Divers

Prémices de « Mai 68 »

Paris, « Mai 68 » : on y revient longuement, un peu partout, depuis quelques semaines. En France, les milieux du cinéma y prirent une part importante, dès les manifestations de janvier/février contre le renvoi d’Henri Langlois, créateur et directeur de la cinémathèque française, par le ministre André Malraux, jusqu’au « final » avec le rideau qui se ferme sur le festival de Cannes, le dimanche 19 mai à 12h00. Nous prîmes alors la décision de passer par l’Italie pour rentrer en Suisse, afin de ne pas tomber en panne de carburant!

« Mai 68 » n’est qu’un événement important, parmi d’autres, en particulier ceux qui, aux Etats-Unis, permirent de protester contre la Guerre américaine du Vietnam, qui débuta en 1963 pour se terminer en 1975. Bien des signes de cette révolte presque mondiale de la jeunesses apparaissent dès le début des années 60. Evoquons-en quelques-uns au gré de souvenirs et de désirs, même un peu en désordre…..

Mai 68 avant l’heure – Alex Mayenisch

 Le dimanche 29 avril 2018, la TSR proposait une sorte d’avant-première des événements  avec « Mai 68 avant l’heure » d’Alex Mayenfisch, une production de « Climage », entreprise sise à Lausanne. Inutile d’en faire une description détaillée et de l’analyser dans ses moindres détails. Ce rappel  veut être une sorte d’hommage à celles et ceux qui ont décidé de précéder le cinquantenaire d’un événement qui continue aujourd’hui encore de provoquer des affrontements entre ceux qui y pensent avec nostalgie ou d’autres, comme celui qui disait « La réforme, oui ! le chienlit, non ! », formule signée par une image de son auteur.

 

« La chienlit, c’est lui » (à propos du président Charles de Gaulle) » , affiche de Mai 1968

Voici des images tirées du document qui permettent à ceux qui ont vu le film de s’y référer et aux autres d’en pressentir le contenu.

L’affiche du film (Photo Climage)

 

Mai 68 n’a pas surgi ex nihilo, tous ses composants préexistaient. Une génération, celle qui avait vingt ans au milieu des années 60, ne se satisfaisait alors plus d’un état des choses désespérément immuable et brûla de voir se réaliser des attentes esquissées de longue date. La pression était montée graduellement et la chaudière finit par exploser. Y compris en Suisse.

 

Et il est intéressant de donner la parole au cinéaste qui s’explique sur sa démarche:

https://www.evenement.ch/mots-cles/mai-68

 

Mai 68 : c’est quoi ?

 Nième tentative pour mettre de l’ordre dans mes notes (dix mille signes, espaces compris), porteuses de souvenirs plus ou mois confus, après le visionnement d’une demi-douzaine au moins de documents audiovisuels et la lecture de nombreux textes parus dans des quotidiens, hebdos ou revues.

Dans notre mémoire collective romande, Mai 68, c’est francophone, centré sur Paris, avec les émeutes dans la première moitié d’un mois qui allait se terminer par un imposant cortège gaulliste et une victoire électorale de retour à l’ «ordre » de la droite après la parenthèse gauchisante des révoltes de la jeunesse. Et il y eut aussi les accords dits de « Grenelle », réel pas en avant social ! Mai 68, en Suisse, fut d’un assez grand calme tout de même rompu peu après, en particulier à Zürich !

Les « fauteurs » de troubles furent des jeunes, surtout des étudiants, puis vint le retour à l’ordre plutôt conduit par des parents des étudiants. Aujourd’hui encore reviennent dans certaines interventions des allusions parfois un peu méprisantes concernant des « soixante-huitards ». Il faut dépasser soixante-cinq « printemps » pour avoir des souvenirs personnels. En 1968, marié, trois enfants, j’étais déjà trop « vieux » pour être un actif « soixante-huitard » ! Nous étions au troisième rang dans une salle, à Cannes, le 16 mai 1968, quand le rideau s’est fermé afin d’empêcher la poursuite de la projection d’un film de Carlos Saura. Il est bon que le lecteur sache comment se situe le signataire d’un texte face au sujet qu’il aborde.

Sur le petit écran, ces derniers jours, ce furent d’abord des documents sur ce qui s’est passé en mai, surtout en France et à Paris. D’autres suivirent pour s’interroger sur les signes annonciateurs, dans les années cinquante/soixante. de ce « joli-mois-de-mai ». Pour le moment, les documents manquent encore qui permettraient de faire une analyse de ce qui s’en est suivi dans « l’après soixante-huit ».

