Un nouveau décor pour le dimanche soir

Bien avant le dimanche 25 octobre 2009, le nouveau décor annoncé aura fait parler de lui pour mettre l’eau à la bouche. Pensez donc: les trois baronnies de sports, du «19:30» et des magazines font ménage commun!

Petit bout de décor no 1 avec un grand et modeste invité vedette. Dans l’esprit de certains concours, on dirait: si c’est Roger, tapez un, si c’est Rodgeur, tapez deux.

Bien, ce nouveau décor? Mieux que les anciens! Un balai neuf a pour mission de bien balayer. Plus fonctionnel, il devrait améliorer la mobilité et la décontraction, un peu comme dans le «19h45» de M6. Ma recherche d’une image d’ensemble du décor est restée vaine, peut-être par maladresse de navigation sur un site. Avec quatre parties de décors dans quatre images, l’imagination permet-elle de deviner l’ensemble? Par la même occasion, on observera les différences entre sourires, plus fémininement que masculinement éclatants. On se demandera ainsi si on ne joue pas avec la cravate du notaire genevois en coupant une image en quatre!

Sentiment d’étrangeté: rester planté devant son petit écran pendant deux heures et demi, c’est ressentir l’importance des plages publicitaires insérées entre 18h25 et 20h50. On s’en rend moins bien compte quand on a choisi de suivre une émission qui permet de ne pas se baigner, avant et après elle, dans les plages pub, où l’helvétique humour informatif ou promotionnel est plutôt rare.

Grand bout de décor no 2, avec un lointain Jean-François Rossé posant pour la postérité visage fermé.

Souffle nouveau sur les sports

Aux sports: un souffle nouveau, avec l’apparition d’un sujet magazine, lors de la première soulignant l’importance du sport en milieu carcéral pour deux détenus à visage découvert. Annonce est répétée de l’invitation d’une célébrité dont on lâche le nom vendredi, suspens terminé: Roger Federer est à la fois l’invité des sports et de «Mise au point» dans une rencontre avancée. Il n’y aura pas chaque semaine un aussi agréable «people», lucide et franc que celui que l’on nomme Rodgeur et qui s’écrit Roger sans «d» ni «u»!

«19:30» dominical, un peu plus court pour faire démarrer «Mise au point» au vingt-zéro-zéro: la tendance à moins de sujets un peu mieux développés est confirmée tous les jours. Il ne manque plus qu’une salve quotidienne de très brèves, comme un titre de rappel ou une photo légendée. Un ou deux changements à «Mise au point»: les meilleurs sujets restent tout de même ceux qui se terminent sur le sentiment de leur intérêt naissant.

Modeste bout de décor no 3: le sourire naissant d’Olivier Dominik pas encore très assuré.

Mise au point: de Kucholl à Troila

Dans l’ancienne formule, Vincent Kucholl détournait des images du téléjournal pour tenir un discours ironique ou impertinent, avec une saveur souvent acide. Trop pour subsister? Dommage. Le premier exemple de la rubrique de remplacement laisse vaguement songeur: est-ce vraiment une bonne idée que d’envoyer un comédien, Antonio Troila, en homme sandwich porteur de textes d’un chômeur français protestant à Genève contre la racaille d’Annemasse? Si on cherche à frôler l’émeute, alors OUI!

Les bons moments continuent de surgir de l’apport d’invités dans des dialogues sans langue de bois. Yvan Perrin, vice-président romand de l’UDC, n’a pas tellement apprécié le voyage en France de son conseiller national, frère en UDC, Dominique Baettig, qui réussit à aligner une bonne grosse bêtise à chacune de ses apparitions. Tout le monde ne peut pas égaler Freysinger dans l’exagération! Eprouvant le document sur les enfants dits illégitimes de prêtres, cachés par la hiérarchie religieuse qui ne «veut-pas-le-savoir». Où est Dieu, dans tout cela? Aux abonnés généreusement absents!

Assez grand bout de décor no 4: Les larges sourires (un brin forcés?) de Laurence Gemperle et Corinne Portier.

Le pouvoir se niche-t-il de plus en plus haut?

Durant les temps de l’ouverture du premier rideau (entre 18:00 et 20:00), la TSR ose sortir des chemins battus, avec «Couleurs locales» (en semaine à 19h00) et ce dimanche soir avec trois baronnies reliées par un nouveau décor. Qui prend la décision finale avant diffusion, ce que l’on appelle «final cut» – le montage final – en cinéma? Faut-il monter haut dans la hiérarchie pour le dimanche à la formule intéressante? Les bureaux régionaux ont-ils encore le pouvoir de décision finale sur les sujets plus imposés que proposés? Se préparerait-on à quelque crise quand la convergence risque de déplacer les pouvoirs de décision?

Les commentaires sont fermés.

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

Derniers commentaires
Catégories
Archives