Séries : Marchand répond à Neirynck

Une sommité politique type « Dents du midi », Jacques Neyrinck, s’en prend à fières canines aux séries télévisées ( L’Hebdo, 24.11.2011). Un roc type « Cervin », Gilles Marchand, directeur de la RTS ( L’Hebdo 01.12) s’élève contre celui qui en veut aux « nuls qui regardent des séries débiles » et plaide pour ces galeuses. D’un modeste sommet jurassien, je savoure la polémique ! Le patron de la RTS cite trois exemples, « Dr House » avec sa cohorte de parfois cent mille téléspectateurs, « Mad man » et « Boardwalk empire ». On se demandera, sourire en coin, si dans une liste plus longue on aurait pu y découvrir « Dexter » !

Les exemples cités sont ceux de séries remarquables, pointues, exigeantes, clairement sises dans le haut de gamme, parmi les sommets où il n’est plus possible de faire la différence entre le cinéma et la télévision, cette dernière rejoignant avec certaines séries la littérature des grands romans de plusieurs centaines de pages. Et si on tentait d’approcher cette notion parfois péremptoirement affirmée de haut de gamme ? Servons-nous d’un exemple romand : « T’es pas la seule » fut une série assez populaire, mais de qualité très moyenne alors que « Dix » pouvait être inscrit au moins dans le bas du haut de gamme que nous évoquons.

Reste que si défendre ces séries est important, mieux vaudrait qu’elles soient exposées au public autrement qu’en les rejetant souvent en deuxième rideau dès 23 heures pour se terminer parfois largement après minuit, groupées deux par deux ou plus alors qu’elles sont construites une par une, sous fréquent logo rouge. Les destine-t-on à une « élite » d’insomniaques ?

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