Divers

Votations tous azimuts

(Temps de lecture : environ deux minutes)

On votait beaucoup, ce dernier week-end : élections allemandes, votations fédérales suisses, cantonales et parfois locales. Comment les a-t-on vues et entendues sur la seule RTS dimanche dès 19h30 et lues lundi 25 septembre 2017 dans deux quotidiens, l’un régional, « L’Express » et l’autre romand , « Le temps » ?

« L’express » 

Cinq pages sur trois sujets cantonaux. Le peuple neuchâtelois refuse l’Hôtel judiciaire à la Chaux-de-Fonds : une « vengeance » après l’échec récent de l’hôpital principal qui eut été installé dans le Bas ? Deux pages sur les trois sujets fédéraux et un peu moins d’une page pour l’Allemagne, comme pour la victoire de Xamax contre Winterthour. Normal pour un quotidien régional.

« Le Temps » 

La « Une »pour résumer l’actualité, du local à l’Allemagne, avec un grand titre : « Retraites : et maintenant ? ».Votations fédérales, deux pages. Une page pour Neuchâtel, avec petite place pour « L’agriculture indigène » et « Nyon » qui refuse un emplacement pour construire un centre pour requérants d’asile. Une page pour le nouveau Théâtre de Carouge et le maintien de deux langues dont le français en primaire à Lucerne. Une page pour l’Allemagne. Normal pour un quotidien généraliste suisse romand.

RTS1/RTS2

Couverture des votations fédérales et certainement les autres en bonne partie comme d’habitude, c’est-à-dire en bonne quantité, probablement de bonne qualité. Un survol au « 19h30 »prolongé. Dans les avant-programmes de couleur verte parus il y a trois semaines, rien d’annoncé sur les élections allemandes pour la soirée du dimanche 24 septembre 2017.

Sur le site de la RTS, ce lundi matin encore, le programme de RTS 2 de dimanche est incomplet, passant de « Al dente » à 20h15 à « Che Guevara » à 22h40,( « Guide tv » annonce le passage à 21h10 !). Je n’avais rien trouvé annonçant que la RTS allait ce dimanche soir effectuer changement de programme, une collaboration réussie entre francophones. TV 5 Monde, la »RTBF » et la « RTS » ont mis sur pied, à Bruxelles, une émission commune qui aura duré près de nonante minutes, qui n’était pas improvisée en dernière minute ! Isabelle Ory était présente à Bruxelles. La RTS avait mis à disposition quelques chapitres de la vie de celle que d’aucuns nomment « mutti » !

Il aura fallu peu de temps aux différents invités pour saisir les conséquences du vote affaiblissant les socialistes allemands et le centre-droit traditionnel qui soutient Mme Merkel. La « grande » coalition qui disposait d’une confortable majorité ne sera pas prolongée, comme l’ont annoncé les socialistes. Il faudra bien en former une nouvelle, avec le parti de Mme Merkel, les libéraux qui refont surface et les écologistes qui sortent légèrement renforcés de ces élections. Les invités, allemand ou belges, français ou suisse ( le journaliste suisse Frank A.Meyer) qui s’expriment tous en français, se sont efforcés de poser les bonnes questions sur l’avenir en évaluant les solutions pour un nouveau gouvernement qui risque bien de ne pas être opérationnel avant plusieurs semaines.

On peut  donc se féliciter de cette collaboration entre francophones de TV 5 monde, de la RTBF et de la RTS. A Bruxelles, les tables du décor forment un triangle isocèle réunissant les animateurs et faisant place à deux groupes d’invités qui avancent dans la discussion sans le moindre esprit d’affrontement, qui n’interdit pas une vision personnelle appuyée d’arguments de la nouvelle situation politique en Allemagne. Un gros point d’interrogation, qu’un député invité grec aura contribué à bien poser : quelle Europe après ces élections allemandes qui ont vu l’extrême-droite « désagréable » progresser significativement? Entre-t-on, aussi en Allemagne, dans un repli nationaliste qui passe entre autres par le Brexit ou est, en France, solidement installé au Front National?

Une excellente soirée sur RTS 2, d’autant plus qu’elle fut suivie d’un portrait lucidement et amicalement tracé de la naissance du mythe « Che » Guevara.

Importance du décor pour un débat d’idées

Les images d’animatrices de débat sont plus nombreuses que celles des décors! (Temps de lecture : environ trois minutes).

Dans tout débat, il y a au moins deux personnes, celui ou celle qui interroge et l’invité(e), en face-à-face. Dès que le nombre augmente se pose un problème de pure organisation : comment disposer les intervenants, que faire du public composé d’invités qui n’interviennent pas ?

Des comparaisons sont intéressantes à faire entre « C..dans l’air » (France 5- Caroline Roux), « 28 minutes » ( Arte-Elisabeth Quin) et « Infrarouge » (RTS 1-Esther Mamarbachi), émissions quotidiennes ou hebdomadaire placées sous responsabilités éditoriales féminines. Seule la RTS accueille un public comme au spectacle, lequel applaudit au début et à la fin sans jamais intervenir. Il n’apporte rien à l’émission elle-même, mais peut-être sa présence conduit-elle certains intervenants à « amuser-la-galerie ». La RTS accomplit un geste certainement apprécié de relations publiques à l’égard de quelques dizaines de téléspectateurs, chaque semaine, espérons-le ravis de découvrir l’envers d’une émission et son décor, de croiser en coulisses les intervenants et d’entendre le lendemain les remarques du genre « On-t’a-vu-à-la-télé » !

L’animateur peut donc être seul ou accompagné de collègues (comme dans « 28 minutes » ) pour recevoir plusieurs intervenants, au moins quatre. Ceux-ci sont ou bien des « experts » qui apportent leur vision du sujet abordé ou des «combattants » regroupés en deux camps qui vont s’affronter, en particulier s’il s’agit de répondre par un oui ou un non lors d’une prochaine consultation populaire. L’organisation dans l’espace du décor va donner un sens à la tonalité du débat.

France 5

Le décor récent, Caroline Roux de dos (Photo France 5)

 «C..dans l’air », maintenant souvent animé par Caroline Roux, utilise le demi-cercle de la table ronde dont la partie manquante est occupée par le téléspectateur invité à assister au débat. Une table ronde ne conduit pas à des affrontements. C’est le lieu d’une discussion qui permet de faire le point, d’additionner des informations, de les interpréter, d’écouter les positions des uns et des autres qui ne cherchent pas à avoir raison. Le téléspectateur conserve sa liberté d’appréciation.

Caroline Roux,le 1511.2016, titre de l’émission, « Hollande/Trump : çà chauffe! »( Photo France 5)

28 minutes

« Elisabeth Quin, principale animatrice, est accompagnée pendant tout l’émission de deux journalistes de la chaîne, préparés pour intervenir sur un aspect du sujet principal. D’autres interventions s’inscrivent dans l’émission. Trois invités, issus de la société civile, leur font face. Les blancs et les rouges dominent. La table transparente, formant un polygone avec des angles « doux », s’inscrit dans un cercle sans heurter l’œil. Le décor est ainsi amical, reposant, convivial. Il convient à une émission où les avis s’additionnent.

