« Eurofoot » : pendant les quarts .. et même après

Lundi 11.07.16 – 17h00 : Parts de marché

 «  C… dans l’air » (France 5), le vendredi 8 juillet 2016, portait comme titre «  Le vie en rose avec les bleus ». C’était un titre optimiste.

 Evidemment, un peu partout, les chaînes qui ont pu s’offrir les droits de retransmission se félicitent de certaines audiences. De records sont même battus, aussi en Suisse romande. Le sport est donc bien « rassembleur », ce qui n’est pas surprenant. Les parts de marché frisent parfois les 75 % : c’est énorme !

 Combien cela « leur » coûte. En France, BelNSport aurait versé soixante millions d’euros pour les cinquante-et-une rencontres,TF1 et M6, chacune vingt-cinq pour onze affiches. En Suisse ? « Secret d’entreprise » ?

 Lors de deux fins de semaine de suite, rencontrer sur les deux canaux romands du football, du tennis, de l’athlétisme, du cyclisme, c’est beaucoup. Trop… Mais qu’il est triste, ce lundi 11 juillet 2016 où il n’y a même pas les paysages du Tour de France en ce jour de repos sportif !

Photo RTS

Photo RTS

 Pourquoi ne lancer que des communiqués sur les audiences maximales ? Les autres, celles de cinquante-et-une rencontres, seraient tout de même aussi intéressantes.

 Et pourquoi ces communiqués sur les seuls « pics » d’audience ? Pour justifier le service rendu au public ? La minute de pub est-elle proportionnelle à d’audience ? Si six cents mille spectateurs regardent la pub à la mi-temps de la finale, la minute facturée à l’annonceur est-elle le triple de celle qui serait associée à deux cents mille ?

 A dire vrai, un certain malaise s’échappe de ces communiqués glorieux, et pas seulement des romands. Toujours ces informations sur la quantité. Jamais rien ou presque sur la qualité. Pas le moindre indice de satisfaction !

A propos de qualité : pas particulièrement passionnante, cette finale d’hier soir, bien dans la ligne de la cuvée 2016. Sauf le suspens après le but marqué par les portugais.

Dimanche 10 juillet 2016, 05h30

L’impression subsiste, depuis jeudi 7 juilllet 2016 vers 23h00 que l' »Eurofoot » a pris fin avec la belle victoire de la France contre  l’Allemagne, sort maudit en compétition importante enfin déjoué, sur des chaînes de télévision, dont la RTS, dans la presse, dans le rue, au volant des voitures bruyantes. Est-ce briser une joie légitime de rappeler qu’il reste à jouer tout de même un dernier match, la finale contre le Portugal, surtout si l’on se souvient du mauvais tour joué il y a quelques années par la Grèce à ce Portugal.

Photo RTS

Photo RTS : souvenir déjà lointain

Alors, en vrac, quelques paragraphes indépendants les uns des autres, sur cet « Eurofoot ».

Du « Temps » au « Monde »

Il y a quelques années, Le Temps » s’était fait gloire de ne rien dire ou presque du sport, comme si l’économie et la banque, et un petit peu la politique. étaient seules à mériter attention. Retour de lucidité bienvenu : « Le temps » désormais réfléchit et enquête sur le sport en dépassant largement la notion de reportage sur les événements qui viennent de se produire. « Le Monde », actuellement, consacre au moins deux pleines pages au moins presque chaque jour à cet « Eurofoot », accomplissant un effort encore plus grand que celui du « Temps », ne serait-ce qu’en temps de lecture! A plusieurs reprises, les lectures auront surpassé en intérêt quelques-unes des cinquante rencontres !

((J’aurais bien voulu pouvoir utiliser pour ces considérations trois couleurs, le rouge, le bleu et le blanc. Il faut se contenter d’une alternance rouge-bleu, avec pointe de noir!))

Série unitaire fastidieuse

Hier, seize équipes, aujourd’hui, vingt-quatre pour l’Eurofoot: une idée récente due à Platini, dont on ne parle plus guère depuis quelques mois. Un premier tour avec six matchs dans six groupes, ce qui fait trente-six, puis encore huit, quatre et deux : nous voici à cinquante. Encore un ce soir !

