Plus haut, plus vite, plus dopés

Toute affaire cessante, deux mille signes (temps de lecture : maximum deux minutes) sur une émission d’ARTE (mardi 7 juin à 20h55), suivis de quelques remarques sur des sujets provisoirement abandonnés ( temps de lecture : deux minutes).

Le document d’ARTE

Voici, au hasard d’une lecture de deux pages du « Monde » ( pas loin de vingt mille signes – temps de lecture environ15 minutes), avec deux grands photos en couleurs, reprises ici dans des dimensions modestes, une information de grand intérêt, pas sur de nouveaux millions distribués par la FIFA, mais sur le dopage disons industriel. Une surprise : un petit encadré annonce un partenariat entre ARTE et « Le Monde » qui permet de découvrir « Plus haut, plus vite, plus dopés » en avant-première le document de Xavier Leleu sur le site « lemonde.fr », avant la diffusion sur ARTE !

Ioulia et Vitali Stepanov dans "Plus haut, plus vite, plus dops" de Xavier Leleu (Photo Arte)

Ioulia et Vitali Stepanov dans « Plus haut, plus vite, plus dopés » de Xavier Leleu (Photo Arte)

Donc passé trente minutes à regarder des extraits du document : passionnant, probablement irréfutable, dénonciateur de nombreuses formes de dopage, souvent couvertes par les plus hautes autorités politiques ou tolérées dans un silence complice. Ce qui du reste n’empêchera personne de suivre son sport préféré, spectacle sportif qui reste en souvent élégant ou surprenant. En fiction qu’il y a mise en scène. Avec « Plus haut, plus vite, plus dopés » apparaît un côté « mise-en-scène » du sport qui doit rester le plus discret possible tout en permettant d’atteindre un haut niveau spectaculaire.

La multiplicité de l'offre

La multiplicité de l’offre

A potentiel inégal, le dopage ne fera pas d’un maladroit un génie. A qualités à peu près égales, le dopé a un petit avantage sur celui qui reste « propre ». Et l’on peut se doper au chauvinisme national dit rassembleur

Une bonne promotion permet de mieux faire connaître une émission originale de bonne qualité. Deux pages dans un journal, une offre en avant-première, voilà qui permet d’attirer de mettre en valeur pour « Plus haut, plus vite, plus dopés », au détriment d’autres sujets sur lesquels se sont accumulées notes et envies de les traiter. Survol !

Une touche de Gothard

Gothard 2016

Assez brillante journée spéciale du mercredi 1 juin 2016 pour l’inauguration du tunnel de 57,1 km du Gothard. Il faut relever l’intéressante variété du travail fait par la télévision lors de cet événement de portée internationale, avant (matin), pendant(après-midi) et après (soir) l’inauguration.

Gothard 2016

Un peu d’ »Harry BOSCH »

 Il faudra (faudrait) revenir sur « Harry Bosch », série vraiment haut de gamme, si maltraitée par les responsables de la programmation, qui vous expédient quatre numéros de suite, France 3 donnant dans la rafale comme RTS2 ! A l’origine, une série est faite pour être dégustée épisode par épisode. Une fois de plus, la RTS respecte une loi interne impérative : passer à n’importe quel prix A V A N T la chaîne considérée comme concurrente française ! Mais pourquoi quatre d’un coup tout é coup? Cinquante-et-une rencontres prioritaires de fouteballe européen pointent à l’horizon, dont la promotion si envahissante ne doit pas amener un spectateur de plus…

Titus Welliver (Harry Bosch) et Michael Connelly, l'auteur de nombreux polars

Titus Welliver (Harry Bosch) et Michael Connelly, l’auteur de nombreux polars

Le sport, roi du rassemblement

Faut-il s’étonner de la fierté, des cadres moyens aux plus hauts responsables de la SSR-SRG , pour la place accordée au sport dans ces chaînes généralistes de service public qui déteindrait le record du monde de la place accordée aux sports ? 2.500 heures de programme en 2016, dont mille dans les cent prochains jours (Euro foot – JO d’été), le tout pour deux cents millions, le 12 % du budget de la SRG, tout compris, c’est beaucoup. Ceci représente environ trois cents francs la minute, pour une minute sur une seule chaîne.

Malgré cette remarque, je regarderai probablement au moins un bout de chaque match, sur la RTS, sans m’interdire l’ailleurs !

26 minutes valant quatre fois plus

Et dans l’emballement du sport rassembleur, voici « 26 minutes » (Samedi 4 juin 2016) transformé en un nonante minutes – la durée exacte d’une rencontre sans les suppléments, qui aura pourtant duré 105 minutes à peu près, mi-temps ajoutée. D’assez bons numéros, avec quatre invités masculins, comme d’habitude (cherchez la femme !), mais tirés en longueur avec parfois avec des accélérés et autres ralentis. Une rencontre plutôt moyenne !

Le public présent manifeste sa satisfaction par de multiples applaudissements. Ces invités sur le plateau reflètent une satisfaction générale exprimée par de brillantes parts de marché.

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Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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