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Vendredi 8 novembre 2013

Le premier prix des SRT.

18h30 :cave de la Ville à Neuchâtel, accueil des participants à la remise du premier prix des SRT ; beaucoup de notables, et pas seulement de la RTS.

19H00 : plus d’une centaine dans une salle d’accueil du Palais DuPeyrou fondé par celui qui allait devenir un ami et défenseur de Rousseau. On s’y trouve pour la remise du prix, élégante virgule en bronze ou en fer blanc. Avec humour, Thierry Béguin, membre du comité régional  salue un représentant de l’État, à la fois directeur de la Police et de la Culture, soulignant qu’on n’aurait pas osé penser à une telle équation même en Mai 1968! La présentation des candidats est faite avec simplicité qui résume bien la procédure ouverte qui a conduit au premier choix de cinq «nominé». Le président de la SRT-NE parvient même de faire monter le suspens. Puis c’est l’ouverture de l’enveloppe pour connaître le verdict de près de 500 votants qui représentent probablement un bon échantillon  …. des membres des SRT. C’est pour HISTOIRE VIVANTE qui unit télévision, radio et presse : excellent choix. Le trophée – virgule de Charlotte Lauer doit tout de même être rendu provisoirement aux organisateurs pour y graver le nom du vainqueur tant sur celui coulé en bronze et que sur ceux des «nominés» coulés dans un métal plus commun.

«Il ne s’agit probablement que d’un temps! Le temps d’une pause, de maintenant, en somme… La virgule en est sa symbolique.» Charlotte Lauer, novembre 2013

Un peu dans la lune, je félicite « Manon » au lieu d’ « Irène » que je finis par croiser Mais je ne me souviens pas si j’ai voté au final pour « Histoire vivante » ou « Zone d’ombre ». Cà doit tout de même être « Histoire vivante » ! Puis je file aux « Pâquis » plutôt que de savourer les petits fours de l’apéritif dinatoire dans un des salons de l’Hôtel Dupeyrou où nous tournâmes il y a bientôt quarante ans une scène d’ « Une dionée » de Michel Rodde.

 

Bienvenue aux Pâquis

20h30 : sur RTS 1, donc, « Bienvenue aux Pâquis », une nouvelle série de la RTS, heureusement présentée à une heure où le grand public est bien présent.

Un patron de bar. Chaque spectateur se sent plus ou moins à l'aise avec les rencontres proposées aux Paquis. Pas très attirant ce patron de bar. Mais quand le commentaire voit en lui un "épicurien", on est en droit de s'interroger sur l'adjectif qui amorce un jugement de valeur

Un patron de bar. Chaque spectateur se sent plus ou moins à l’aise avec les rencontres proposées aux Pâquis. Pas très attirant « Philippe-le-belge » ! Mais quand le commentaire voit en lui un disciple d’ « Epicure », on est en droit de s’interroger ce nom qui amorce un jugement de valeur positif ou vaguement complice !

Perplexité. Je dois revoir « Rue de Berne » intégralement pour acquérir un peu plus de certitude. Est-ce une série de documentation ou cinq reportages commentés ? Un peu surpris par le commentaire qui accompagne un reportage plutôt qu’un document de création. S’agit-il d’immersion ?

Revu (jeudi 14.11.13 – 16h00) : le commentaire est envahissant qui confirme parfois ce que l’on voit. Des entretiens sont conduits comme cela se fait pour un reportage destiné à une émission d’information. On se croirait alors au « 19:30 »! Il y a bien quelques séquences d’immersion qui semblent saisir des bribes de vie, comme dans un document de création. Oui, de quoi s’agit-il, avec ce premier sujet qui part dans toutes les directions sans structure temporelle.Et il faut être genevois pour comprendre la géographie d’un quartier qui ne se limite pas à la rue de Berne. Et où sont-ils, quelques-uns de ces gens venus de cent nations, avec ou sans papiers ?

Motive : « le mobile d’un crime

21H05, épisodes 1 et 2  d’une nouvelle série proposée par la RTS, avec « La mort d’un prof » et un « Délit de fuite »

Beaucoup de sang dès les premiers plans. Et des proches du mort qui ont peut-être quelque chose à cacher, sait-on jamais, à un duo d’enquêteurs, un inspecteur et une inspectrice, qui n’auront rien de bien intéressant à nous apprendre d’eux-mêmes. Très rapidement apparaissent d’autres comparses qui n’ont d’abord apparemment rien à voir avec la victime. Quarante petites minutes pour résoudre une énigme assez peu surprenante, sans suspens.

Le lac WAKATIPU ou la beauté du paysage d'accueil pour "Top of the lake" de Jane Campion, une production d'Australie, Nouvelle-Zélande, USA et Grande-Bretagne

Le lac WAKATIPU ou la beauté du paysage d’accueil pour « Top of the lake » de Jane Campion, une production d’Australie, Nouvelle-Zélande, USA et Grande-Bretagne. Oui, mais pourquoi cette série présentée par ARTE les 7 et 14 novembre, trois épisodes, solution ridicule ! Réponse sous l’image suivante.