Photo montage : Henri Langlois et ses bobines. Son expulsion de « sa » cinémathèque par André Malraux, ministre de la culture, fut un événement annonciateur de Mai 68, où les milieux du cinéma furent très actifs

Nous y irons par petites touches qui ne sont pas nécessairement liées les unes aux autres, un peu au hasard, en vagabond entre les visionnements, lectures, souvenirs….. On se souviendra d’une revendication, celle de garçons voulant entrer dans les chambres de filles, peut-être pour y rencontrer des femmes « libérées » ou sommées de l’être ! On évoquera l’affaire « Langlois » mis à la porte de « sa » cinémathèque par Malraux qui aura jeté les milieux de cinéma dans la rue pour protester avant de contester, dès janvier 68. On y parlera d’un des « coupables » de ce mai 68, Daniel Cohn-Bendit. Je me souviendrai des rushes qu’Henry Brandt avait ramené des USA juste avant 68. On rencontrera 68, avant, pendant et après dans certains films suisses, ceux de Francis Reusser par exemple. Dans une édition du journal « Le Monde » du 15 mars 1968, Pierre Viansson-Ponté décrivait, dans les premiers soubresauts de mai 68, ce qui se passait «  Quand le France s’ennuie ». La France, mais pas elle seulement, allait cesser de s’ennuyer….

((https://blogs.mediapart.fr/gwenael-glatre/blog/261211/quand-la-france-sennuie-pierre-viansson-ponte-le-monde-15-mars-1968 ))

De « 26 minutes » à « Mauvaise langue »

( Temps de lecture : environ trois minutes)

Depuis quelques semaines, les deux Vincent, « Veillon et Kucholl » ont quitté l’antenne du premier rideau du samedi soir pour se livrer à d’autres activités hors de la télévision. Le succès assuré de  leur « 26 minutes » un peu assagi sera assurément regretté par les programmateurs qui ont pour mission de maintenir les moyennes annuelles le plus haut possible, aux environs, pour l’ensemble de la RTS, de trente pourcent en part de marché.

La présence d’une émission vouée à l’humour est chose presque indispensable pour une chaîne généraliste. Ainsi est apparue depuis le 23 février 2018 une nouvelle émission, qui en est déjà à son troisième numéro, « Mauvaise langue », le vendredi soir vers 23h00, animée par un jeune romand qui a fait assez belle carrière en France, Thomas Wiesel. Tenir vingt-six minutes chaque semaine exige un travail presque à plein temps, d’autant que tout n’est pas terminé quand les textes sont écrits. Il faut encore enregistrer l’émission. Et quand le public est invité, l’enregistrement prend une certaine lourdeur.

Thomas wiesell (photo RTS)

« Utile », le public ?

On peut d’ailleurs se demander si ce public apporte quelque chose à l’émission. Les applaudissements assez nourris du début et de la fin sont en quelque sorte une manière de remercier la télévision de son invitation. Pendant l’émission, il y a des rires. Le texte joue parfois sur de discrètes allusions, les mots jonglent avec beaucoup de subtilité : il n’est guère étonnant, dès lors, que les rires se fassent un peu discrets, presque timides. Ils n’ont pas grand’chose de communicatif. Il faudrait oser prendre le risque de laisser rire le spectateur, seul dans son salon, sans lui imposer celui du public invité.

S’intéresser à une émission, en fait à toute émission, conduit à deux angles d’approche. On peut s’en tenir aux structures de l’émission, donc à la manière choisie pour atteindre le public. On peut aussi s’arrêter au contenu de l’émission, le comprendre puis l’analyser et porter un jugement à son propos. Les deux démarches sont très différentes. L’une traite de la forme, l’autre du fond. La réflexion critique devrait s’intéresser surtout à la forme. Retenir le fond, c’est entrer dans le « j’aime-j’aime pas » !

Le décor de « Mauvaise langue » est assez simple : un bureau, quelques sièges, un grand mur à l’arrière, sur lequel apparaissent deux ou trois images fixes successives. En cours d’émission, il est aussi possible d’insérer des documents préparés à l’avance.

Le droit de se lâcher

 L’animateur principal de la nouvelle émission est parfaitement conscient du problème. Dans « TV8 du 17 au 23 février 2018 », Thomas Wiesel écrit : Je reçois des insultes très régulièrement, des menaces plus rarement. On me reproche avant tout d’être « clivant » mais je ne sais pas faire de l’humour autrement qu’en donnant mon avis ». Situation claire pour lui : le fond s’inscrit dans la forme, sans prendre de précautions. C’est le droit de l’artiste que de procéder ainsi. C’est au chroniqueur d’éviter le mélange des genres. Certes, cette revendication est tempérée par une autre remarque : « Comme nous sommes diffusés en fin de soirée, nous avons le droit de nous lâcher ».

Thomas Wiesel et Blaise Bersinger animent l’émission « Mauvaise langue » ( Photo RTS)

 Et ce droit, Wiesel et ses chroniqueurs en usent avec gourmandise. Ils y vont assez fort, et sur des faits, et sur des personnes. A se transformer parfois en polémistes. Mais nous sommes dans une émission d’humour, pas dans un document d’information.