Elisabeth Quin devant le 8 de « 28 minutes » qui en dure environ 40 (Photo Arte)

Un autre participant se fait discret, le dessinateur dans le studio, que l’on ne voit pas dans les plans d’ensemble. A plusieurs reprises, l’animatrice en appel à son ou ses dessins qui résument la discussion et surtout la commentent avec un humour indéniable et en frappant souvent juste : utile rappel d’indispensable esprit critique. Il y a fort longtemps, « Infrarouge » faisait appel à Mix&Remix. Son absence a appauvri l’émission.

Infrarouge

L’ensemble du décor d’Infrarouge (PhotoRTS)

« Infrarouge », dès son ouverture, offre un savant désordre de cercles parfois brisés, plus ou moins tordus qui s’inscrivent les uns dans les autres. De sièges rouges accueillent le public.Un rouge presque « rageur » est ainsi mis en valeur par les blancs. L’animatrice siège seule devant une surface blanche qui ressemble plus ou moins à un triangle isocèle. Mais au lieu d’un sommet, l’œil est attiré par deux segments brisés formant ainsi deux pointes presque agressives installées devant une base solide. Un groupe de deux ou trois personnes se trouve à droite de l’animatrice, un autre d’égale importance lui fait face.

Un détail tourmenté et coloré du décor d’Infrarouge,  24 juin 2o16 ( Photo RTS)

Le décor d’ « Infrarouge » est donc construit pour mettre en scène l’affrontement entre groupes si possible agressifs, qui obéissent plus ou moins à un arbitre qui donne des ordres pas toujours suivis ou des directives pas forcément écoutées.

Mais « Infrarouge » organise tout de même un certain nombre d’émissions dans ce décor pour  face-à-face conflictuel dans un esprit plus serein d’écoute réciproque beaucoup plus enrichissant pour le téléspectateur. L’émission du 6 septembre 2017, intitulée « Corée du Nord : vers une guerre nucléaire », fut d’un niveau remarquable, équivalent à celui de «  C.. dans l’air ».

Esther Mamarbachi et Alexis Favre, le duo de 2017 pour l’animation d' »Infrarouge »
( Photo RTS)

Serpent venimeux inattendus….

 ((Temps de lecture : environ trois minutes. Les images sans légende qui illustrent ce texte proviennent du site de France 4))

J’ai une sorte d’allergie aux serpents, parfois avec une amorce presque physique de froid dans le dos en en voyant l’un ou l’autre en mouvement sur le grand écran d’une salle comme le petit d’un salon ( Suivre la télévision sur un téléphone portable n’est pas possible.. puisque je continue de vivre sans portable !).

Cela vient de très loin, de l’enfance, d’une rencontre sur une route avec un serpent dont j’imaginais qu’il était dangereux, courageusement écrasé, puisque ce devait être une vipère, avant d’apprendre que j’avais occis un pacifique orvet ! Quel lien entre cet « meurtre » gratuit et inutile et l’allergie à l’image de n’importe quel serpent ? Ce sentiment désagréable, à la vue de l’image de n’importe quel serpent, subsiste.

Au hasard du « pitonnage »

 Ce samedi 19 août 2017, il y avait « Les coups de cœur d’Alain Morisod » (RTS1), des « Voice kid » ( TF1), les exploits de « Fort Boyard » ( France 2), « NCIS » ( M6) ! J’ai failli, comme souvent le samedi, passer un début de soirée avec le sujet historique d’ARTE, toujours porteur d’un potentiel informatif qui permet de ne pas éprouver le sentiment d’avoir perdu son temps. Mais je n’ai pas résisté à la tentation de savoir si mon « froid-dans-le-dos » à la vue de serpents persistait. France 4 proposait une mini-série en rafale, quatre numéros de quarante minutes environ avec comme titre « Les dix serpents les plus dangereux » à découvrir au Costa-Rica, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Chine. Ce ne fut du reste pas un succès d’audience en France, à peine une part de marché de 1.3%, équivalent à 226.000 personnes ( source www.toutelatele.com qui affiche dans la matinée les audiences du jour précédent- pas en Suisse, en France !).

Territoire non desservi !

Oh miracle personnel : pas le moindre frisson dorsal ! Une émission magnifique, qui rend même presque supportable la rafale de quatre épisodes alignés les uns après les autres. Trois heures de suite avec, dans chaque pays, le dix plus dangereux serpents venimeux. A un détail près : vu seulement trois serpents de Chine, le dernier apparaissant fort tardivement à 23h40.

Je me proposais de voir la fin le lendemain, grâce aux reprises. Chose faite dimanche matin : « Pour des raisons de droits concédés à France Télévisions, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique. Qui est le responsable de cet accès impossible ? Le détenteur des droits qui veut pouvoir vendre son produit en Suisse ? La RTS qui, ayant acheté les droits, ne veut pas se faire brûler la politesse par le voisin? Mais à qui donc s’adresser pour connaître le réponse ? A la médiatrice de la RTSR, pour porter plainte contre ce qui revient à une interdiction d’accès à une émission proposée par une chaîne généraliste d’un service public étranger ? Reste à faire un autre contrôle : par le « replay qui permet de tout revoir sur son propre téléviseur. Contrôle pas encore fait lors de la mise enligne de ce texte

Nigel Marven, un vrai « conteur »

Il faut alors dire le pourquoi de ce qui fut cette surprise conduisant à un véritable plaisir. Voici un autre souvenir lointain, celui d’André Voisin, de l’ORTF, qui animait une émission, « Les conteurs », donnant la parole à des « anonymes » habités par leur don de raconter leur vie, leur quotidien, avec leurs mots, leurs accents, leurs rythmes. Nigel Marven, producteur de télévision et zoologiste, aurait très bien pu être l’un de ces conteurs parfaitement à l’aise pour employer le verbe qui presque sans interruption appuie sa présence.

Il y a donc le Verbe, précis dans l’information sur les caractéristiques de chaque serpent parfois découvert sous nos yeux à l’aide d’un crochet habilement manipulé. Il exprime, dans sa langue maternelle, l’anglais, son admiration lucide pour la beauté des animaux qu’il montre. La traduction en français respecte respecte la diction de la langue originale.

Des plages contemplatives

La construction de chaque épisode respecte le parti-pris initial, montrer dix serpents venimeux, remontant du dixième au premier, du moins au plus dangereux. Des arrêts permettent de résumer la situation et d’ouvrir des parenthèses contemplatives. Puisque certains reptiles se nourrissent d’oiseaux , voici certains d’entre-eux. La tête de ce serpent ressemble à celle d’une tortue, on en rencontre une vraie. Une vipère aux couleurs vives est accompagnée d’un dicton populaire : rouge sur jaune tue la faune.

Nigel Marven emporte l’adhésion parce qu’il parle bien de ce qu’il aime transmettant ainsi son plaisir. Un conteur parle de ces reptiles qui font parfois « froid-dans-le-dos », avec des images fascinantes autant que belles. Il se met en scène avec son enthousiasme qui ne nuit pas à l’information scientifique. Des moments rares offerts par le petit écran…..