Tiens, cela se passe à Vancouver. Mais le Canada anglophone se distingue mal, à première vue, des USA. C’est bien troussé, comme la plupart de ces histoires policières américaines unitaires destinées à rassembler le public le plus large public

21h50 : « Délit de fuite » met en cause un vilain procureur ambitieux et une voiture de luxe qui a servi d’arme pour tuer une jeune fille trop envahissantes. Aussi tristement insignifiant que le premier.

Le côté sombre du paysage dans "Top of the lake" . mais qui se refléte dans l'eau de (moos ou FILLETTE)

Le côté sombre du paysage dans « Top of the lake » . mais qui se reflète dans l’eau ? Mieux vaut signaler par deux images une série incontestablement haut de gamme plutôt que de contribuer à faire la promotion d’une série de consommation courante qui laisse indifférent comme « Motive : le mobile d’un crime » !

Selon les habitudes des chaînes généralistes de service public et commerciales qui s’abreuvent de produits américains d’origine, les épisodes vont  deux par deux quand ce n’est pas trois par trois ou même plus par exemple sur M6. Les chaînes é péage des USA, du moins pour les séries ambitieuses, jouent le un  par un qui fonctionne  sur l’attente et conduit en principe à la fidélisation.

Made in Europe : « Downton Abbey », troisième saison

22h40, « Made in Europe », dans sa case horaire de deuxième rideau, destinée en principe à ce qui se fait de mieux en Europe.  Voici le début de la troisième saison d’une série britannique haut de gamme, « Downton Abbey », avec une première qualité à souligner d’emblée : enfin un seul épisode à la fois !

Le châteua d'Highclere qui sert aussi bien pour les extérieurs que des intérieurs de Doenton Abbey

Le château d’Highclere qui sert aussi bien pour les extérieurs que des intérieurs de Downton Abbey

La première saison se déroule d’avril 1912, quand sombre le Titanic, au 4 août 1914, lors que la guerre va commencer. Tout se passe dans cette période dans une famille noble de classe supérieure avec le monde des domestiques à son service, assurément dévoués, mal payés sans trop se plaindre, satisfaits de leur sort qui est pour certains d’entre-eux l’amorce d’une promotion sociale. L’esprit de la vielle Angleterre de la fin du XVIIIième.

Deuxième saison, qui va de fin 1916 à l’été 1919, avec le tueries et blessures de la guerre de 14-18. Les nobles conserveront-ils leurs privilèges ?. Les serviteurs sont appelés à combattre dans les tranchées. Le Château servira d’hôpital. La vieille Angleterre va perdre peu à peu une bonne partie de ses repères.

Une affiche devant le "vrai" château avec le personnel à gauche et les nobles Crawley. Et entre deux trône la douarière de Downton Abbey du camp de droite...

Une affiche :  devant le « vrai » château  le personnel à gauche et les nobles Crawley. Et entre deux trône la douarière de Downton Abbey

La troisième saison s’ouvre en mars 1920, avec un mariage d’une des trois filles du Comte et de la comtesse Crawley, qui ne va pas sans poser quelque problème. Un des filles, Sybil, a déjà rompu avec le milieu en épousant,  par amour y compris le chauffeur, dont elle partage le combat social qui commence. Il s’agit d’une série qui retient l’attention pour de nombreuses raisons, l’Histore d’un pays derrière une saga familiale avec ses classes sociales de maîtres et de domestiques dont les contours vont s’effacer.

Bonne occasion de se demander si mille spectateurs indifférents sont plus importants que cinq cents très contents.

TéléMonteCarlo, une filiale de TF1, est une chaîne généraliste dont l’Etat monégasque possède une part minoritaire de l’ordre de vingt pourcent. La RTS diffuse la série après TMC alors qu’elle s’efforce en général d’obtenir en avant-première la diffusion en Suisse romande. L’impact en Suisse romande de TMC est nettement inférieur à celui de TF1 ou de M6 qui offrent aux téléspectateurs une grouillante publicité suisse qui échappe ainsi à la SSR et aux chaînes locales suisses.

 

Une niche pour le cinéma d’horreur

23 :40, après les squelettes dansants qui annoncent le film d’horreur du vendredi soir – pour une fois, voici une programmation qui convient fort bien pour un public restreint cantonné bien à l’aise dans sa niche. Ce soir là, c’est un Tarantino, « Boulevard de la mort ». C’est pas ce que Tarantino  fait de mieux. Mais un Tarantino pas au mieux de sa forme, c’est au moins dans le milieu de gamme du cinéma….Je m’en fus pourtant au dodo avant la fin !

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Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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