Oser en faire trop

 On pourrait leur reprocher d’employer du « bourbine » pour la traditionnelle comparaison entre suisses alémaniques et romands, regretter l’apparition d’un vocabulaire inutilement vert, se demander si certains allusions au dessous de la ceinture sont vraiment nécessaires. On le peut, mais ces quelques excès d’un goût parfois un peu douteux font partie du genre qui accepte le « lâcher tout ».

Aujourd’hui encore, chaque semaine, dans « Charlie hebdo », je réagis contre au moins un élément en me disant qu’ « Ils vont trop loin ». Pas loin d’avoir la même réaction après les trois premiers numéros de cette émission prometteuse. C’est donc bon signe que d’être choqué par le sentiment que leurs auteurs osent en « faire trop », dépasser certaines lignes rouges qui sont du reste personnelles.

A prendre, donc, le vendredi soir, même avec des « pincettes »…

Autour des JO

RTS 2, chaque jour, pratiquement 22 heures sur 24 d’antenne, y compris avec nombreuses reprises, différentes parfois par seulement quelques mots de commentaires, c’est beaucoup, peut-être finalement à trop s’appuyer sur le côté « rassembleur » du sport-ciment helvétique. Qu’ils doivent être tristes, les Belges francophones, qui n’y ont pas droit – trop coûteux, ces JO, pour eux, qui ont un peu le même budget que la RTS, utilisé assurément de manière différente. A propos, c’est combien pour « notre » télévision? Et quel est l’apport financier du mandat de réalisation confié à la SSR-SRG pour les épreuves alpines de Corée.

De l’Or pour Cologna

Dans mon dos, les commentateurs de RTS2 réjouis décrivent les derniers kilomètres de Cologna qui va enfin offrir à la Suisse sa première médaille en or. Qui est gagnant ? Assurément, Dario C. est un athlète suisse. Serait-ce « La » Suisse ? C’est un peu beaucoup dire!

Mais quel est-il, ce sentiment, en cet instant ? Ce n’est pas du chauvinisme, heureusement. Difficile d’employer le mot « patriotisme ». A coup sûr, un réel plaisir, pourquoi avec un brin d’émotion. Tiens, en passant, ailleurs, Federer retrouve la première place mondiale! Et puis, tant pis pour la correction infligée par les Canadiens à « nos » hockeyeurs.

Seulement l’Or ?

 Curieux tout de même que l’on attribue une telle importance à l’ « Or », y compris dans les classements. Les athlètes d’un pays qui obtiendrait dix médailles en argent seraient placés loin derrière ceux du pays ayant glané seulement une d’or, en luge par exemple, au centième de seconde. Mais dans les classements officiels, on tient compte seulement des trois premiers, l’Or bien sûr, l’Argent et le Bronze, leur nombre sans pondération. On donne trop importance à l’or!

Pourquoi pas des classements un peu plus subtils, par exemple dix points pour l’or, huit pour l’argent, sept pour le bronze, puis cinq, quatre, trois, deux, un pour les cinq suivants, tous diplômés. Etre le huitième meilleur du monde, dans n’importe quelle épreuve, c’est tout de même « formidable » comme le dirait avec sa diction chaleureuse qui vous savez assurément. Il ne faut pas oublier les exploits de même ceux classés sans « diplôme ».

Trois « grands » du ski alpin

Souvenirs des années septante du siécle précédent

 Donc, beaucoup de direct et rapidement des reprises de ce direct devenu différé. A donner évidemment le sentiment de déjà-vu. On peut passer ailleurs. Ou rester, confortablement installé, à faire coexister lecture, oreille plus ou moins attentive aux mots des commentateurs plus généreux que discrets, souvent proches de ce que l’on voit, surtout s’ils énoncent leur commentaire devant de petits écrans en studio à Genève.

Mais on peut aussi se poser quelques questions sur le travail des équipes tv. Pour filmer ces luges qui descendent à toute vitesse dans des couloirs glacés, il faut bien une douzaine de caméras. Mais on a vite compris qu’une descente ressemble à une autre descente, que les centièmes de secondes, cela ne se perçoit pas dans l’image. S’insinue alors dans certains directs tout de même un certain ennui. Avec des caméras plus rares d’une grande souplesse, la patinage artistique apporte à ces compétitions la notion précieuse d’élégance et de beauté, celle de la danse.

Soirée thématique

Excellente initiative des « Docs » au soir du 9 février 2018 que de proposer deux documents sur RTS2 associés au ski. Il y eut d’abord « La descente au sommet » de Pierre Morath (21h00) consacré à la rivalité de deux champions aux tempéraments opposés. Bernhard Russi (né en 1948)  et Roland Colombin (1951), suivi d’un « Killy, un temps d’avance » de Jean-Marc Eysserie, Un document de France Télévision co-produit par la RTS. Notons en passant que Jean-Claude Killy, né en 1937, aurait peut-être pu courir pour la Suisse.

