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Game of thrones : saison 8, dernière

Dans le nuit du dimanche 14 au lundi 15 avril 2019, à 03h00, présentation sur RTS1, en version originale avec sous-titres français, en même temps que sur HBO paraît-il, du premier épisode (sur 6 ) de la 8ème saison. Dans la soirée du lundi, un peu tardivement, à partir du 22h15, voici le même épisode en version doublée. Il est rare que la RTS présente une série en tenant compte de l’esprit de sa production, autrement dit en prenant le risque de réussir la fidélisation en offrant un épisode après l’autre, donc pas en rafale, discrète le deux-par-deux ,ou même plus pesante parfois avec tous les épisodes. C’est très bien ainsi. Il est probable qu’il y aura eu plus de monde à 22h15 qu’à  03h00 : à vérifier !

Photo RTS/HBO

Autre nouveauté : il était possible de voir, dans certaines salles de cinéma, à 22h15, le même premier épisode, sur grand écran. C’est ce que je me proposais de faire, curieux de savoir si « Game of Thrones » allait résister au grand écran. Un visage en gros plan sur le téléviseur apparait à peu près grandeur nature. Le même sur grand écran devient paysage à explorer. L’incendie de « Notre-Dame-de-Paris » aura perturbé ce projet comparatif!

« Game of Thrones », par l’ampleur de son budget qui permet une mise en scène somptueuse, n’a rien à envier à un « blockbusker » destiné au seul cinéma. Dès lors, il importe de savoir si oui ou non on se laisse attirer comme fer sur l’aimant par le principe même du produit audiovisuel de ce genre.

Les 50 ans de « Temps présent », la 8ème et dernière saison de « Game of Thrones » pendant quelques semaines: la RTS offre actuellement  d’attractives gâteries….

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Etre « accro » à ce BB qu’est GoT

BB : BlockBuster : quelques définitions trouvées sur le web :

Mot anglais signifiant « bombe de gros calibre ou Production cinématographique à gros budget publicitaire (Larousse)

Ou encore

Blockbuster est utilisé au cinéma pour qualifier les films à gros budgets et à gros revenus, ce sont des productions exceptionnelles sur le plan financier, matériel et humain. (wikipédia).

Georges Lucas, vers 2010, alors qu’il va vendre sa société LucasFilmLimitel (LFL) à Walt Disney

 Multiples sont les exemples au cinéma : on peut se borner à ne citer que « La guerre des étoiles » de Georges Lucas et ses multiples suites, qui s’inscrivent dans une liste de films que l’on peut voir avec un réel plaisir, mais pas au point de les aligner les uns après les autres. Ces longs-métrages (LM) forment évidemment une série destinée d’abord au cinéma, les épisodes arrivant années après années plutôt que semaine après semaine ou jour après jour.

( A suivre)

Temps Présent : Amour, sexe et EMS

 Jeudi 10 avril 2019, avant-dernier « Temps Présent » qui précède l’anniversaire de ce qui se trouve être probablement la plus ancienne des émissions de langue française – à tout le moins une des plus anciennes. Et quel titre : « Amour, sexe et EMS » ! La sexualité reste peut-être un sujet « tabou », pour certains, assurément. Mais ce « certains », est-ce beaucoup, moyennement, presque pas du tout ?

Revenons, disons, quarante ans en arrière, quand « Temps présent » faisait l’actualité matinale du vendredi, y compris dans la presse écrite alors très attentive à la télévision d’investigation quand elle prenait le risque d’affronter frontalement des sujets comme le sexe, avec un clair vocabulaire. On aurait peut-être un droit à une de ces belles polémiques qui confirmaient l’importance de TP d’enquête.

Photo RTS

Il ne devrait en principe rien de tel se passer aujourd’hui. Certes, quand l’audiovisuel évoque l’amour dans sa dimension sexuelle, il ne montre que des corps jeunes, des peaux bien tendues, des souffles courts. Et dans le porno qui occupe tant de place sur internet, les choses sont beaucoup plus claires, à portée de tous les âges sans forcément toucher aux bourses.

Oui, à tout le moins dans certains EMS de Romandie, l’amour qui s’exprime par des corps qui se touchent ne pose pas forcément problème. Mieux : TP peut sereinement décortiquer ce qui se passe dans des chambres d’hommes avec l’intervention d’une assistante sexuelle. Il n’y a pas de visites dans des chambres d’EMS occupées par des femmes !! On se demande pourquoi! Et que se passe-t-il hors des EMS ? Peut-être est-ce difficile de trouver des personnes qui acceptent d’en témoigner.

