La dix-huitième !

(Temps de lecture – environ 90 secondes/ survol en prenant l’ascenseur : 20 secondes)

Enorme succès d’audience, le dimanche 28 janvier 2017, pour Federer battant Nadal. Une occasion de plus, pour la SSR-SRG, de faire remarquer que le sport est rassembleur. Ce qui veut donc dire: excellente sinon énorme part de marché: pointe à plus de 400.000!! Et dire aussi: excellentes recettes publicitaires, en fonction de l’audience?

Un mot aura été utilisé, depuis assez longtemps déjà, sous diverses formes: maître. Il y a ceux qui écrivent «Maître» avec guillemets et majuscule et ceux qui se contentent d’insérer le mot maître dans une phrase. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Dans un commentaire parlé, la diction a aussi ses majuscules et ses guillemets!

En voici une fois encore la raquette, mais est-ce vraiment celle du « Maître »?

Melbourne aura offert quelques belles et passionnantes rencontres, comme par exemple la demi-finale entre Wawrinka et Federer, le premier maîtrisé par le second (on pourrait écrire *par le « Maître »*). Mais une rencontre en cinq sets, c’est long. Alors, on peut aussi se laisser aller à une lecture pas trop exigeante pendant les temps morts, assez fréquents en tennis. Heureusement, la voix du commentateur a le mérite de nous rappeler au bon ordre du regard complice.

Le tennis a une vertu qui renforce l’intérêt du spectacle: le poids du point en jeu change constamment, source d’un précieux suspens. Il peut par exemple, gagnant, abréger la partie, ou perdant l’allonger considérablement.

Une grande rencontre, c’est quoi, somme toute? Une esquisse de réponse: les coups gagnants doivent être plus nombreux que les fautes directes. Cela, on le «sent» en cours de rencontre. Une statistique de coups gagnants et de fautes directes serait intéressante à suivre en cours de jeu. Une victoire est nettement plus spectaculaire si elle repose sur des coups gagnants plutôt qu’une accumulation de fautes directes.

Je me demande bien pourquoi j’ai tendance à croire que le plus élégant doit aussi être le meilleur. Nadal avec ces gestes furtifs qui font le tour, actuellement, de son visage avant de servir, c’est tout de même un peu exaspérant. Dimanche, le meilleur, mais pas tellement de beaucoup, a gagné.

Après tout: on a bien le droit d’être un peu «chauvin»…

 

 

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