Jean-Claude Killy, un temps d’avance (Photo France Télévisions)

Excellents portraits centrés sur la carrière de sportifs dans la gloire souvent méritée de leurs exploits. Le choix est ainsi clairement fait de ne pas en dire beaucoup de leur vie familiale, de leur situation économique quand cesse la carrière sportive. On y fait certes quelques allusions à ce qu’aujourd’hui ils sont devenus.

La multiplication des directs commentés largement viendra ensuite en quelque sorte donner à des documents longuement travaillés une valeur informative précieuse que le direct peine à apporter.

( Lundi 19, à 07h00 : à suivre. )

No-Billag : Deux « Sondages d’opinion » fiables

 Quelles sont, à ce jour, les « photographies »  faites lors de « sondages d’opinion », autrement dit des sondages à valeur scientifique.

Qui est le » lanceur d’alerte » de début décembre ?

 Début apparaît un premier « sondage » fait donne un Oui à « No-Billag » à hauteur de 57 %. Mille personnes ont été interrogées sur internet.

Dans la foulée, on apprend assez rapidement que cette enquête n’a pas pris en compte le Tessin et que les « plus de soixante-cinq ans » n’ont pas été interrogés, lesquels sont souvent de « bons » clients des radios et télévisions. Qui est le commanditaire de ce sondage ? Il apparaît qu’il a été effectué par une société autrichienne, « Marketagen ». A première vue, pas très sérieux !

Mais avec un réel mérite : ce 57 % de Oui fonctionne en véritable « lanceur d’alerte ». Il provoque des réactions assez imposantes, dès le début de 2018, des partisans du NON. Rappelons, mais est-ce encore nécessaire, que dire NON à NO-BILLAG c’est dire OUI à la SSR-SRG dans ses structures actuelles, avec une redevance de 1 francs par jour dès 2019

Sondage « TAMEDIA » de mi-janvier

 Le 19 janvier sort un sondage « Tamédia » : 15’197 personnes de toute la Suisse, sont interrogées, une marge d’erreur de 1.1 % y est associée. Ces sondages sont menés par internet auprès des lecteurs des journaux du groupe, mais avec l’appui de la société de deux politologues, Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen qui, selon le site

https://www.tamedia.ch/fr/sondage

pondèrent les résultats des sondages en fonction des variables démographiques, géographiques et politiques et permettent ainsi d’en tirer des conclusions représentatives.

Ce n’est pas le premier sondage d’opinion recueilli par « Tamédia ». Il y a donc lieu de le considérer comme fiable. Autrement dit, cette photographie de mi-janvier peut être prise en compte. Voici quelques résultats, avec nos remarques entre parenthèses :

Résultat global

+ oui ou plutôt oui : 40 %     non ou plutôt non : 59 %   indécis   1 %

( étonnamment bas, le nombre d’indécis-difficile à interpréter)

 Le rejet par région

+ suisse romande : 63 % Suisse italienne . 58 % Suisse allemande : 57 «  de NON

( on s’attendait à un écart plus grand entre romands et alémaniques )

Le rejet par classes d’âge

18-34 : 61 % / 35-49 : 56% / 59-64 : 60 % / plus de 65 : 62

( Les attentes sur de fortes différences entre jeunes et retraités étaient annoncées comme beaucoup plus fortes)

 Autres données

 64 % de non chez les femmes pour 55 chez le hommes

( Les femmes consomment-elles plus de télévision et de radio que les hommes ? Cette différence est, à première vue, inattendue)

Les « UDC » disent OUI à 73 % alors que les Socialistes et Verts ne sont que 17 % à en faire autant

( Sans surprise, la droite dure est plus dure que les autres sensibilités politiques ! Cela reflète peut-être le « trop à gauche » prononcé souvent avancé en Suisse alémanique).

Ceci encore, mais c’est une remarque générale : pourquoi les « sondages d’opinion » ne prennent-ils pas en compte le groupe souvent important des abstentionnistes ?

Sondage SSR-SRG du 20 janvier 2018

 Sur le site de la rts,

 https://www.rts.ch/info/suisse/9278043-les-suisses-rejettent-a-60-l-initiative-no-billag-selon-un-sondage-ssr.html

On y trouve des résultats détaillés sur lesquels nous reviendrons près prochainement, en particulier pour observer les différences entre les deux principaux sondages d’opinion pris en compte pour le moment.

La notion de « sondage »

Peut-être vaut-il la peine, parfois, de préciser ce que l’on entend par sondage, une démarche de plus en plus fréquente, utilisée à bien des sauces. Voyons

Larousse, (consultation faite sur internet).«  Nom masculin. Action de sonder un milieu quelconque, une cavité,  une eau, un sol ». Suivent alors des exemples dans les domaines de la statistique, du pétrole, des mines, de la météorologie, des matériaux, de l’hydrologie, de la chirurgie, etc.. Très large définition.