De la concession au plaisir….

Le direct pour les sports sur petit écran est un impératif qui joue contre la volonté de respecter un horaire strict, parfois à la seconde près (lancement à 19 :30 :00 du « Téléjournal » RTS). Les « fans » de sports sont gâtés par la SSR-SRG donc la RTS, qui se proclament fières de consacrer autant de temps aux sports. Ces jours, à force de regarder du football européen féminin, de l’athlétisme mondial, j’en oublie de « nourrir » ce blog ! Regretter le trop-plein de sports n’interdit pourtant pas de prendre plaisir à suivre certains d’entre-eux.

L’inattendue équipe gagnante, la Holande : tout simplement le plaisir offert par du très beau football !(photo rtssporrts )

Les quatre pôles de la concession

Il est bon de se rappeler ce que l’on peut attendre du petit écran et de ses multiples autres supports de programmes, selon la concession qui est accordée à la SSR-SRG par la Confédération qui n’impose rien dans le domaine du sport:

La SSR contribue:

  1. à la libre formation de l’opinion en présentant une information complète, diversifiée et fidèle, en particulier sur les réalités politiques, économiques et sociales;
  2. b)  au développement de la culture, au renforcement des valeurs culturelles du pays et à la promotion de la création culturelle suisse, en tenant particuliè- rement compte de la production littéraire, musicale et cinématographique suisse, notamment en diffusant des émissions émanant de producteurs suisses indépendants et des émissions produites par elle;
  3. c)  à la formation du public, notamment grâce à la diffusion régulière d’émissions éducatives;
  4. d)  au divertissement.

Le divertissement le plus populaire est celui qui obtient les meilleures parts de marché. Certains sports s’inscrivent parmi les divertissements les plus appréciés.

L’équipe suisse, qui échoue avant les quarts de finale : le plaisir inattendu  d’un  football de qualité un peu irrégulière- (photo RTS SPORTS)

Une bonne place est accordée à l’information, de la brève du quotidien (les téléjournaux) aux soirées thématiques consacrées à un même sujet (les mardis d’ARTE, certains mercredis soirs de la RTS) en passant par les magazines de réflexion relativement courts (Mise au point) au plus développés(Temps présent). Les émissions éducatives sont plutôt rares.

Reste parfois un peu de temps d’antenne pour des émissions culturelles, y compris celles qui abordent l’information alors replacée dans son contexte. Les plus intéressantes jouent sur la sensibilité du propos, sur l’élégance de l’expression, la valeur ajoutée par la beauté. Les heures de grande écoute sont rarement réservées à l’enrichissement culturel.

Pour la culture, la radio, plus souple, sans publicité, moins soumise au grand nombre, fait mieux que la télévision. Mais comme j’ai choisi depuis presque toujours de donner la priorité à l’audiovisuel, je ne marque pratiquement pas de temps d’arrêt radiophonique, autrement qu’en étant assez fidèle au « Mezzo » du petit écran.

Prendre plaisir…

Le plaisir de (re)voirJeanne Moreau, forcément sublime en Célestine, et qui le restera, ne serait-ce que pour les bottines que Bunuel lui fit porter dans « Le journal d’une femme de chambre » ( photo ARTE)

Donner une priorité personnelle à la valeur culturelle et à l’information sans mépriser le divertissement conduit forcément, pour suivre les programmes tels qu’ils sont officiellement proposés par les chaînes, pour à se transformer quelque peu en « oiseau de nuit ». Bien sûr, la multiplication des accès à une émission, par les « play tv » et les « replay » sur internet donne la liberté de l’heure d’accès. Mais je me libère alors mal de l’étrange sentiment d’être seul à voir une émission qui n’est pas accessible à d’autres au même moment.

Une exigence dépasse le divertissement, l’information, l’enrichissement culturel: c’est le plaisir que l’on à éprouve à suivre un développement audiovisuel avec la richesse de son propos, les qualités de sa présentation. Ecrire dans un blog sur la télévision, c’est aussi le plaisir de partager son propre plaisir et parfois d’expliquer les raisons d’un rejet plus ou moins violent. Reste à souhaiter que le lecteur prenne plaisir à voir ces images et à lire  leurs légendes….

« Tour de France » : encore en 2023!

(Temps de lecture, entre deux et trois minutes )

 « Bonne nouvelle », selon un communiqué de la SSR-SRG, paru le vendredi 21 juillet 2017 : en 2023, la SSR-SRG et ses unités d’entreprises pourront encore et toujours diffuser un direct le « Tour de France » et un bon nombre d’autres grandes classiques du cyclisme en Europe.

Une petite phrase peut retenir l’attention : Les parties ont convenu de ne pas divulguer les détails des contrats. Autrement dit, ne posez pas une question pourtant intéressante : combien çà coute ? C’est France télévision qui assure l’image et le son direct qui lui est associé pendant la course. Et comment cela se passe-t-il entre l’entreprise qui produit les images et celles qui les reprennent dans le monde entier?

Warren Barguil, un français à pois pour faire plaisir  aux Français en 2017 (Source: RTS sports)

Le cyclisme, une longue tradition

Est-ce là chose importante? Avec qui « Unit Sport SSR » signe-t-elle ces contrats discrets, via l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER)? C’est un motif de satisfaction d’Adrian Ehrbar, responsable de « Marketing et Communication Business Unit Sport SSR »:

«Le cyclisme en Suisse jouit d’une longue tradition et occupe une place importante dans l’offre Sport de la SSR. C’est pourquoi je suis ravi que nous puissions continuer à faire vibrer notre public suisse en direct devant le Tour de France et toutes les grandes classiques.»

L’étape Pontarlier-Verbier en juillet 2009 : une présence suisse évidente! (Source : RTS sports)

Faut-il vraiment en passer par la SSR pour « vibrer » durant le Tour de France ? Les responsables des sports de la SSR-SRG font bien leur travail d’administrateurs de flux financiers discrets. Mais après ? Quelle est la contribution non-financière de notre télévision nationale à un événement comme le Tour de France? Il n’est pas évident d’offrir systématiquement le direct dont on comprend tout de même que cela se paie. Souvent l’apport se limite au commentaire, qui, lui, est fait « maison ». Il est clair qu’un tel commentaire  prend un poids différent puisque on se trouve dans un système où des Suisses parlent de Suisses ! Durant le Tour de France, peu d’occasions d’attirer l’attention sur des cyclistes suisses : Albasini et Kung sont apparus dans les dix premiers de deux des dernières étapes. Il serait surprenant de justifier les heures et les heures consacrées au « Tour » pour ces  rares apparitions!

Pas de Mont Ventoux en 2017, mais déjà Christopher Froome en jaune en 2013 ( source : France télévision)

Notons en passant que le Tour de France, c’est aussi la promotion de certaines marques. On sait que Tissot fabrique montres. Mais même en ayant vu beaucoup de maillots blancs portant les mots « SKY » ou rouges avec « AG2R », je ne sais toujours pas ce qui se cache derrière eux. Ce n’est pas grave.

