A N O M A L I A (II)

Vu donc, à domicile, les trois premiers épisodes sur un petit écran d’ordinateur. Revu (samedi 16 à 20h40 sur RTS1 – autre visionnement possible le lundi 18 à 20h10 sur RTS2) sur un un peu plus grand écran de téléviseur le premier épisode. Ce n’est tout de même pas la même chose : les détails sont mieux saisis, les sons plus finis, la mise en scène plus précise ! D’ailleurs, l’industrie du téléviseur tend vers l’écran le plus grand possible installé en appartement. Belle occasion de se demander ce que « voit » et « entend » un mordu du téléphone portable !!!!

Rappel : un premier texte a permis souligner l’importance économique d’une telle série télévisée pour l’audiovisuel romand: un investissement de 4,3 millions, dont 3,8 proviennent de la RTS, le solde à charge du producteur « Point prod ». Il s’agit donc d’une nouvelle étape du Tour de Romandie des séries télévisées, avec station dans le canton de Fribourg sur horizons enneigés de la Gruyère. L’importance de Valérie Rossier, neurochirurgienne, personnage principal, a été mise en évidence. A noter une incursion brève vers des scènes dominées par le violet !

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015 Avec Raphael Roger Levy, Natacha Régnier et Baptiste Coustenoble

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015
Avec Raphael Roger Levy, Natacha Régnier et Baptiste Coustenoble

Les personnages secondaires

 La durée du récit disponible, presque cinq heures et demie pour « Anomalia » en huit épisodes enfin présentés un par un, doit permettre de donner crédible existence aux personnages principaux et de soigner les silhouettes. Il ne fait pas de doute que Valérie et son fils Lucas sont d’emblée présentés dans leur complexité, faite aussi bien de nuances que de contradictions. Qui sont les ancêtres même lointains de Valérie ? Lucas parviendra-t-il à comprendre le comportement de Jacques, son ami ? Le professeur Wassermann, en fin de carrière, surprend par ses sautes d’humeur inattendues.

Ces dons, troublants même pour Valérie, vont trouver peu à peu leur origine dans un passé qui repose en bonne partie sur le pouvoir des plantes. Mais, hier, ce don de guérir était assimilé à sorcellerie, dont condamné par la société religieuse.

Ambiance tournage au Rosaire le 05/03/2015 Avec Pierre Monnard (réalisateur)

Pierre Monnard (réalisateur)

Une auteure solitaire

Valérie et ses multiples problèmes portent toute la série. Les personnages secondaires, après les trois premiers épisodes, apparaissent un peu « carrés», sans beaucoup de nuances. On pressent un peu trop rapidement que les retrouvailles avec Alex, l’ami d’enfance et copain de classe, ne se limiteront pas à quelques brasses dans une piscine….

Mais il faut aussi prendre acte de solutions d’écriture parfois fort élégantes. Valérie est séparée de son mari avec lequel elle entretient des contacts corrects : cela se passe au « portable », excellente utilisation d’un moyen de communication disponible en tout temps et en tous lieux. Ainsi apprend-on que Nicolas est « nettement plus doué comme ami que comme mari ».

A l’origine du texte, scénario et dialogues, il y a une seule auteure, Pilar Anguita-Mackay, qui doit maîtriser une durée équivalente à trois longs-métrages de cinéma ! C’est lourd, pour une seule personne. Est-ce un choix budgétaire de production ?

 

5 réponses à to “A N O M A L I A (II)”

  • Noëlle Weyeneth:

    Bonjour,
    J’ai raté les premiers épisodes de la série et je vais essayer de les voir sur mon ordinateur. Par contre j’ai vu avec plaisir en direct l’épisode de samedi 23 janvier. Je trouve regrettable que l’auteur de la série profite de l’audience nombreuse pour faire de la publicité pour les vaccins ! Imposer à un enfant un vaccin contre le tétanos alors que sa blessure est pratiquement guérie (grâce aux plantes du guérisseur) est aberrant. Par contre la réaction hystérique de la maman (médecin) lorsqu’elle apprend qu’on ne lui a pas fait le vaccin dans un premier temps révèle bien l’aveuglement du milieu médical face à ce vaccin inutile et non dépourvu d’effets secondaires, comme tous les vaccins d’ailleurs…… voir le livre de Françoise Joët « Tétanos, le mirage de la vaccination », édition Alis.
    A part ça, j’ai bien aimé cette série. J’attends la suite !
    N. Weyeneth

  • RICHARD Daniel:

    Bonsoir,

    C’est avec grand intérêt que je découvre cette nouvelle série de la RTS. Les acteurs sont bien dirigés et les cadrages réussis. Idem avec la musique d’atmosphère.

    Je me sens concerné par ce tournage car j’y ai participé comme figurant. Ce fut une magnifique expérience.

    Daniel Richard

    Membre SRT Vaud

  • Bonjour, Ayant participé aux tournages de nuit de cette agréable série RTS, j’étais très curieuse de la regarder afin d’y découvrir la réalisée par l’équipe. Le Rosaire est devenu une clinique claire et lumineuse ainsi que la demeure de l’héroïne : c’est ça le cinéma, pleins d’illusions auxquelles ont crois.Les trois nuits ont été féériques. Cette série me plait beaucoup, le seul bémol, c’est que ça pourrait se passer en France si on écoute les personnes s’exprimer. Dommage ! Au Canada au moins il y a l’accent canadien, en Romandie l’accent est mis dans le sens de le supprimer… Dommage.
    Tout de bon,
    Cécile
    Membre SRT Vaud

  • Buetiger:

    Bonjour. J ai beaucoup aime cette serie et j espère qu il y aura une saison deux, cela montre que la médecine a beaucoup de difficultés à accepté les médecines parallèles

  • Sandrine:

    Bonsoir,

    Ma famille et moi adorons votre serie!! Je trouve l intrigue géniale, cela me fait tout drôle de voir des voitures aux plaques suisses et j ai même reconnu une de mes copine qui joue ( Barbara T.) Bref, je suis une fan!!
    Seul bémol même si l on s habitue, je trouve l actrice principale très froide et pas très expressive, mais cela ne tient qu à moi. On attend tous avec impatience la suite alors dépêchez -vous!!
    Merci!!

    Sandrine

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Derniers commentaires
Catégories
Archives