L’ « Encyclopédie Larousse » semble tout de même plus précise, en donnant comme définition :

« Enquête statistique dont le but est de connaître, à un moment donné, la manière dont se répartissent les opinions individuelles à propos d’une question donnée ( on dit aussi sondage d’opinion ; synonyme : enquête d’opinion).

Suivent des explications à la fois précises et prudentes.

(((http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/sondage/92621))))

« Sondage d’opinion »  ?

 + Maman mesure la température de bébé : pourrait-elle annoncer le résultat de ce sondage?

+ A la question : Depuis la rentrée 2017, une nouvelle équipe a repris les rênes de la matinale sur La Première. Que pensez-vous de cette nouvelle formule ?

On trouve onze réponses de membres des SRT, sous rubrique « sondage », à prendre, bien entendu, au sens très, très large. Il ne s’agit pas d’un « sondage d’opinion ».

+ « Le Figaro », grand quotidien français, pose à ses lecteurs une question à laquelle il faut répondre par OUI ou par NON, par exemple, à mi-janvier 2018 : «  Croyez-vous le gouvernement lorsqu’il dit qu’il n’y aura pas de nouvel impôt d’ici la fin du quinquennat ? ». Oui, 10 %, non 90 % – pas étonnant ! Nombre de votants : 60220,  probablement par un simple clic sur internet ! Sous quel titre : cela s’appelle prudemment   FIGARO OUI, FIGARO NON. Pas de « sondage » dans l’air. Mais c’est une indication  sur le lectorat du Figaro, peut-être sur la méfiance d’une partie de l’opinion publique française à l’égard du gouvernement.. ou de la politique ?

En France, dans l’émission quotidienne « C….dans l’air », (France 5), lorsqu’il s’agit de sondage d’opinion, un invité se montre plus prudent et plus précis que les autres. Il s’agit souvent de Brice Tinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages IPSOS.

Depuis plusieurs années, la SSR-SRG impose de l’annonce de résultats d’un sondage, d’indiquer la période de l’enquête, la grandeur de l’échantillon, la méthode utilisée pour le construire, et la marge d’erreur. Il s’agit donc bien alors d’un « sondage d’opinion ».

Federer vient de gagner à Melbourne. S’il n’y a plus de SSR-SRG, où verra-t-on de telles rencontres et combien cela coûtera ???
(dimanche 28.01.18 – 14H00)

Exemples donnés, nous reviendrons sur trois récentes enquêtes autour de la votation « No Billag », si habilement nommée qu’il faut répondre NON à « No Billag » si l’on veut maintenir en Suisse radios et télévisions cantonales, régionales ou nationales et OUI si on espère sans le dire qu’une télévision UDC serait mieux à même de refléter les « vraies » valeurs du pays

Chaînes francophones : que sait-on de la RTBF ?

« UPC » me donne accès permanent à plus de trois cents chaînes de télévision. Il faut bien une demi-heure ( cinq/six secondes par chaîne) pour les passer en revue !!! On n’y trouve aucune des trois chaînes de Belgique francophone !

On peut alors se demander quelle place des journaux, généralistes ou non, consacrent à la télévision( et la radio, même si celle-ci est moins bien traitée quantitativement), en particulier aux programmes des chaines francophones. On y trouve le reflet d’une certaine mais pourtant prudente ouverture.

« Télétop-matin » présente, pour chaque jour, les programmes de cinquante chaines, « Guide TV » ceux de trente-neuf chaînes. « TV8 » propose ceux de cent-neuf chaînes.

« Mon » quotidien local ( cas particulier ici, « L’Express-L’Impartial » ), chaque jour, offre les programmes de quarante chaînes.

Le quotidien romand, « Le Temps », est très discret dans ce domaine.

Le lundi, « Le Figaro » analyse une demi-douzaine d’émission avec un note comprise entre un et vingt.

Chaque jour, sur presque deux pages,  « Le Monde » développe des considérations sur deux sujets et insiste sur les programmes de sept chaînes françaises, y compris ARTE versant française.

Vous ouvrez ce qui est peut-être la meilleure publication multiculturelle de langue française de France, « Télérama » et trouvez, chaque jour, les programmes de cinquante-neuf chaînes.

Vous ouvrez « CinétéléObs », fort intéressant complément de « L’Obs » et trouvez, chaque jour, les programmes de cinquante-deux chaînes.

Un point commun à ce survol des programmes dans la presse écrite ?

Echappées belles : Week-end à Bruxelles

(Photo France 5)

Je n’ai pas trouvé une seule fois la moindre allusion à des programmes de la RTBF, 1, 2 ou 3. Ni non plus à des chaînes de télévision du Québec.

Et c’est ainsi, en Suisse romande et dans une partie de la presse qui pousse à Paris, que l’on présente la télévision francophone. La télévision belge n’existe pas dans les exemples cités plus haut. La francophonie, en télévision, c’est « Paris », du moins dans la dizaine de publications citées : un peu court !!!!