Oui, mais : il n’y a, parait-il, pas de petites équipes. C’est vrai. Mais il n’y a pas forcément plus de grandes équipes. Ce qui veut dire qu’il y a plus d’équipes moyennes honorables qui finissent par se ressembler les uns et les autres. D’où ce glissement, depuis quelques jours, opérés par plusieurs commentateurs, vers une compétition certes toujours d’assez bon niveau mais plutôt terne.

Comme s’il s’agissait d’une série unitaire composée de cinquante épisodes d’au moins deux heures chacun sur le même canevas racontant presque la même histoire.

Pour chaque rencontre, dès l’annonce y compris en promotion répétitive, puis les hymnes nationaux et ce qui va avec, la première mi-temps, la pause, la deuxième, éventuellement des prolongations avec tirs au but, les premières impressions de joueurs, les retours en studio pour décortiquer les phases principales, les rappels dans les téléjournaux, cela finit bien par faire une moyenne de trois-quatre heures par rencontre. Allons-y gaillardement : pas loin de deux cents heures, celles de ce dimanche y compris.

Photo RTS

Photo RTS : la hiérarchie

Sur un mois, entre sept et huit jours complets, le quart !!! C’est beaucoup. La SSR-SRG, donc la RTS, sont, du haut  de la hiérarchie, fiers d’avoir offert pareille temps d’antenne au foot. Trop ? ou Trop !

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 Vendredi 1 juillet 2016 : le premier tour, avec ses trente-six rencontres, est déjà loin. Les huit « huitièmes » aussi. Et même le premier quart qui a permis à un assez terne Portugal de se qualifier aux « pénaltys », grâce à un arrêt de son gardien. Voici bientôt la sortie du tunnel foot, mais déjà complété par Winbledon et attendant le « Tour de France » puis plus loin le JO d’été.RTS2 est actuellement chaîne sportive presque uniquement. Cette invasion du sports dit « fédérateur » est tout de même considérable ! Trop ?

Problème ouvert, mais pas par « L’hebdo » qui continue de s’interroger sur la SSR-SRG et la RTS, dans son édition du 30 juin, quatre pages sur « L’opaque opération de transparence de la SSR », certes intéressantes, mais assez étranges dans les angles d’attaque qui changent en cours de développement. Parler de coût –minute ? Pourquoi pas. Introduire enfin un indice de qualité qui ne doive en principe rien à la quantité des parts de marché ? Oui, pourquoi pas : mais quel poids pour les « 330 réponses prises en compte » ? En tous cas pas celui d’un sondage avec composante scientifique !

Photo RTSR

Photo RTSR : autre souvenir !

Notes du 18 juin

 Relu mes notes du 18 juin, conservées dans un « pipe-line » personnel.

Oui, on peut additionner à une rencontre de football une autre occupation, lecture, sudoku, jeu des ponts, sans perdre grand chose du spectacle télévisé. Les commentateurs à force de nous dire ce que nous voyons, parfois en retard, semblent n’avoir de soin que pour leur micro.

De plus en plus fréquemment, je décroche du direct des deux fois quarante-cinq minutes. Les résumés de mi-temps et de fin dans l’espace laissé libre de publicité, de sponsoring et de placement de produit, sont intéressants et peut-être bien suffisants pour avoir une idée de l’ensemble. Les résumés qui jouent sur les couleurs pour délimiter des zones du terrain et des joueurs enfermés dans des cercles blancs permettent d’observer des organisations stratégiques. Les résumés plus attirants que le direct souvent languissant.

Et puis, ces statistiques qui se multiplient : tirs cadrés, tirs en direction des buts, temps de possession de la balle, nombre de passes, et parmi elles les pourcentages de réussites, est-ce vraiment intéressant ? Les commentateurs et les experts doivent peut-être apprendre à les mieux utiliser.

Bonne place, dans ces notes, accordée à un certain Islande-Hongrie : les Hongrois dominent de leur but aux trente derniers mètres devant celui de l’adversaire. Les Islandais sont peut-être les seuls à donner l’impression d’avoir du plaisir à jouer. Ils le confirmeront quelques jours plus tard, contre l’Angleterre.

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