« Infrarouge » a fait son temps!

Temps de parole et « Mots-à-la-minute »

(Mercredi 28 septembre 2016 à 07h56)

On entend parfois, dans une émission de débat, mentionner l’égalité du temps de parole entre participants ou groupes comme élément de « justice » – c’est le cas à « Infrarouge ». C’est là bien piètre mesure. Il s’est trouvé, aux USA, des observateurs pour fournir quelques chiffres, cités par « Le temps » de ce jour. « Donald » a parlé pendant 44 minutes et « La secrétaire » (d’Etat, mais ancienne) pendant 41 seulement. Oui, mais le premier a prononcé 7870 mots, ce qui donne 179 mots-à-la-minute. Les 6181 mots de la deuxième se retrouvent à 151 en soixante secondes. Il est où, le bon critère : dans le temps de parole ou dans les mots prononcés en une minute ? Se trouverait-il dans la qualité de la construction d’une phrase? Quelle est l’influence des quantités de temps et de mots sur le public.

Ce que l’on appelle ailleurs sondage sorti des urnes a largement fait savoir que le soixante pourcent environ des quatre-vingt ou cent millions d’américains ayant suivi l’émission (la fourchette est large dans les estimations du nombre de téléspectateurs) pense que Clinton-la-secrétaire a battu Crumb-le-donald! Alors, l’égalité du temps de parole à « Infrarouge », pas très sérieux!

Incursion vers CNN

photo mntage cnn septembre 2016

photo montage CNN / Septembre 2016

Et d’abord un bref complément au texte ci-dessous, «Autour de la notion de débat», dans la partie «interpréter le décor»: suivi sur CNN des commentaires après le premier affrontement télévisé Clinton-Trumb aux USA. Autour de l’animateur, il sont huit, quatre par quatre, assis derrière une table demi-ronde, chacun portant son titre mais sans opposer quatre partisans de l’une contre quatre de l’autre. Des experts, plutôt, ceux que parfois l’on accuse de bien interpréter la situation… après, dans un élan de démagogie! Et bien, personne ne coupe personne. Chacun y a de son intervention, qui peut être un complément à la précédente. A première vue, dignité dans le comportement… même Trump. Dans les idées…. Il est aussi très intéressant de regarder celui (celle) qui écoute autant que celle (celui) qui parle! On s’écoute tout de même pour répondre.

photo cnn septembre 2016

photo cnn septembre 2016

«Infrarouge» a fait son temps

Le programme est chose finalement différente de la programmation. Placer un débat à 21h30, c’est courir le risque de faire moins bonne part de marché qu’avec une habituelle enquête bâclée d’une série unitaire américaine, hawaïenne ou française. La RTS a fait juste en avançant l’heure du seul débat «politique» régulier de son offre. Même si elle perd quelques plumes avec cette présentation avancée, elle restera encore et pour longtemps largement la plus suivie dans sa région de prédilection. Une moyenne annuelle autour de trente pourcent de part de marché garantit d’être devant TF1 ou M6 qui sont installés à un peu plus que dix, 28 ou 29 tout autant ! A coup sûr, le nombre de téléspectateurs présents à 21h30 est supérieur à celui qui suit la tv à 22h30.

La part de marché reste une information intéressante. Il semble que dans sa nouvelle case, «Infrarouge» s’en tienne à un 17 /18 pourcent. Mieux qu’avant en pourcentage? C’est ainsi solliciter une information du service de presse – chose faite à travers ce texte!  Dans la moyenne annuelle actuelle ou en dessous? Probablement un peu en dessous, en tenant compte des audiences moyennes les plus récentes en notre possession, qui datent de 2011(!). Là aussi réponse sollicitée.

Changer la formule de cet «Infrarouge» actuellement souvent proche du «pugilat» gauche contre droite? Cela n’améliorerait pas forcément la part de marché. Mais peut-être que le téléspectateur apprendrait des choses qu’il ignore ou comprendrait mieux les enjeux de la politique, plutôt que d’assister à un débat d’assez mauvaise qualité.

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