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« Infrarouge » versant débat informatif

Résumé en un « Trump » de 146 signes: (temps de lecture : environ 4 minutes)

Dans un débat comme celui du 01.02.2017, quand les gens s’écoutent, c’est plus intéressant qu’un « pugilat » qui n’est que spectacle superficiel.

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 «Infrarouge», l’émission hebdomadaire de discussions tous azimuts de la RTS oscille entre le «pugilat» politique qui oppose deux camps où chacun est d’abord préoccupé de mettre en cause les idées de l’adversaire et le débat informatif où il s’agit de faire comprendre un problème de société. Le spectacle du «pugilat» est-il pour autant source d’une bonne part de marché? Une réponse positive ne serait pourtant pas une justification pour cette forme d’émission. Remarques à propos de l’émission du 01.02.2017

La « Une » du dernier

(Photos RTS)

 

Pro-européen et anti-UDC

On peut heureusement, de temps en temps, saluer d’intéressantes contributions à la compréhension d’un phénomène de société. Ainsi en aura-t-il été de l’émission consacrée à la disparition brutale de «L’Hebdo». La rencontre se serait-elle déroulée dans la ligne des «pugilats» politiques que l’indispensable invité tendance UDC, par exemple Ivan Perrin, aurait fait part de sa satisfaction devant la disparition d’une publication pro-européenne et anti-UDC comme l’était pour lui «L’Hebdo».

Coupes «papier»

 «L’Hebdo» perdait de l’argent depuis des années. Pourquoi son éditeur l’a-t-il longtemps porté à bout de bras et assez brusquement laissé tomber? Sur ce point, les invités d’ «Infrarouge» sont restés discrets. Une grande entreprise multinationale ne peut-elle plus supporter l’existence d’une branche déficitaire qui contribue à donner une meilleure information dans une petite région éloignée de son centre de décision? Tamédia, Ringier, finalement, même combat: on coupe dans les rédactions «papier». Sans entendre ceux qui avaient des propositions à faire….

Alain Jeannet

Fenêtres ouvertes vers la Suisse

La presse écrite a vu ses recettes publicitaires fortement diminuer ces dernières années. Les investissements se sont déplacés vers l’audiovisuel et les réseaux sociaux. La télévision suisse maintient ses recettes publicitaires à un niveau plutôt stable. Les annonceurs suisses investissent près de 350 millions de francs par an dans des fenêtres de chaînes allemandes et françaises vers la Suisse (on n’aura pas parlé de l’Italie). Gilles Marchand s’est battu, en solitaire, contre cette situation qui n’a aucune valeur informative pour la Suisse. En vain! La loi du pays émetteur prime sur celle du pays receveur. On peut changer des lois, a-t-il rappelé. Mais pas tout seul, même demain à la tête de la SSR SRG.

Gilles Marchand

L’info coup de poing

L’un des invités, Geoffroy Moret, présent sur un réseau social avec une offre qui porte le nom de «Kapaw», a choisi le coup de poing dans ce paysage médiatique. En une minute, voici un résumé de la première semaine du président Trump: des images, des textes écrits, aucun son original, sinon un accompagnement musical. Un peu comme certaines contributions de «Nouvo», le survol de la semaine à «Mise au point», ou encore un sujet des deux Vincent dans «26 minutes». Ce sont là des exemples de la montée en puissance de l’équivalent des messages de cent soixante signes dont use le président Trump! C’est là une forme d’information parmi d’autres, plus développées. Et ce n’est pas en sept-huit minutes d’équivalent info-tv que l’on fait de l’investigation!

Geoffroy Moret, animateur de « Kapaw »

Subventionner la presse écrite?

Subventionner, d’une manière ou l’autre, la presse écrite? Pourquoi pas. Et de citer la France où «Le Figaro» et «Le Monde» bénéficieraient de seize millions d’euros d’aide étatique. Que représentent ces 16 millions sur le chiffres d’affaires de ces deux grands quotidiens français. Qu’en est-il des autres, comme «Libération» ou les hebdos comme «L’Express», «Le Point», «L’Obs»,etc? Et en Suisse?

Un lecteur n’est pas forcément un abonné

Du désormais feu «Hebdo» romand, on a appris qu’il avait cent cinquante mille lecteurs. Mais ces lecteurs n’étaient pas tous des abonnés, ni même des acheteurs numéro par numéro. Le nombre des abonnés tournait autour des trente-cinq mille. Cent cinquante mille, cela fait beaucoup. Trente-cinq mille, ce fut finalement tout de même un peu court.

Une émission de débat dans son versant informatif débouchant sur des questions qui restent ouvertes est finalement plus réussie que celle qui n’apporte que le spectacle de gens qui ne s’écoutent pas. Ce 1 février 2017, «Infrarouge» à inscrire dans la liste des «réussites» qui restent trop rares.

« Infrarouge » du 08.02.2017 : « Jusqu’oû ira-t-il ? Débat ou pugilat?

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En PS futile: Esther et Gilles

Dans un débat, règle généralement admise, les participants, animateurs y compris, utilisent le «vous» alors que parfois ils se tutoient hors-antenne. Mais comment s’adresser directement l’un à l’autre? Gilles Marchand l’a fait en interpellant «Esther» laquelle a semblé à la fois surprise et empruntée d’utiliser un «Gilles» dans sa réponse à son directeur régional et bientôt national!

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Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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