Considérations estivales : III

Dans ces troisièmes considérations estivales, ce mardi 13 août 2013, deux sujets,

ci-dessous, le jeu avec gain « Cash à mille francs pour dix questions »

et plus bas le très et trop américanisé « Box-office à la carte« 

Voir aussi « Considérations estivales II » et « Considérations estivales I« 

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8/ « Cash » à mille francs pour dix questions

Les jeux télévisés s’inscrivent naturellement dans la volonté de divertissement de toute chaîne de télévision. On les quitte parfois en ayant appris quelque chose de plus, pas très souvent, mais au moins en s’étant un peu amusé durant quelques minutes, mission alors remplie par l’émission. « Cash » ( RTS1 – lundis peu après 20.00 durant une vingtaine de minutes). Et l’éventuel « fan » de l’émission qui peut-être existe peut la voir et revoir sur internet.

Logo de "Cash" en 2008

Logo de « Cash » en 2008

Le décor change plus que les plaisanteries

Il est assez fréquent qu’un jeu offre à des participants une récompense en argent, même si parfois cela tient du jeu de hasard. Vanesse et Enzo, selon l’habitude en divertissement qui réduit les gens à l’intimité d’un seul prénom, animent ensemble l’émission, le premier plus bavard que la seconde agréablement souriante. D’une semaine à l’autre, les plaisanteries restent un peu les mêmes si le décor, heureusement, change.

Enzo, présentateur de "CASH" avec un billet mieux que grandeur nature. Photo RTS - Kearney Anne.

Enzo Y, présentateur de « CASH » avec un billet mieux que grandeur nature. Photo RTS – Kearney Anne.

Difficultés grandissantes des questions

Un jeu est réussi s’il permet au téléspectateur de jouer de son côté, en un acte d’activité timide mais honorable. Mais pour que ce téléspectateur puisse se comparer aux participants sans être écrasé par eux, mieux vaut tout de même poser quelques questions dont les réponses sont à la portée d’un assez large public. Ainsi les dix questions de « cash » vont-elles en croissantes difficultés. Pour ajouter un brin de sel ici ou là, voici la question 5 qui permet de demander au public la réponse, la 7 qui impose de choisir celui qui va la poser, l’un porteur d’une question facile, l’autre d’une difficile. La 9, elle, demande que l’un mime en muet quelqu’un au quelque chose que l’autre doit reconnaître. Et le duo des concurrents, au bout de dix minutes, reçoit deux fois cinq billets de cent francs en équitable partage pour ceux qui ont franchi les dix obstacles. Il arrive même que les animateurs doivent donner des indices pour que le jeu ne s’arrête pas à la question deux !! Bien sûr, d’une question à l’autre, d’une semaine à l’autre, Enzo tente de faire monter le suspens en faisant attendre son verdict « juste » ou « faux »!

Vanessa (banquière). Vanessa(banquière). Cash. Novembre 2012 Photo RTS/Christin Philippe

Vanessa X (banquière). Cash. Novembre 2012
Photo RTS/Christin Philippe

Evidemment, les émissions se ressemblent beaucoup d’une semaine à l’autre, au point de provoquer une sorte de lassitude – mais ce problème du canevas sur lequel on brode n’est pas l’apanage des seuls jeux. « Un diner à la ferme », dans sa structure, doit tenir toute une saison et ne varie que peu d’une année à l’autre. « Cash » est une émission plaisante si on ne la voit pas trop souvent !

Les visages de ceux de l’ombre

Toutefois, on change de lieu et, avec deux caméras et une équipe d’une dizaine de personnes, on peut s’en aller faire quelque promenade touristique intéressante dans la localité choisie. Une formule originale pour le générique de fin : montrer dans le lieu d’accueil certains des collaborateurs qui font l’émission ce qui permet de faire découvrir au public des visages et pas seulement un nom dans le générique de fin que du reste personne ne lit quand il n’est pas coupé. Les « petites mains »  méritent d’être tirées de l’ombre. Une émission ne se réduit pas à ses seuls présentateurs !

Enzo présentateur de Cash à Caribana, ambiance tournage 2010

Enzo présentateur de Cash à Caribana, ambiance tournage 2010. Les images proposées par le rts médiapress privilégient les présentateurs. En voici tout de même une qui montre l’existence d’un de ceux de l’ombre, un caméraman qui reste pourtant anonyme.

Appel ou SMS à 80 centimes

L’argent est donc introduit dans la majorité des jeux. Il arrive même que ce soit le sponsor qui le mette à la disposition de la production. Reste que cette production pose aussi une question au téléspectateur qui semble avoir ainsi une chance de gagner cinq cents francs. Pour dire si XAMAX était un club de football associé soit à la ville de Berne, / taper un) ou à celle de Neuchâtel ( taper 2), il en coûte 80 cts par appel ou sms. En principe, il doit y avoir une répartition de ces 80 centimes entre différents partenaires. Combien de personnes – faut-il écrire de pigeons – pour répondre à des questions en général d’une grande facilité ? Un millier et c’est une recette de huit cents francs. Cinq mille et la recette se monte à quatre mille francs. Il en revient cinq cents au gagnant bien sûr par tirage au sort. Voici une forme de loterie qui pourrait bien être d’un rendement pour l’organisateur nettement supérieur à  celui de la LORO, à laquelle les petits jeux de questions tellement faciles font probablement concurrence peut-être même déloyale !

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PS personnel 

Bien entendu, le jeu y gagne quand on joue chez soi. Il y a trois positions possibles face à un jeu de connaissances larges plus que de culture générale qui ne se réduit pas à une réponse en un seul mot :

+ connaître immédiatement la bonne réponse

+ l’ignorer

+ mais avec l’âge qui progresse, le plus désagréable est de savoir que l’on sait répondre sans savoir retrouver les justes mots !!

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 7/ « Box office » à la carte

 Du lundi 1 juillet 2013 au 19 août, il y a bien huit semaines. Des milliers de téléspectateurs, probablement, ont choisi un film sur deux proposés chaque semaine. Nos remarques ne prennent pas en compte la décision finale du public, seulement le choix qui lui est offert. La RTS répète que son public fait son propre programme. Un peu court comme liberté de programmation ! Quel est le montant des recettes financières pas négligeables à coup de 80 centimes par message? Communique-t-on le rendement financier des appels ?

Sur seize films offerts, un purement français, « L’arnacoeur » de Pascal Chaumeil, attribué à la France en 2010. ( 19 août 2013)

« The ghost writer » est un film attribué à « G-B / Fr /(All ). C’est un grand film de Roman Polanski tourné en anglais avec une distribution presque totalement anglophone. Une certitude, le film ne peut pas être attribué aux USA. (5 août 2013).

Angelina Jolie et Johnny Depp dans "The tourist" (photo studiocanal)

Angelina Jolie et Johnny Depp dans « The tourist » (photo studiocanal)

« The tourist » est le titre français d’un film réalisé par l’allemand Florian Henkel von Donnersmarck en 2010 avec une distribution comprenant Angelica Jolie, Johnny Depp, Timothy Dalton. Il a coûté cent millions de dollars et en a ramassé paraît-il près de trois cents au niveau mondial. Il y a certes un co-produteur français, CANAL +.  (19 août). Cela permet à la RTS dans son avant-programme de le faire passer dans la catégorie France.

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Résumons : seize films proposés, treize incontestablement venus des USA, deux anglophones et un français. On ne peut pas dire diversité! Le premier rideau pour les anglophones même doublés en français !

 

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