La grande lessive : premier retour

Parenthèse initiale, qui n’a strictement rien à voir : très belle finale entre Nadal et Federer, bien filmée, bien commentée. Bien entrelardée de pub : les images qui précèdent et suivent depuis quelques semaines les spots sont d’une grande élégance. Mais le rappel forcément fréquent du sponsor avec ces aiguilles d’un garde-temps qui jouent avec une belle jaune, à la vitesse d’une échange de ping-pong, était bougrement ennuyeux et exaspérant !

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Isabelle Nussbaum, productrice hors-antenne de "La grande lessive"

Isabelle Nussbaum, productrice hors-antenne
de « La grande lessive »

 

Dans le dernier paragraphe du texte « La grande lessive : pour quel linge ? », nous annoncions : « On y reviendra ». Promesse tenue ce dimanche 1 novembre 2015.

Ce fut, mercredi dernier, une sorte de retour personnel à de lointaines sources : rendre compte d’une émission le lendemain même de son passage. Le vendredi matin, après un « Temps Présent » par exemple, on trouvait une bonne demi-douzaine de textes dans la presse romande. Aujourd’hui, pratiquement plus rien. Le « média-presse » a été supprimé, même pas par mesure d’économie, mais faute de combattants. On écrit beaucoup moins sur la télévision que l’on vient de voir. Et à l’intérieur de l’entreprise tv, le lendemain, il y a la « précieuse » publication des parts de marché, en pourcent et en milliers de spectateurs. C’est tellement plus sérieux, le quantitatif, que le reflet de réflexions plus ou moins amicales !!

 

Samuel Vuillermoz, chroniqueur "Musique" dans le tambour de "La grande musique" (Photo RTS,Laurent Bleuze)

Samuel Vuillermoz, chroniqueur « Musique » dans le tambour de « La grande musique » (Photo RTS,Laurent Bleuze)

Assez satisfait de mes considérations du 28.10.15 : vu plutôt juste après avoir suivi, en direct ou sur play tv, les cinq émissions de la première semaine.

Oui, c’est vif, bien conduit, détendu. Oui, la diversité est au rendez-vous. On ne s’ennuie pas. On parle beaucoup, en effet. « Tv talk-show », c’est une émission-débat télévisée. « Talk », c’est une conversation, et « show », un spectacle. On trouve aussi « causerie » comme proposition de traduction.

En cours d’émission, une bizarre partie, image coupée en deux, pour une conversation dite « les yeux dans les yeux » : l’animatrice et son interlocuteur ne se regardent pas !!

« La grande lessive » est une suite de dialogues, dont l’un des membres est l’animatrice, sur un nombre de sujets au moins égal au nombre des invités, quatre, que ceux-ci soient des chroniqueurs réguliers ou des invités occasionnels, et encore pas n’importe lesquels puisque l’invité du lundi aura été sommé de proposer quatre autres personnes pour les jours qui suivent. Confirmation d’un sentiment de méfiance : les responsables de « La grande lessive » donnent dans la paresse en empruntant les bonnes adresses de leur invité principal.

 

Claire Braillard / Jost Reding / Delphine Mistelli / Yann-Olivier Wicht / Quatre chroniqueurs de "La grande lessive" (Photo RTS/Laurent Bleuze)

Claire Braillard /Jost Reding /Delphine Mistelli /
Yann-Olivier Wicht / Quatre chroniqueurs de « La grande lessive » (Photo RTS/Laurent Bleuze)

Y a-t-il débat ? Pour le moment, rien ! Au moins, on évite l’esprit d’ « Infrarouge » où ce débat tient très souvent du pugilat ! Il s’agit d’autre chose : d’une suite de dialogues entre l’animatrice et chacun des autres présents. Dessiné un pentagone et relié ses sommets d’un trait pour lors de chaque partie de l’émission : la grande majorité des segments de droite s’appuie sur Maurine Mercier.

Les dialogues sont souvent intéressants. Mais il suffit de citer l’animatrice pour résumer ce qui se passe à l’antenne durant presque trente minutes : on passe du coq à l’âne ! Reste ainsi à se définir par rapport au principe même de ce type d’émission « coq-à-l’âne » : on doit oser pouvoir lui préférer des reportages plus fouillés ou des enquêtes d’investigation. Car c’est bien une des tendances des chaînes de télévision généraliste même de service public que de se donner pour mission de faire court ! On doit pourvoir oser le regretter !!

Conclusion personnelle : en semaine, vers 17h45, je resterai fidèle à « C…dans l’air » de France 5. Mais je m’en irai glaner sur internet en Play tv « La grande lessive », ne serait-ce que pour entendre Frédéric Maire directeur de la Cinémathèque parler de la collaboration de son institut avec la radio et la télévision autour de l’émission « Travelling »!

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PS I qui n’a presque rien à voir : « Travelling » est assurément une émission dite « *culturelle », si tant est que l’audiovisuel appartienne à la culture. Trouvé sur twitter une fort intéressante citation : QUAND ON PROPOSA A WINSTON CHURCHILL DE COUPER DANS LE BUDGET CULTURE POUR AIDER L’EFFORT DE GUERRE, IL REPONDIT TOUT SIMPLEMENT : MAIS ALORS POURQUOI NOUS BATTONS-NOUS ?

PS II : intéressante présence, le mercredi 28 octobre 2015, d’Eric Burnand, pour présenter le « C’était mieux avant? » consacré à l’amour, émission sur laquelle il faudra revenir. Une bonne idée à retenir, cette rubrique où l’on pourrait entre coq et âne, parfois, parler de radio et de télévision…

 

 

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