Un journaliste et un consultant

Ainsi donc l’apport romand à ce direct cycliste réside dans le seul commentaire. II est intéressant dès lors de s’en aller pitonner entre différents directs pour comparer le travail des commentateurs. Avec son consultant Daniel Atienza, la RTS tient un bon collaborateur externe, tout aussi intéressant que ceux que l’on entend sur France 3 puis France 2 chaque jour pendant trois semaines. Une différence tout de même : France Télévisions peut faire intervenir pendant et après la course plusieurs autres invités, ce qui a un mérite d’ouvrir d’autres « regards » sur la course et ses rebondissements.

Triomphe du tourisme

Le tour de France c’est aussi l’occasion de faire de la promotion touristique au sens large, des paysages, des montagnes, des lacs artificiels mais aussi des bourgades, des belles demeures, de splendides châteaux, de monastères. France Télévision peut déléguer d’autres commentateurs hors course qui permettent tout de même de caresser l’oreille avec des dictions plus variées que celles du duo suisse.

Deux vainqueurs du Tour de France dans les années cinquante, Ferdy Kübler et Ugo Koblet. Oui, mais s’y trouvèrent-ils ensemble une même année ? (Source : RTS sports)

L’apport de la RTS au direct proposé par la SSR-SRG est donc réduit au presque au seul commentaire, apport modeste intéressant. La RTS n’introduit guère, à l’intérieur du direct, comme le fait France Télévision, des documents préparés à l’avance, hormis les indispensables plages publicitaires. Pitonner d’une chaîne à l’autre offre donc un peu d’agréable variété pour accompagner les mêmes images.

Tour de France ? Pas sûr. Mais pour le souvenir de Ferdy Küblier, vainqueur dans les années cinquante.. Jolie, la « topo » suiveuse… (source RTS sports)

Les commentateurs romands remercient souvent les téléspectateurs romands d’être fidèles à la télévision romande. Comment mesure-t-on cette fidélité? Il faut les croire sur parole.

« O.J.Simpson :Made in America »

Temps de lecture : environ trois minutes !

O.J.Simpson est né en juillet 1947 dans un quartier pauvre de San Francisco. Il est devenu célèbre surtout par sa rapidité, comme joueur d’un club universitaire de Los Angeles, dans le football américain, qui tient un peu du rugby, avec son numéro 32. La gloire est confirmée par le cinéma, même s’il n’a pas laissé d’impérissables traces comme acteur, mais aussi par la publicité où il incarnait des marques comme Chevrolet ou Herz. C’était peut-être une des premières fois qu’un « acteur » devenait représentatif d’un produit comme le fait aujourd’hui par exemple Georges Clooney.

D’une première union, avec une jeune noire, Marguerite, il a trois enfants. Après un divorce, il épouse une blonde blanche, Nicole Brown. Ils auront deux enfants. Il mène grande vie, se montre possessif, jaloux et violent. En 1994, son ex-épouse est assassinée en même temps qu’un de ses amis. Le procès dure plusieurs mois en 1995 : il est acquitté par une instance pénale mais condamné au civil à des amendes qui se comptent en millions. En 2008, il est puni d’une peine ferme de 33 ans pour un enlèvement et vol à main armée. Cette condamnation sévère de 2008 peut être comprise comme une sorte de compensation de l’acquittement plutôt inattendu de 1994.

Le couple Nicole Brownm- OJ (Made in america- photo fx/arte)

OJ est-il coupable ou non du meurtre de sa femme qui pouvait passer pour une exécution, y compris celle d’un témoin ? Ce n’est pas la question que se pose le réalisateur. Et même si c’était le cas, force est d’ajouter qu’il n’y a pas de réponse claire, face à des indices contradictoires. L’intérêt de cet étrange « objet » audiovisuel réside ailleurs, installé qu’il se trouve entre le cinéma, qu’il faut encore voir sur un grand écran dans une salle obscure avec d’autres personnes durant un temps imposé et limité et la télévision, qui se consomme par doses volontaires de durées très variables, dans une certaine solitude sur plusieurs supports.

Une occasion manquée

 Le public américain s’est passionné pour le procès, les blancs jugeant OJ coupable et les noirs innocent, en grandes majorités. Une série de fiction « American crime story », lors de sa première saison montrée en 2016, entre autres à la RTS durant l’été, intitulée « The people vs. O.J.Simpson » semble bien, d’après quelques lectures fiables, avoir été d’un assez bon niveau. Je regrette de ne pas l’avoir vue. Les résumés des dix épisodes font apparaître les mêmes personnages et faits que ceux qui survolent « Made in américa ». L’occasion eut été belle de se livrer à une démarche comparative entre la fiction portée par des acteurs et la documentation reposant sur des documents et reportages appuyés par des entretiens récents.

La gloire du sportif ( Made in america – photo ARTE)

Tout vient du montage

 Le titre de la série récente, «J.Simpson : Made in america », donne une première indications sur le double contenu , la personnalité de JOSimpson, certes, mais aussi son enracinement dans une société précise, l’Amérique qui peut « fabriquer » un tel personnage. Les cinq numéros, par leur titre, fournissent, eux aussi, une indication précieuse sur le contenu :

+ Je ne suis pas un noir. Je suis OJ

+ Dans cette ville de violence policières

+ Une défense sans scrupule

+ Un gant tient le monde en haleine

4ème partie : la preuve par le gant : Made in America
(PHOTO ARTE / FX)

+ Un acquittement par étapes

On saisit ainsi assez bien la structure qui part de Simpson en gloire, s’installe dans une ville marquée par des violences policières racistes puis observe le fonctionnement de la justice conduisant à un acquittement contesté. On passe ainsi d’un individu à une société, laquelle finit par être en quelque sorte responsable par son comportement d’avoir réservé une place à un tel personnage.

Cinéma et télévision

 Le cinéphile a une exigence de base devant le cinéma : il se fonde, dans la mouvance qui l’aborde comme un art, sur la notion d’auteur, généralement celui ou parfois celle qui donne vie à des personnages par des acteurs ou organise des documents avec son regard personnel. Pour le cinéphile, le cinéma de divertissement qui s’appuie sur des acteurs et la virtuosité du spectacle n’est pas souvent pris en compte comme « cinéma d’auteur ».

Il n’existe pas encore, en télévision, l’équivalent du cinéphile. On pourrait le nommer « téléphile » qui rechercherait prioritairement l’auteur de l’émission. On s’en approche dans le domaine des séries, le responsable du spectacle ( le showrunner) de plus en plus fréquemment mis en évidence comme raconteur d’histoire et organisateur chargé de maintenir l’unité des épisodes entre eux.

Un film de cinéma se regarde dans les meilleures conditions dans une salle obscure, avec d’autres spectateurs, durant en moyenne deux heures, des exceptions étant possible sans  dépasser trois heures.

Parmi les offres de la télévision, la série occupe une place originale. Elle apparaît de de plus en plus fréquente, sans aucune obligation dans la durée, allant de quelques petites minutes à plus d’une heure par épisode, le nombre de ceux d’une saison et de ces dernières variable eux aussi. Mais une série se consomme en solitaire, devant un petit écran ou les supports qui s’y rattachent, comme le portable par exemple.