Une exception : dans « Téléstar », avec des programmes parfois succints d’un soixantaine de chaînes, est inséré un « Spécial suisse » de huit pages, avec chaque jour les programmes de RTS1 (demi-page), RTS2, RTL, RF1 et RSI1, la dernière vouée à trois chaines allemandes. Faisons confiance à l’éditeur de « Téléstar » : le supplément suisse doit avoir une certaine forme de « rentabilité » s’il est en tout cas le signal d’une certaine ouverture sur l’ « étranger » francophone et même germanophone.

France 5 aura offert, le samedi 13 janvier, une exceptionnelle soirée francophone, avec deux remarquables « Echappées belles », un « Week-end sur les rives du Léman » et un « Week-end à Bruxelles ». L’émission de France 5 en est à sa douzième année d’existence. Il est toujours intéressant de partager le regard, ici français, sur ses voisins francophones ( le Léman côté suisse et Bruxelles).

Les « Dix Meilleurs » de 2017, en fiction

 ( Temps de lecture : un peu plus que deux minutes )

 Parmi les créations audiovisuelles, en fiction, y a-t-il une raison de ne pas prendre en compte, en plus des films qui passent prioritairement sur de grands écrans, le meilleur de ce qu’offrent les multiples chaînes de télévision, en particulier ces grands élans romanesques que sont souvent certaines séries récurrentes, lesquelles tiennent de roman de plusieurs centaines de pages alors que le film traditionnel ressemble plutôt à une nouvelle ne dépassant pas la centaine, selon un critère assez sommaire : une page écrite est équivalente à une minute de film?

Une échelle

Avec une échelle allant de 0 ( nul, mais la nullité absolue n’existe pas, sauf fondée sur une colère irrationnelle ) à 10 ( chef d’œuvre, que je continue de réserver à « Citizen Kane » d’Orson Welles, « Ivan la terrible » de S.M.Eisenstein, «  « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais) en passant par le bas de gamme ( de 1 à 3 ), le milieu ( 4 à 6 ) et le haut ( 7 à 9), cela donne pour mes visionnements de 2017, appuyés par la publication d’un texte au moins, version « papier » ou « internet »:

Robin Griffin ( Elisabeth Moss) et sa collègue Miranda (Gwendoline Christie), pas seulement de tailles différentes (Potho Arte), dans « Top of the lake »

9-10 : «Top of the lake » – Jane Campion, deux saisons – Australie

9       : « Un village français » – Frédéric Krivine, auteur principal, sept saisons- France

Les figurants « saluent » la série au début du septième épisode ( Photo France 3)

9      : « Twin Peaks » – David Lynch, trois saisons – USA (Canada)

9      :   « Visages, villages », Agnés Varda et JR- France

9      :   « La villa » – Robert Guédiguian – France

Comme un décor de théâtre : « La villa » de Robert Guédiguian ( PHoto Agora – Genève)

8-9  : « Paterson » -Jim Jarmusch – USA

8      : « Lumière, l’aventure commence » – Thierry Fermaux – France

8      : « L’autre côté de l’espoir « -Aki Kaurismaki – Finlande

7-8   : « 120 battements par minute » – Robin Campillo – France

7       : « La, la, land » – Damien Chazelle – USA

Légère culpabilité

En tête donc, trois séries récurrentes, certes avec deux noms de grands du cinéma, la néo-zélandaise Jane Campion et l’américain David Lynch. Pourquoi pas ? Depuis fort longtemps, je tiens la série récurrente comme le plus riche apport à la création audio-visuelle contemporaine, tous supports de création et de diffusions confondus. Donc plus de différence entre cinéma et télévision. Peut-être avec un léger sentiment de culpabilité, comme celui d’avoir trahi une initiale passion exclusive fort ancienne, celle pour le « cinéma-d’auteur » des années 60 du siècle précédent.

Déculpabilisé

 Certains festivals de cinéma, comme Cannes par exemple, ont su faire place à la série de création, récemment avec « P’tit Quinquin » de Bruno Dumont ou « Top of the lake » saison 2 de Jane Campion et « Twin peaks » de Lynch. Dans le jeu des « Dix meilleurs films » de 2017,  certains critiques de cinéma du journal « Le Monde » font apparaître en bonne place « Twin Peaks ». « So  film », de récente apparition, consacre un « hors-série » à de nombreuses séries. Et il y a « pire » : Les « Cahiers du cinéma » qui règnent presque incontournables sur la cinéphilie du cinéma d’auteur depuis les années cinquante du siècle dernier, parallèlement à « Positif », revue tout aussi exigeante, viennent de consacrer la couverture de leur 739ème numéro ( décembre 2017) à David Lynch, immense créateur s’il en fut, certes, mais dont ils classent en tête des dix meilleurs « films » de l’année la troisième saison de « Twin peaks », juste devant le « Jeannette » de Bruno Dumont, « film-de-cinéma » qui n’aura connu de carrière, pour le moment, que sur le petit écran.