Tout de même : choisir un tel sujet juste avant d’entrer dans les « cérémonies » d’un cinquantenaire peut conduire à deux interprétations : est-ce apporter une touche de provocation pour contribuer à briser un tabou ou s’agit-il tout tranquillement de parler de l’amour aussi dans sa dimension sexuelle qui existe parfois encore à un âge dit grand ?

Nous évoquerons bientôt quelques-unes des émissions associées directement à ce cinquantenaire.

Un podium romand pour « Double vie »

J.B.Busset, le 31.01.19 (cf son commentaire au texte « Double vie, proche du haut de gamme ») allait dans notre sens en soulignant différentes qualités de la plus récente des séries de la RTS, malgré quelques doutes relatifs au scénario qui devient plus faible d’un épisode à l’autre.

Dans l’échelle que j’utilise pour noter des émissions, qui va donc de 0 ( nul) à 10 (perfection) il y a trois grands groupes, le bas (1à3), le milieu (4à6) et le haut ( 7à9) de gamme. Voici, épisode par épisode, mes notes : 7 et 6 ( 10 janvier), 6 et 5 ( 17 janvier ) et 5 et 5 ( 24 janvier). Il vaut donc la peine de chercher quelques-unes des raisons de cette baisse de tension. Il peut aussi, en cette période où la notion de sportif « podium » est à l’honneur simplificateur, après survol de séries romandes de ces dernières années, décrire un podium de fiction, composé de « Dix », « Station Horizon » et enfin « Double vie ».

 « Double vie », un paysage lémanique et sombre (RTS)

La programmation

Le principe même d’une série, où l’on donne un poids équivalent à chaque épisode, est de les montrer un par un, donc jour par jour ou semaine après semaine. Une autre solution séduit les fanatiques de séries, la rafale qui consiste à proposer tous les épisodes en une soirée spéciale (ceci valant pour une série de quatre épisodes de cinquante minutes, comme le fait trop souvent ARTE le jeudi soir). Il peut y avoir plusieurs tirs en rafale si les épisodes sont plus nombreux. L’acheteur d’une série en DVD est totalement libre, lui, de composer son propre programme.

Or, nos voisins français, souvent, aiment bien proposer les séries en programmant des duos d’épisodes. Cinquante minutes puis un entracte parfois réservé à la publicité ou la promotion d’autres émissions avant cinquante autres minutes. Cela rappelle la séance de cinéma composée d’un long-métrage avec entracte, très loin dans le temps pour « fumer-une-bonne-laurence », aujourd’hui pour la vente de délicieuses glaces. La RTS qui est fière souvent de pouvoir présenter certaines séries avant qu’elles ne soient inscrites au programme d’une chaîne concurrente française se sent donc obligée de présenter des duos, parfois même des trios. Un robot pourrait alors très bien assurer cette programmation. Cette habitude de présenter bon nombre duos ou trios masque-t-elle un complexe d’infériorité des programmateurs de chaînes francophones qui imiteraient la séance de cinéma ?

 

Baptiste Gilliéron (Hugo) et Anna Pieri (Nina Canonica)

La notion de « gros plan »

Poursuivons cette réflexion à travers un autre élément, l’importance des gros plans, en particulier de visages. Sur grand écran (plusieurs mètres carrés) un gros plan devient un paysage dans lequel un clin d’œil, un mouvement du regard, l’esquisse d’un sourire, l’amorce d’une surprise ou d’un recul prennent de l’importance. Sur un petit écran (moins d’un mètre carré), encore majoritaire dans un salon, le visage apparaît grandeur nature d’esprit photographique, comme dans un documentaire qui prend sa force par le mouvement, l’environnement et non les nuances d’expressions subtiles d’un visage.

De plus, durant le tournage, la fiction des séries doit apporter chaque jour plus de minutes utilisables que le cinéma. On admet sommairement, au cinéma, que deux minutes utiles par jour est une bonne moyenne. Or il est plus facile de tourner des plans caméra fixée sur le visage d’un seul acteur que de saisir les réactions et mouvements d’un groupe de personnages réunis dans un même lieu.

