétaire d’Etat sous Bill Clinton de 1997 à 2001.

Elisabeth Faulkner McCord (Téa Leoni) avec son équipe du Département d’Etat

 Il y a les politiciens en place, avec des intrigues, des crocs-en-jambe, même une mort mystérieuse. A coté du gouvernement, il y a une sorte de « cabinet de l’ombre » composé par la famille McCord et certains de ses proches, très au courant les uns et les autres de toutes les affaires traitées par maman, même si on est dans ce qui devrait tenir du secret d’Etat. Parfois, la réflexion sur la politique américaine se prolonge au lit dans les élans amoureux d’un couple d’âge mûr. Stevie, la fille ainée, largement adulte, a un petit ami qu’elle doit protéger d’une rechute dans la drogue, lequel n’est autre que le fils du président Conrad Dalton. Pourquoi pas ! Peut-être y a-t-il, dans le fait que cela ne gêne en rien notre adhésion au récit, une approche de la vraie réussite de la série, l’attention que l’on porte à tout ce qu’on nous raconte en allant des décisions sur l’avenir du monde au moindre petit détail d’une vie familiale.

Tout cela est non seulement bien construit, mais aussi bien joué, bien rythmé, bien filmé, bien mis en scène, à travers parfois quelques moments plus touchants que vraiment émouvants. Voici pourquoi on peut classer la série dans le bas du haut de gamme. Mieux vaudrait peut-être écrire «  pourquoi JE classe la série…

Laisser un commentaire

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Tags
Catégories
Archives