L’affiche d’un film qui peine à trouver son public

Le clan des « sériophiles » prend enfin de l’ampleur

Non à « No Billag »

( Temps de lecture : entre trois et quatre minutes..)

Bien sûr, sans la moindre hésitation, ce sera NON à « No billag ».

Pour le moment, bien malin faut-il être pour comprendre ce que veulent ceux qui ont lancé une initiative, qui semble mieux soutenue en Suisse alémanique qu’en Romandie ou au Tessin. Quel serait le paysage audio-visuel suisse sans la redevance qui permet aussi à la Suisse italienne et à la Suisse romande d’avoir une radio-télévision qui tient la route face à la concurrence internationale ? Qui sont-ils, ces partisans du OUI, pour le moment assez discrets sur leur motivation? En Suisse alémanique, des proches de l’UDC, un peu partout, des jeunes, du centre ou de droite, habitués à trouver sur internet la gratuité d’approches de culture, de divertissement et surtout d’information. Le OUI gagnant, c’est la fin du service public, l’audiovisuel généraliste qui subsisterait dans les mains de puissances économiques donc financières ou même familiale !

Laurent Wehrli, Syndic de Montreux, président du comité « Non à No-Billag ».
Lire son entretien sur :                          https://rtsr.ch/a_la_une/interview-de-laurent-wehrli-president-du-comite-contre-no-billag/

En télévision, peut-on imaginer un paysage audiovisuel français avec seulement TF 1 ou M6, sans France 2, 3, 4, ou 5, ou même et surtout ARTE ? Sans cette redevance, favorable en Suisse aux minorités linguistiques, romanche y compris, la télévision serait réduite ou presque à un « journal » quotidien tournant en boucle. Plus de magazines de d’investigation, plus d’enquêtes solides, presque plus de sports, la culture totalement négligée.

Une troisième voie

 La campagne pour le NON a déjà pris un certain élan, qui laisse tout de même croire que tout est actuellement pour le mieux dans le meilleur du petit monde télévisé romand de service public. Il y a place pour le « Non-mais… »

 « Le Temps », dans son édition du 12 décembre 2017, sous le titre « Des sages de la SSR pour une troisième voie » publie des textes de Guillaume Chenevière, Raymond Vouillamoz, Oswald Sigg et Philippe Mottaz. La moyenne d’âge de ce quatuor de « dinosaures », terme utilisé par l’un d’eux, dépasse légèrement les septante ans. Elle est supérieure à la moyenne des auditeurs-téléspectateurs eux-mêmes plus âgés que la moyenne de l’ensemble de la population. Ils défendent les quatre la SSR-SRG au plan national, la RSR et la TSR, tout en prenant la liberté de penser que cette radio-télévision avec redevance, dès 2019, à un franc par jour aurait besoin d’oser quelque amélioration. Trouvé sur le site

www.ideesuissecontrenobillag.ch

 les textes complets, avec survol de celui de M.Sigg écrit en allemand et lecture des trois autres (pendant au moins une heure !). Retenons d’abord deux remarques générales :

Le public peut intervenir via les sociétés de radio-télévision cantonale. Cette responsabilité est un privilège(…) C’est le bon moment pour s’ouvrir à la discussion publique permanente (… ) La liberté, ce n’est pas payer ce que l’on consomme, c’est maitriser son destin. (Guillaume Chenevière).

 Nous voulons montrer qu’il existe une troisième voie entre la disparition de la SSR que visent les initiants et le fait que cette institution reste figée ( Philippe Mottaz)

 Collaboration entre régions

 Le consommateur du petit écran, dans chaque région du pays, est naturellement aussi attiré par les télévisions étrangères de même langue. Apparaît alors un souhait pour que chaque chaîne régionale du pays s’efforce de mieux présenter les programmes des autres. Sous quelle forme ? Voici deux remarques de Raymond Vouillamoz :

Il faut exploiter (les pages horaires de l’après-midi) en diffusant le meilleur des programmes de chaque région dans les autres régions linguistiques, en les sous-titrant.

 Autre idée : créer une équipe transrégionale chargée de produire des fictions destinées aux marchés français, allemand et italien.

 Dans la presse régionale neuchâteloise, Claude Frey, qui votera NON lui aussi, formule un souhait qui va dans le même sens :

Je trouve que la ssr ne remplit pas sa mission d’établir des ponts entre les différentes régions linguistiques du pays. On présente rarement sur a RTS ce qui se passe en Suisse alémanique, au Tessin ou au Grisons.

 Evidemment, un reportage sur une vallée isolée du Tessin, sur le maintien de l’apprentissage du français dans le canton d’Uri risque bien de ne pas attirer autant de monde qu’un épisode de « Top models » ( no 7.718, au 17novembre 2017, selon Wikipédia), si tant est que le premier doive remplacer une série unitaire ! Cette remarque signifie tout de même que « plus de Suisse non-francophone» sur la RTS pourrait bien coûter quelques dixièmes de la part de marché annuelle…..