Huit heures de projection

OJ SIMPSON est une série de cinq épisodes, chacun d’environ 9o minutes. Les premiers textes parus à son propos mentionnent un nom Erza Edelman, comme le responsable unique de la série. Le 26 février 2017, « OJSimpson, Made in America » obtenait l’Oscar du meilleur documentaire, dans une compétition assurément vouée au cinéma. Cette série, mais on pourrait tout aussi bien écrire ce film de 7h57 minutes, commandée par une chaîne sportive est une production pour le cinéma qui trouve son chemin à la télévision beaucoup plus souple avec le temps de projection.

«  OJSimpson : Made in America » est une œuvre audiovisuelle d’auteur que l’on peut considérer aussi bien comme un très long film que comme une série télévisée récurrente, issue de la documentation qui repose sur un montage créatif.

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Conversations avec Mr. Poutine

 Lundi 26 juin 2017, France 3 présentait les deux premiers épisodes d’une série de documentation/information tournée par un grand cinéaste, Oliver Stone en premier rideau, de 20h55 à 24h00, avec deux épisodes complétés par une première réflexion d’invités en fin de soirée.

Les épisodes 3 et 4 sont inscrits sont inscrits au programme des mercredi 28 à 23h30 et jeudi 29 juin à 23h40, comme s’ils n’étaient destinés qu’aux plus courageux des téléspectateurs insomniaques. Une fois de plus, une chaîne de télévision cherche à faire glisser ses « clients » vers internet accessible à toute heure.

Oliver Stone

 Oliver Stone est un grand réalisateur américain né en 1946, à la riche filmographie, une vingtaine de longs-métrages, comme « Wall street » ( 1987 et 2010), « Platoon », « Né un a juillet », « JFK ». Il a aussi emprunté la voie du cinéma de documentation pour « Comandante » (des entretiens avec Fidel Castro – 2002 ), « Looking for Fidel » (2004- même interlocuteur, diffusé sur le petit écran). L’ensemble de son œuvre aborde, dans une totale liberté, des sujets qui concernent son pays dans un esprit critique assez sévère.

Photo France 3

Comment un réalisateur américain parvient-il à obtenir du président d’un grand pays comme la Russie une douzaine d’entretiens de parfois plusieurs heures chacun, pour récolter plus de vingt heures d’images et de sons qui vont servir en bonne partie à élaborer une série de quatre épisodes d’une heure ?

Le réalisateur, qui maîtrise son montage, peut construire sa série en complétant les entretiens par différents documents américains ou russes qui s’en viennent corroborer des éléments des conversations. La structure centrale de ce que l’on pourrait appeler « témoignage audiovisuel » est fondée sur le verbe.

Le parti- pris

 L’attitude du réalisateur qui ne prétend pas être journaliste est simple : il pose des questions autour de quelques grands thèmes, écoute les réponses qui amènent d’autres remarques. Au montage, il respecte l’unité de lieu. Il glisse d’un sujet à l’autre sans ajouter de commentaire qui lui permettrait de mettre en doute la réponse. Il ne s’agit donc pas d’un débat.

Poutine parle russe, Stone anglais. Entre eux, un troisième homme, discret, le traducteur. Sur la bande sonore, on entend sans avoir besoin de chercher à les comprendre, les interventions de chacun. La version proposée par France 3 restitue en français, avec une subtile fluidité, une conversation qui se tient dans deux autres langues.

Une idée de la slpendeur de certains décors (Photo Franc 3)

Pour enregistrer ces conversations, il met en place un dispositif assez lourd : il dispose d’au moins deux caméras et micros. L’entretien s’effectue sous différents angles. A plusieurs reprises, on voit le trio principal entouré d’une équipe technique, dont la présence semble n’avoir aucune influence sur le trio formé du président, de son interlocuteur et du discret traducteur. Cet environnement technique ne gêne personne.

De la première à la deuxième partie, on sent une certaine évolution : plus le temps passe et plus les images se rapprochent des visages, les plans rapprochés remplaçant souvent ceux d’ensemble. Comme si on partageait une sorte de climat de confiance réciproque – de complicité même ? Le recours au montage de documents extérieurs ne nuit pas à la priorité attentive portée à la conversation.

Aux USA, reproche aurait été adressé au cinéaste questionneur d’une trop grande connivence frôlant l’obséquiosité avec son interlocuteur. Stone voulait donner à écouter ce que le Poutine dit de son pays et des relations avec les USA qui ne sont ni au beau fixe, ni à l’orage permanent. Il ne lui appartient pas de commenter les réponses qui lui sont données. Il se refuse à toute forme de polémique.

Un utile débat

 Sylvie Kaufmann ( journaliste au « Monde »), Bernard Quetta ( « France Inter), Renaud Girard ( « Le Figaro », partenaire de France 3 pour cette série pour cette mini-série), Hubert Védrine ( ancien ministre des affaires étrangères ) et Oliver Stone ont participé vers 23 heures à un fort intéressant premier débat complétant sur plusieurs points la conversation, choisissant des angles d’approches différentes. « Conversations avec Mr Poutine » est tout simplement un excellent document audiovisuel, présenté en priorité et peut-être uniquement sur de petits écrans.

Une telle minisérie contribue peut-être à mieux comprendre la place de la Russie nouvelle dans le monde d’aujourd’hui. Il pourrait être intéressant d’y revenir….

Présidentielles françaises

Jeudi 11 mai 2017 :  « Temps présent »  a proposé un reportage sur la présidentielle de nos voisins!!! ( Rediffusion le lundi 15 mai sur RTS 2 à 15h109.

Mais avant, il y eut entre autres…..

EMMANUEL MACRON POUR LA RTS A L HOTEL BEST WESTERN CHARLEMAGNE LYON LE 4 FEVRIER 2017

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On a pu suivre en Suisse romande ces derniers mois les élections au conseil d’Etat du canton de Valais puis à celui de Vaud. Chez les premiers, un élément a sinon passionné du moins intéressé, le sort de Freysinger, chez les seconds, on se demande ce qu’il arrivera à Mme Chevalley alliée de l’UDC – ou le contraire.

A onze puis deux

Roupie de sansonnet à côté de l’élection à quatre étapes de France, primaire à gauche (droite interdite ou mal venue), primaire à droite (gauche malvenue ou interdite – enfin, du temps où les français pouvaient encore y voir clair entre gauche et droite, au point d’oublier ce centre qui finit presque partout par être indispensable pour qu’un gouvernement existe), premier tour à onze quatre « grands », un moyen et six petits, dont un petit un petit moins petit que les autres ( retrouvé ensuite chez Marine), puis grande finale à deux ( dans l’ancien vocabulaire, centre droit ou centre gauche plutôt au centre mais légèrement à gauche contre droite extrême – pas trop de mal à ce classement dans le clan familial, deuxième génération en attendant le troisième – on en reparlera en 2022 ) : le spectacle fut aux rendez-vous. Fut-il grand ? Là n’est pas la question.

