Masters of sex

Guide tv, du 8 au 14 novembre 2014 : «Audacieuse, savoureuse, magnifiquement interprétée par Michael Sheen et Lizzy Caplan, et invitant à la réflexion, cette série canadienne a constitué, en 2013, l’un des événements majeurs dans le monde des séries télé »

 Télétop Matin du 9 au 15 novembre 2014 : « Une série …. stimulante (..) retraçant avec maestria le parcours de Virginia Johnson et William Masters, qui ont révolutionné la sexologie. (Saskia Galitch)

 Tv 8 , du 8 au 14 novembre 2014 : « L’histoire vraie du gynécologue William Masters et de Virginia Johnson, pionniers de l’étude scientifique de la sexualité, accouche d’une série chaudement recommandée. (..)Parler de sexualité au mitan des années 50, c’est déjà tabou.(..) En surface, notre série parle de sexe, mais en fait çà va beaucoup plus loin. On parle d’intimité, de relations humaines, d’amour, des complications que l’expérience sexuelle peut entraîner(..) ( Pascal Busset )

Le casting de "Masters of sex". [RTS/SONY/Showtime, LLC All rights reserved]

Le casting de « Masters of sex ». [RTS/SONY/Showtime, LLC All rights reserved]

http://www.rts.ch/emissions/series/toutes-les-series/6225174-masters-of-sex.html : Pionniers de la sexologie et de l’étude de l’orgasme féminin dans l’Amérique puritaine des années 50, le docteur William Masters (Michael Sheen, ex-« Tony Blair ») et la sulfureuse Victoria Johnson (Lizzy Caplan, « True Blood ») forment un couple de chercheurs iconoclastes, auteurs de la plus grande étude moderne jamais réalisée sur la sexualité humaine. Sérieuse autant que loufoque, la série créée par Michelle Ashford (« The Pacific ») est adaptée des confidences de Virginia Johnson à l’écrivain Thomas Maier.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Masters_of_Sex#Commentaires « Si les personnages de la série peuvent être analysés au travers de leur rapport au sexe, clé de leur identité (l’époux volage, la femme frustrée, la prostituée, la femme libérée, l’homosexuel honteux), cette série de stéréotypes est très vite nuancée par une construction psychologique très fine20. »

Ces diverses citations devraient suffire : « Masters of sex » doit donc s’inscrire dans la liste des séries tendant au haut de gamme à réelle valeur ajoutée. Seulement, voilà : c’est vers 01h30, dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 novembre, que confirmation sera probablement faite des qualités annoncées de la série. On saura aussi si le logo rouge était de service, ce qui est probable!

Ensuite?  Belle occasion de s’interroger sur la programmation tardive par la RTS  de ces séries haut de gamme, à des heures où en principe les téléspectateurs sont rares. Restera aussi à savoir si « Master of sex » sera accueilli en vision dans «  7+ » ?( 10.11.14 – 19h00)

A première vue

 Vu donc, lundi 10 à partir de 23 :35, les deux premiers épisodes de « Masters of Sex ». Difficile d’entrer dans cet univers après avoir revu sur ARTE, « Breaking the Wawes » (1996) de Lars von Trier, plus de deux heures d’un film tendu, éprouvant, d’une forme éblouissante, où le temps et l’espace sont oubliés pour créer une suite de chapitres thématiques, qui ne sont du reste pas sans rappeler la structure des séries. Rappelons que Lars von Trier venait de signer, entre 1994 et 1996, une série récurrente d’excellent niveau, « L’Hôpital et ses fantômes ».

Belle occasion pour rappeler à l’admirateur que je suis de certaines séries récurrentes, que la mise en scène reste une démarche fondamentale pour la réussite du toute « produit » audiovisuel de fiction. Il est bon de se rappeler que des réalisateurs comme David Fincher (« House of cards »), Eric Dumont (« P’tit Quinquin »), Jane Campion ( « Top of the lake »), Martin Scorsese (« Boardwalk empire) ou encore Steven Soderbergh (« The Knick ») sont auteurs ou co-auteurs de splendides séries.

Ce n’est pas par sa mise en scène que « Masters of Sex » s’inscrit plutôt modestement dans ce haut de gamme. La reconstitution de recherches médicales est meilleure dans « TheKnick ». L’évocation de l’époque des années soixnte par les habitudes vestimentaires et certains comportements dans « Mad men » est nettement plus séduisante que celle de « Masters of Sex ».

Recherches médicales assez peu conformistes

 

L'affiche de "Masters of sex" (Showtime), sur RTS 1 dès le lundi 10 novembre ers 23h30, épisodes en duos

L’affiche de « Masters of sex » (Showtime), sur RTS 1 depuis le lundi 10 novembre 2014 vers 23h30, épisodes en duos

La mise est scène de « Masters of Sex » est pourtant d’un bon niveau. Ses plus évidentes qualités tiennent dans l’interprétation, assez piquante de Lizzy Caplan (Virginia Johnson), plus pondérée et sérieuse de Michael Sheen (William Masters). Mais c’est la marque d’une différence de comportements entre deux personnes qui deviendront de très proches collaborateurs, comme s’il fallait un accélérateur d’abord étranger au milieu médical pour les curiosités scientifiques d’un chercheur presque intimidé par l’audace des idées qu’il veut expérimenter, qui ne s’inscrivaient pas facilement dans l’air d’un temps où le sexualité féminine n’était pas forcément un sujet d’études scientifiques.

Bien sûr, on y montre certaines expériences, mais les scènes d’amour physique sont somme toute assez brèves, laissant pourtant le temps de connaître la nature de l’expérience mesurée. Il y aura d’abord des observations à faire même quand la femme simule le plaisir, avant que celui-ci ne devienne un droit. C’est d’ailleurs l’occasion de glisser dans le film un brin d’humour. Et puis, peut-être bien que la notion de plaisir fera surface plus souvent par la suite.

Bien entendu, mais c’est tout de même un caractéristique du genre « série », les dialogues sont presque constamment présents. Le silence, les regards, l’intensité d’un gestes restent la force du meilleur cinéma ; et des plus grandes séries si elles ne mettant pas l’action au premier plan.

S’inscrivent d’emblée dans la série des problèmes de société. C’est ainsi que Masters dont presque se cacher pour faire ses recherches. Son directeur administratif finit par lui permettre de les conduire mais reviendra vite en arrière quand elles seront rendues publiques, donc inacceptables dans l’ambiance des années 1955. La stérilité de l’épouse de Masters perturbe la vue du couple, mais plus celle de la femme que du chercheur. La société américaine est bien présente.

Un logo rouge tardif

Il y a, bien sûr, le « logo » rouge, qu’on ne retrouve pas sur le site de la rts, rubrique  » +7″ qui propose durant sept jours les deux premiers épisodes! Le téléspectateur est « protégé », pas l’internaute! Avec « Masters of Sex », on vole assez haut. Mais il faut peut-être avouer une petite déception. Elle est peut-être liée à la fatigue due à la projection tardive qui s’est terminée le mardi peu avant 01h30 – problème sur lequel nous reviendrons prochainement. (12.11.14 – 19h00)

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