Quartier des banques (III)

Très curieux et même impatient de découvrir les deux derniers épisodes de cette série, même si la programmation en duos me semble aller à contre-sens de l’esprit de la série faite pour être découverte épisode par épisode ( RTS 1 – jeudi 30 novembre 2017 dès 21h15 – Mais, en face, sur France 3, il y a la fin d’une admirable série, « Un village française » – du « play-tv » personnel dans l’air !!!)

Importante co-production romando-belge

Le RTS ne propose guère plus d’une série récurrente par année. Elle y consacre un budget important, trois millions environ, donc cinq cent mille francs par épisode, dix mille francs au moins la minute. Le prix à la minute consenti par des chaînes comme la RTS ou plus importante qu’elle est souvent plus élevé. A noter aussi que « Quartier des banques » a bénéficié d’une co-production avec la Belgique qui a permis de disposer d’un  budget de près des cinq millions. Il vaut la peine de s’arrêter sur cette série, poussé aussi par l’intérêt personnel porté à ce secteur de la création audiovisuelle.

Tournage au Grand Hotel Kempinski
Lauriane Gilliéron et Brigitte Fossey

Le service de presse de la RTS a donc réussi à provoquer un certain nombre d’articles de promotion, d’information complétés parfois par une appréciation qualitative appelée « critique ». La mise à disposition sur internet de certains épisodes avant diffusion permet cette réflexion, même si elle se fait rare. Les mesures de l’audimat servent aussi et trop souvent de jugement de valeur. Il faudrait que toute émission s’inscrive dans la moyenne, ce qui impliquerait que celle-ci augmente d’année en année…

Le choix des acteurs

 L’idée de la série est née à la RTS, l’écriture a été conduite sous direction romande. Le tournage a eu lieu à Genève et dans ses environs, avec une incursion au moins à Chypre (sauf erreur). La majorité du financement provient de Suisse. Le réalisateur est suisse. La RTS est à féliciter de s’être associée non plus à une grande chaîne française dominante, mais à une chaine belge un peu semblable à elle, la RTBF.

Dans l’ensemble, les acteurs font bien leur travail, appuyés par des dialogues simples et efficaces. Les personnages principaux, la famille Grangier et son conseiller juridique, Me Bartholdy, sont bien servis par leurs interprètes.

Bartholdy (Féodor Atkine) lors du gala de charité

Laura Sepul, dans le rôle d’Elisabeth, qui mène l’enquête et donc s’inscrit comme le vrai moteur de la série, est belge. La reine-mère, Blanche Grangier, est jouée par Brigitte Fossey, actrice française. Arnaud Binard, dans le rôle de l’étrange Alexandre Grangier, amant de la femme de son frère, est français. Féodor Atkine, le dominant et astucieux Me Bartholdy, est un français de lointaine origine russe et polonaise.

Certes, Paul Grangier, personnage dans le coma depuis son discours inaugural du premier épisode, permet de montrer un acteur suisse profondément endormi, Vincent Kucholl, à la verve qui fait le succès de « 26 minutes » ! Son épouse Virginia, jouée par Lauriane Gilliéron, est pour le moment plus connue comme ex-Miss Suisse » assurément séduisante que comme actrice.

Dans une série majoritairement suisse, la distribution, d’un fort bon niveau professionnel, n’est, pour les personnages principaux, guère romande mais même pas tellement belge, puisque tournée vers la France. Il y a là tout de même quelque chose d’un peu gênant !

En regardant une série, le téléspectateur ne voit pas le financement, ni l’écriture, encore moins le travail en coulisses des techniciens de l’image, du son, du montage, l’organisation de la production, etc. Peu lui importe que la production soit majoritairement suisse. Il voit surtout les lieux du tournage et les acteurs

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Etablir un échelle de valeur permet de « résumer » d’un « chiffre » une réaction personnelle face à tout « objet » audiovisuel quelle que soit sa nature.
0 : nul   / 1 à 3 : bas de gamme / 4 à 6 : milieu de gamme / 7 à 9 : haut de gamme / 10  : chef-d’œuvre
Vu d’abord sur ordinateur, les épisodes 1 et 2 : 7 pour le premier, 6 pour le second. Revus en survol les nos 1 et 2 ensuite le 3, sur ordinateur sur petit écran : 7 et 6 confirmés, 5 pour le troisième : tendance à la baisse ? Vu l’épisode 4, sur « play tv » : ce sera 6.
Moyenne : 6, donc clairement à ce stade dans le haut du milieu de gamme, là où se trouve aussi « Station horizon ». « Parmi les séries RTS de ces dernières années, « Dix » est la (ma) meilleure, avec un 7 : dans le bas du haut de gamme !
Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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