 15’140 mille français ont suivi le débat, 60 % de part de marché, 32,2 sur TF1 et 27,8 % sur France 2. Donc il y avait ce soir-là 25 millions pour regarder la télévision. C’est en effet du score … tout de même en retrait sur une finale de coupe du monde football quand joue la France ( j’affirme sans avoir vérifié !). Pas de pub sur France 2. ( pas de pitonnage ce soir-là). Que veut dire ce quinze millions ?

En 2012, ils étaient 17,8 millions pour Sarkozy-Hollande ( du temps de la droite dure contre la gauche modérée). Donc, en 2017, moins qu’en 2012. Un signe tout de même.

Quinze millions à 21h00, et encore quinze millions à 23h30 ? Bien entendu, impossible d’entrer dans de pareilles nuances quand on vit dans l’ère de Tweet de 140 signes, espaces compris. Oui, mais, comment compte-t-on un téléspectateur qui aurait suivi les 75 premières minutes seulement ? Comme un demi-français, sauf erreur. Donc ce quinze millions, ce seraient plutôt 37,5 millions d’heures de visionnement ( quinze millions durant 2,5 heures). Donc en fait, ceux qui ont vu au moins un bout de la rencontre verbale entre une dame agressive et un monsieur qui a su rester calme, dépassent largement les quinze millions. Et l’évolution en cours de soirée est une information qu’il serait intéressante de connaître, pour avoir une idée un peu plus subtile sur l’attention apportée au débat.

En résumé 

A la question d’un proche me demandant comment s’était passée ma soirée intégrale, j’ai répondu ceci : ceux qui avaient décidé de voter Le Pen comme ceux qui ont décidé Macron doivent être rester à peu près les mêmes. Il se pourrait pourtant que les indécis soient plus nombreux à s’être décidés pour Macron que pour Marine. On dit un peu partout « Macron » au masculin, nom de famille, et « Marine » au féminin, prénom qui contribue à effacer « FN » et « Le Pen » Macron lui-même s’est presque toujours adressé à »Madame le Pen » pour insister sur la dynastie – c’est habile !

Que firent les romands ?

 En France, un clic sur internet et l’on sait le lendemain les résultats d’audience pour toutes les chaînes mesurées – du moins ce résultat fictif donné en nombre de français qui est plus simple à exprimer qu’en heures de consommation de télévision.

Il serait intéressant de savoir ce que firent les romands au soir du mercredi 3 mai 2017, pendant le grand débat de nos voisins. Pour cela, il faut le demander au service de presse. Ce que je vais faire. Et je reviendrai donner la réponse obtenue à cette question.

Oui, mais ce serait intéressant de comparer la curiosité des romands pour la présidentielle française avec leur intérêt pour les cantonales récentes du Valais et de Vaud. Là aussi, je poserai la question et y reviendrai si réponse se trouve.

Les romands ont-ils été plus nombreux que d’habitude à suivre d’autres chaînes que RTS 1 et RTS 2 auxquelles ils sont tout de même plutôt fidèles ?

Catch verbal

 Ceci dit, point il m’y eut de débat. Marine a choisi l’attaque, Macron s’est retenu. Les journalistes chargés de diriger le débat sont restés silencieux. Ils ne sont même pas parvenus à faire entrer dans le « combat » tous les sujets proposés. Passer de l’un à l’autre aura même été parfois brutal. D’ailleurs, le temps de parole s’est arrêté à 65 minutes pour l’une et comme pour l’autre. Ce qui fit cent trente minutes en tout pour une émission de plus de cent cinquante minutes. Où sont les vingt minutes pas comptées ? Occupées par le brouhaha provoqué par Marine plus que par les journalistes dépassés par la règle du jeu qui leur interdisait la relance ou le commentaire.

Comment résumer une impression personnelle, alors que j’apprends plus choses à suivre « C..à vous » ou  »C..à dire » ( Franc 5) ou encore « 26 minutes » (Arte) qu’ « Infrarouge » ? Le Marine/Macron s’est inscrit sans le moindre doute pendant plus de deux heures comme pire d’ « Infrarouge ». Punkt-schluss comme presque l’une….

 Incompréhension

 Pourquoi tant de monde ? Pourquoi ces magnifiques audiences à la télévision, alors que les commentateurs sont presque unanimes pour affirmer que de telles émissions n’ont qu’une influence restreinte sur le vote lui-même ? Sauf que, cette fois, il est fort possible que le 60/40 généralement attendu se soit assez brutalement transformé en un 66/34 inattendu. Pourquoi avoir passé tant d’heures à suivre cette campagne française, à les trouver souvent ennuyeuses, pris en fragrant délit de récidive, certes avec de la lecture à portée de main ? Je ne vois pas très bien comment m’expliquer cette sorte de « fascination », qui ne tenait assurément pas de la qualité bien fragile du « spectacle ». Une amorce d’explication. Seul ou presque contre tous les candidats, Macron a défendu l’idée européenne. Il y avait même quelques rares drapeaux étoilés dans les meetings d’ « En Marche ». Et pendant la marche solitaire, l’hymne européen avait un pouvoir d’émotion évident. Quoique en disent ses multiples adversaires, l’Europe existe, importante.

La cour Napoléon du Louvre de France attribué à cinq architectes français (par Wikipédia) et la pyramide de l’architecte américain Pei d’origine chinoise,né en 1917…

 

Mais aussi étrange, cette longue marche solitaire dans le Louvre, pour prendre fin devant la pyramide de Pei, cette trace moderne du « règne » de François Mitterand qui fit aussi marche solitaire en 1980….

Passons à autre chose et laissons nos voisins organiser l’étape suivante des législatives à deux tours….

 

« Je ne suis pas votre nègre » : sur petit écran avant le grand

( Voir ci-dessous diverses remarques formulées le dimanche 30 avril 2017 )

Les émissions régulières sont organisées dans des cadres parfois très rigides. Il arrive pourtant que certains secteurs responsables de la programmation brisent ces cadres ou à tout le moins tendent à les bousculer. Un exemple : « 26 minutes » est en passe d’être adapté par la télévision de suisse alémanique, avec succès, en jouant entre autres sur le sous-titrage. Une expérience à observer.

D’habitude, une production pour le cinéma, même largement co-produite par la télévision, arrive d’abord sur grand écran pendant quelques semaines ou quelques moins avant d’apparaître sur le petit. Un spectateur qui paie sa place à l’entrée d’une salle contribue à financer tout la chaîne de l’industrie cinématographique (production, réalisation, distribution, projections). Cette priorité repose une approche financière légitime.

Raoul Peck, né  en 1963 à Port-au-prince, réalisateur, scénariste, journaliste, producteur de cinéma est un ardent défenseur des droits de l’homme (Photo Arte)

Avec « Je ne suis pas votre nègre » de Raoul Peck, apparition du film sur certains petits écrans, qui sera suivie d’une sortie en salles.

Projections récentes

 Lundi 21 avril 2017, RTS 2, 20 :35, heure d’excellente écoute.

Mardi 22 avril 2017, ARTE, 20 :50, heure d’excellente écoute.