Le gros plan, dès lors, par sa fréquence et l’information restreinte qu’il apporte à une fiction télévisée, provoque parfois une certaine lassitude. Montrer une série de fiction en duos accentue encore ce sentiment, comme si la fiction télévisée manquait d’imagination conduisant à un emploi trop fréquent du cadre restreint du gros plan.

Et c’est ainsi que les duos ( et même des trios) d’épisodes finissent par nuire à bon nombre de séries télévisées en les privant des nuances de la mise en scène cinématographique.

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« Double vie » : proche du haut de gamme!

Où se situe vraiment  « Double vie », une série de six épisodes d’environ cinquante minutes chacun, conduite par la RTS en majoritaire face à son partenaire de la RTBF : entre le « 6 » du haut de milieu de gamme et le « 7 » du bas  du haut!  Pas loin de la meilleure série de fiction que fut « Dix » en 2010 sous l’entière responsabilité de la RTS, bien installée dans le bas du haut de gamme avec un bon « 7 »

Une série passe par de multiples étapes avant d’être offertes aux téléspectateurs :

+ l’idée de base

+ le principe de la couverture du budget

+ l’écriture du scénario avec dialogues

+ la consolidation du financement

+ les préparatifs du tournage, avec repérages des lieux et choix des interprètes

+ le tournage proprement dit, pour l’image et une partie des sons

+ le montage de l’image et du son avec la musique

+ la promotion

+ la projection sur la  chaîne productrice, suivie d’un éventuel bilan

+ la carrière nationale au moins et éventuellement internationale

Scène de tournage

Pour les cinq heures de projection de « Double vie », le budget tourne autour de trois millions de francs, cinq cent mille francs, dix mille francs la minute. La majorité du financement de « Double vie » a été assumée par la RTS, le solde à charge d’un co-producteur belge (RTBF). Cette série reflète donc bien la volonté affirmée par le patron de la SSR-SRG, Gilles Marchand, qui veut privilégier, contre les vents et marées des difficultés financières, ces séries qui contribuent aussi à « raconter » un pays à travers des histoires portées par des personnages. Ces dernières années, la RTSR aura accompli un tour de Romandie cantonal dans l’espoir de plaire à chacun.

L’intérêt d’une co-production

L’idée de base consiste à reprendre une série belge existante et à adapter à la sauce romande lieux et personnages. Il serait peut-être intéressant, un jour plus ou moins lointain, de montrer cette série belge aux téléspectateurs romands. Elle prendrait sans douleur la place d’une américaine de bas de gamme. S’ouvrir à la fiction de plusieurs pays producteurs est une bonne démarche pour la diversification des programmes.

La diffusion internationale

Il va de soi que la co-production assure le passage de la série dans au moins le pays partenaire. Il va peut-être trop de soi qu’une série soit seulement  destinée au seul public de la zone de diffusion. Dépasser le « local » ( donc ici la Suisse Romande) est chose importante. Vendre une série à d’autres chaînes permet d’assurer quelques ressources financières qui peuvent être réinvesties dans d’autres projets.

Il y a mieux encore, en procédant à des échanges. On peut mettre à disposition d’une chaîne la série non pas contre monnaie dite sonnante et trébuchante, mais en lui proposant de « payer » le passage en fournisssant au pays d’origine une série du pays acheteur. C’est ainsi qu’une série de trois heures par exemple permettrait d’occuper six heures d’antenne sous cette forme d’échange. Ceci revient donc à disposer de deux séries pour le prix d’une. Mais cette forme d’accord est-elle souvent pratiquée ?

Quand la RTS assure

 Au fur et à mesure du temps qui passe, la RTS apprend à mieux maîtriser différentes étapes du long processus qui va d’une idée à la diffusion du produit fini. Le coût final d’une série semble bien respecter le budget.

Le coût d’une série comme « Double vie », d’environ trois millions, offre des occasions de travail à des comédiens, des techniciens romands. On a parfois déploré une timide présence de comédiens suisses, mais il est plus facile de se tourner vers Paris que vers Zürich, pour d’évidentes raisons qui commencent par la diction. Mais dans l’ensemble, les rôles sont bien tenus, parfois avec une sorte de timidité.

Les « rivales »

La RTS maîtrise bien différentes phases techniques mais aussi créatrices comme le montage, la sonorisation avec mise en place de la technique, aussi bien que l’étalonnage.

