Rien n’est joué : Flaubert, pur réaliste ?

Le 16 octobre dernier, Madeleine Caboche, animatrice de Rien n’est joué, a su parier sur l’audace : parler de Flaubert et de littérature un vendredi à 11 heures sur La Première. Une émission captivante, un invité passionné, Pierre-Marc de Biasi, et une simplicité de dialogue ne pouvaient que charmer les auditeurs. Entre sérieux et anecdotes, tout un chacun a pu découvrir non seulement les grandes oeuvres de l’auteur, mais également le personnage, l’homme amoureux des chevaux, des femmes, et de l’écriture. Durant l’ensemble du reportage, l’auditeur a entendu « Flaubert, le réaliste ». Une question se pose cependant : dans une émission intitulée « Rien n’est joué », a-t-on le droit d’être aussi affirmatif ?

Bien plus que pur réaliste, Flaubert n’a-t-il pas en effet touché au romantisme, à l’autobiographie, au carnet de voyage, et peut-être même au fantastique?

Gustave Flaubert sur la couverture du livre de Pierre-Marc de Biasi. (éditions Grasset)

L’émission de Madeleine Caboche fut certes passionnante, mais sans doute trop affirmative, trop absolue. N’oublions pas que « catégoriser » peut induire en erreur, et cantonner Flaubert au pur réalisme, c’est passer à côté d’une partie de son oeuvre. Rien n’est jamais totalement joué !

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