C’est un document engagé, de colère parfois, du tristesse souvent, un cri aussi contre le racisme qui subsiste un peu partout, aux Etats-Unis, mais pas seulement, articulé autour de trois meurtres, ceux de Martin Luther King, Malcolm X et Medgar Evers, avec des textes et seulement eux de James Baldwin, dits par Joey Starr. C’est un très grand document; un document exceptionnel.

James Baldwyn, voix de Joey Starr ( Photo Arte)

Sur internet pendant sept jours

Jusqu’au lundi 1 mai 2017, on peut revoir le film sur le site de la RTS

https://www.rts.ch/play/tv/doc-du-lundi/video/i-am-not-your-negro-je-ne-suis-pas-votre-negre?id=8566983

Jusqu’au mardi 2 mai 2017, on peut revoir le film sur le site d’ARTE

http://www.tv-replay.fr/redirection/25-04-17/je-ne-suis-pas-votre-negre-arte-12354584.html

Les sous-titres en Suisse romande apparaissent en blanc. Ils sont en partie jaune sur ARTE, qui doit présenter le film en français pour les uns, en allemand pour les autres.

Sorties en salles

 En France, le film qui vient d’être diffusé sur ARTE sort dans les salles à partir du 10 mai prochain. Actuellement, on peut le voir à Genève ( Cinélux, Grütli) et à Lausanne (Zinéma). Peut-être ailleurs.

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(Dimanche 30 avril 2017 à 17h15)

Co-production avec la Suisse

Les génériques ne retiennent pas souvent l’attention des téléspectateurs. Il est tout à fait normal de signaler une présence suisse comme co-producteur d’un film qui est en plus en cours d’acquérir une belle reputation internationale, malgré sa haute exigence morale et formelle.

“Je ne suis pas un nègre”, produit par Velvet-Film, met en évidence une co-production entre ARTE France, la RTBF et la RTS, par son unité des films documentaires, Irène Challand et Gaspard Lamunière.La SSR-SRG, Sven Wäelti, est aussi associée à Close Up, société genevoise de Joëlle Bertossa. Il est normal de saluer ceux qui, en Suisse (comme ailleurs), prennent le risque de co-produire un document de haute valeur.

La présence de “Je ne suis pas un nègre” dans la case des “Docs du Lundi” est une première indication positive. La régularité d’une émission contribue à sa promotion. Sur cinq spectateurs qui suivent la RTS, un regarde RTS 2: l’audience n’est pas confidentielle vers 21h00!

Un étranger dans un village

Le lundi 24 avril 2017, la projection du film de Raoul Peck fut suivie d’un document de Pierre Koralnik, “Un étranger dans un village” ( 30 minutes environ) qui date de 1962. James Baldwyn s’est rendu dans un village valaisan au début des années soixante. Le document offre en alternance le visage de Baldwyn et quelques-unes de ses déambulations hivernales au cours desquelles il croise des habitants et s’attarde avec des enfants, sans qu’on saisisse leurs éventuelles conversations. En un français ciselé, en voix-off, Baldwyn s’interroge sur sa situation dans ce village, premier noir à s’y être longuement arrêté. On sent chez lui un malaise que l’on pourrait qualifier de respectueux pour prendre acte des différentes entre suisses et noir esseulé dans une communauté. Dans la deuxième partie, il se livre à des considérations sur la situation au Etats-Unis, beaucoup plus tendue que celle qu’il connaissait dans le village valaisan. Ce document tire des archives de la RTS peut très bien servir d’introduction à “Je ne suis pas un nègre”, qui prend en compte trois meurtres, ceux de Medgar Evers (1963), Malcolm x ( 1965) et Martin Luther King (1968).

Sam BALWYN dans « Un étranger dans un village » de Pierre Koralnik  (Photo RTS – 1962)

Soirée thématique escamotée

Les informations dont je disposais le lundi 24 avril, en partie reprises sur le site de la RTSR dès l’ouverture de la page d’accueil, et qui s’y trouve encore, furent suffisantes pour attirer l’attention sur le film de Raoul Peck. Mais rien n’attirait vers le film de Koralnik avec sa force constituant une forte et troublante soirée thématique

Une chaine de télévision généraliste comme la RTS ne peut pas(ou plus?) faire savoir qu’elle dispose d’un programme souvent intéressant. Et quand ce programme s’inscrit dans une ligne où la dimension culturelle est prépondérante, ce qui sous-entend souvent une audience en-dessous de la moyenne, les moyens manquent pour le faire savoir. Certes, les reprises sur internet durant sept jours permettent de se livrer à certains rattrapages.

Je ne suis pas un nègre (photo RTS)

“Coopération” et Arte

Dans l’hebdomadaire “*Coopération” du 25 avril, une page est consacrée à la télévision “en collaboration avec Swisscom TV”. On y attire l’attention illustrée sur une “percutante leçon d’histoire”, le film de Peck. Mais il n’y a qu’une mention, celle consacrée à son passage sur ARTE. Rien sur le lundi de la RTS : oubli étonnant. A qui la faute ? Bien sûr, à la rédaction du journal et à Swisscom TV.

Mais peut-être aussi un peu à la RTS dont le service de presse devrait pourtant pouvoir attirer l’attention sur des soirées qui sortent de l’ordinaire, comme certaines du lundi sur RTS2.

ARTE édite chaque semaine un magazine d’une trentaine de page qu’on trouve aussi sur internet. Dans son numéro 17, qui couvre la période du 22 au 28 avril 2017, en plus de l’image en couverture, on trouve des informations sur Raoul Peck ( pages 3 à 5 ) et une présentation du film ( pages 18 et 19).

Est-il vraiment indispensable de programmer le plus systématiquement possible films et documents sur la RTS avant leur passage sur un concurrent français? Parfois, les audiences modestes d’ARTE provoquent des sourires condescendants de responsables de la RTS. On en arrive à des centaines de milliers d’exemplaires de “Coopération” qui font le promotion d’un film qui a passé sur ARTE après la RTS ? Il y a quelque chose qui quelque part de joue pas dans la promotion des programmes romands…..

 

Débats politiques

( Jeudi 6 avril à 09h45 ):Voir plus bas quelques considératons et comparaisons à propos du Temps de parole

(Samedi 8 avril à 17h45) : voir encore plus bas une réponse possible pur « Et les programmes? »

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Dégusté, aussi pour pouvoir faire certaines comparaisons, deux débats politiques :

+ Lundi 3 avril 2017, RTS 1 – Elections cantonales, pour le conseil d’Etat vaudois, sur un schéma déjà utilisé pour le conseil d’Etat de Neuchâtel, une centaine de minutes, de 20h35 à 22h15 environ.  Supportable !

+ Mardi 4 avril 2017, d’environ 20h50 – le temps de pitonner pour trouver BFM-TV qui n’est pas ma « tasse de thé » sur le canal 37 – à 01h00. Il fallait bien s’arrêter au milieu les « debriefings » demandant à un proche de plusieurs candidats ce qu’il pensait de son poulain – le meilleur, bien sûr. Près de 250 minutes. Presque du masochisme !

Le décor

 A la RTS,il est connu, en forme de U ou de V, deux groupes à la droite et à la gauche de l’animateur, en principe que tout oppose, pour tenir le OUI contre le NON ou la Gauche contre la Droite, le centre en général placé à droite, d’autant plus que prochainement Freysinger va laisser une place libre .. ou revenir l’occuper plus encore en force. Un décor d’affrontement pour un pays dans lequel le consensus est tout de même assez largement répandu, le conseil d’Etat sortant forme un bloc solide qui attend un ou une seul(e) petit nouveau, presque avec condescendance..

Pour la forme en U et V, avec le public décoratif passif ( Photo RTS – Cedric Vincensini)

Un décor d’affrontement au pays du consensus.

Paris : deux animatrices face à un cercle presque complet, donc en demi-O, avec onze petites tribunes, temps de parole mesuré pour chacun, les candidats placés dans un ordre qui mélange les places entre gauche extrème et droite de même – voir notre photo. Aurait-on recouru au hasard pour remplir les onze cases ?

Le « onze » en demi-O avant la finale (Photo BFM-TV)

Un décor consensuel au pays de l’affrontement gauche-droite

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 Jeudi matin 6 avril à 09h30

Le temps de parole

RTS2

Les élections gouvernementales en Suisse romande passent sur RTS 2, la chaîne dont l’audience moyenne est largement moins bonne que celle de RTS1 : c’est une première indication sur l’importante accordée à une votation cantonale. Une certaine égalité de temps de présence semble bien exister entre les trois groupes d’invités, composée de quatre ou cinq personnes, avec mélange de sortants et de candidats nouveaux, sans trop évoquer d’égalité de temps entre-eux. Mesure-t-on, à l’intérieur des équipes, le temps de chacun ? Peut-être, mais sans le mentionner. Et l’on retrouve droite et gauche séparés. Mais le gouvernement vaudois fait presque équipe au-delà des partis face aux candidats !

BMFTV

Onze candidats, cinq « grands » et six « petits » : comment est-on parvenu à ce classement ? Il sort tout droit d’une sorte de moyenne des multiples sondages : on est « grand » à partir de 10 %, « petit » à moins. Pas question de marge d’erreur. Personne pour contester ce classement, somme toute logique. Sauf si les sondages se « trompent » !!!

Comment a-t-on procédé à BMFTV pour assurer légalité du temps de parole ? Là, çà se complique, à en devenir un élément même du décor.

Ruth Elkrief et Laurence Ferrari, les animatrices du « grand » débat, pieds sur le frein plutôt que l’accélérateur! (Photo BFMTV)

Ce temps de parole par personne avait été annoncé avant même l’émission : 17 minutes. Ce qui fait un peu plus de trois heures. Le temps restant pour arriver aux quatre heures ? Une pub bien longue, et la parole utilisée par les animatrices Ruth Elkrief et Laurence Ferrari, assez efficaces mais un peu ternes, parfois autoritaires pour imposer une partie des sujets préparés. Quand deux ou plus d’invités parlent en même temps, comment compte-t-on le temps de parole ?

17 minutes par personne. C’est ce dont disposent à peu près les quatre invités de « C’…à vous » chaque jour sur France 5. Ceux d’ »Infrarouge », ( RTS1, mercredi 5 avril vers 21h30), pour répondre à la question « Faut-il avoir peur d’Erdogan ?», à six, disposaient théoriquement de dix minutes chacun.

Un dispositif de mesure de chaque temps de parole donnait le situation de chacun parfois en cours de débat. Difficile de trouver autre chose pour établir une égalité théorique : on n’ira tout de même pas jusqu’à compter le nombre de mots prononcés par chacun !

Mais le système a ses limites dès lors que certains sont en retard sur la majorité. A partir de 23h00, à plusieurs reprises, des retardataires firent valoir ce retard en en profitant pour sortir du sujet ou allonger leur intervention. Il y eut même quelques instants qui tirèrent vers la « flibuste » à l’américaine : pour utiliser le temps de parole disponible, pourquoi pas en venir à ne rien dire… ce qui revient à faire du blablablablablabla…

L’égalité du temps de parole ne signifie pourtant pas que chacun produit le même effet dans le même temps. En fait, dans un tel débat, comment juge-t-on les invités ?

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Et les programmes ?

Chacun des onze candidats eut donc un bon quart d’heure pour s’exprimer. Mais pour dire quoi ? Dans l’idéal, ce serait pour faire entendre son programme et/ou donner de bonnes raisons au « voter-pour-moi ». En réalité, que se passe-t-il ? On emploie plus de temps à mettre en cause le programme de certains autres que pour vanter les mérites du sien. Apparaît alors ce qui est le « dérapage » de la plupart des débats contradictoires. L’interprète prend le dessus sur le texte. Autrement dit, le comportement du candidat retient plus l’attention que ce qu’il dit. Les prises dites de bec prennent plus d’importance que les mots. Savoir « boxer » prend autant d’importance que d’encaisser et de répliquer. Comme si au théâtre ou au cinéma, le comportement de l’interprète était plus important que le sens de ses dialogues. On quitte ainsi l’affrontement des idées pour le spectacle du comportement de celui qui les met en scène.

Jean-Luc Mélanchon (Photo BFM-TV)

D’ailleurs, vers 00h30, dans les premiers « débriéfing », autrement dit dans une première « réunion-bilan » ou encore « séance d’évaluation », on y rendit hommage à celui qui avait été le plus brillant (Melenchon) ou avait le mieux répliqué (Macron). Ce résumé oublie les « petits candidats » qui apportent tout de même des idées et parfois des informations intéressantes au cours de leurs interventions. Mais il aura été question de Poutou pour son costume, son absence sur une photo et une assez brillante « diatribe »

 

Emmanuel Macron :a employé le mot culure(BFM-TV)

Pendant cette longue campagne présidentielle française, et ce n’est pas fini, on aura pris acte du résultat de dizaines de sondages, sans que soit mentionné un élément essentiel, la marge d’erreur, tout en sachant qu’il faut, bien entendu s’en méfier, et pris acte de multiples commentaires déplorant l’absence des programmes durant les affrontements !

Dans son édition du 18 mars, sur huit colonnes, « Le Monde » résumait à presque égalité de signes – entre 2.600 et 2.900 – les différents programmes des huit candidats qui avaient déjà obtenu les cinq cents parrainages validés par le Conseil Constitutionnel au 14 mars. Temps de lecture pour chacun d’eux : un peu plus de deux minutes. En tout environ vingt minutes, pour deux pages entières du journal. J’en ai après plus en vingt minutes sur ces programmes que durant plus de deux cents minutes d’affrontements sur le petit écran.

Juste en passant : dans le débat télévisé, aucune allusion restée en mémoire comportant le mot »culture ». Dans le journal, trouvé trois fois ce mot. Mais aussi rencontré « le port de l’uniforme à l’école ».

Et alors ? La grande émission de plus de quatre heures de BFM-TV avec CNNews a retenu en moyenne 6,3 millions de téléspectateurs pour 32 % de part de marché, ce qui est évidemment imposant, pic atteint vers 23h00. Ces indications confirment le succès de ce genre d’émission qui ne repose pas sur les programmes, des candidats, mais sur la mise en valeur de ceux qui les portent dans une dimension spectaculaire….

 

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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