Les séries romandes de ces dernières années sont bien filmées en images souvent belles et limpides. Les interprètes s’en tirent assez bien avec leurs personnages. Peut-être qu’il faut parfois un peu trop s’en aller chercher certains acteurs hors des limites de la Suisse romande, plus souvent à Paris que Zurich. Les sons sans la musique ne posent pas de problèmes. Les collaborateurs de la RTS avec des externes maitrisent bien la phase du montage et ce qui s’y attache, la présence sur la bande sonore de la musique, l’équilibre lors de l’étalonnage.

Des séries en général à « Double vie »

La place des séries à la SSR et à la RTS

Deux remarques pour confirmer l’importance de la série pour une bonne partie des chaînes de télévision

Le directeur de la SSR-SRG, Gillles Marchand, déclare depuis déjà quelques mois qu’il est important que la SSR-SRG fasse un effort budgétaire pour améliorer le nombre de séries maisons sur les chaines qu’il dirige. Dans un contexte de restrictions financières, le budget série est (serait) en hausse. Pour la RTS, ce seront donc au moins deux séries par année, et non plus trois sur deux ans. Début 2019, voici DOUBLE VIE déjà à l’antenne et une prochaine en cours de montage. Cette décision s’inscrit dans un courant mondial où l’on prend (enfin, parfois) acte que la série réussie arrive désormais aussi bien des pays scandinaves que d’Israël, d’Australie et même de Suisse, et plus seulement des seuls USA et de France si l’on s’en tient à ce que l’on reçoit sur les écrans de la Suisse romande.

L’affiche

Dans le monde de la cinéphilie pure et dure, qui participe à la mise en valeur du cinéma d’auteur, certaines revues de cinéma prennent désormais en compte la notion de série, avec le sérieux, la grâce ou la fantaisie accordés au cinéma. Au fond, cela marque la fin de la « guerre » où parler de « téléfilm » et de « film » différenciait le produit de seconde zone de celui de premier plan. C’est ainsi que les Cahiers du cinéma, ces derniers mois, a placé très haut en en faisant sa couverture « Twin Peaks » de David lynch ou les « Petit Quinquin » de Bruno Dumont. Récente preuve en confirmation: dans la liste des produits audiovisuels les plus attendus de l’année 2019, au milieu d’une cinquantaine de films d’auteurs voici mentionnés une dizaine de séries.

Une note pour résumer une appréciation

Il est un moyen assez commode et largement employé pour résumer la réaction à l’égard de tout produit culturel, ici dans l’audiovisuel : lui attribuer une note pour disposer d’une échelle de valeur. Encore faut-il éviter l’anonymat : il est important de savoir qui formule un jugement chiffré, une personne. Peu importent les points ou étoiles accordés dans les magazines de télévision qui restent anonymes !

Voici l’échelle de valeurs que j’emploie régulièrement : elle oscille entre le « 0 » de la nullité la plus totale et le « 10 » du chef-d’œuvre absolu, le 0 à cause de sa grande fréquence et le 10 de la perfection totale rarement utilisés.

Par exemple, dans le cinéma, je m’en tiens à trois « 10 » pour

CITIZEN KANE d’Orson Welles / USA

 

Orson Welles dans « Citizen Kane » d’Orson Welles (1941)

HIROSHIMA MON AMOUR d’Alain Resnais / France

Emmanuelle Riva et Eiji Okada dans « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais ( 1959)

IVAN LE TERRIBLE de S.M.Eisenstein / Russie

 

Ivan le terrible- S.M.Eisenstein (1944)

Entre 1 et 9, il y a de la place pour trois groupes, le bas, le moyen et le haut dans chaque catégorie, le bas, le moyen et le haut de gamme partagé. Un 3 place donc l’objet présenté dans le haut du bas de gamme, le cinq définit le milieu du milieu de gamme, le 9 valant belle satisfaction presque totale.

6 : Station horizon, bien assis dans le haut du milieu de gamme

5  : A livre ouvert

5 : Break ups, websérie

4 : Brouillon de culture

Pour une série déjà ancienne de la RTS, « Dix », je grimpe au 7 du bas du haut de gamme. Dans un premier temps, j’hésite à accorder 6 au premier épisode de « Double vie » et 7 au deuxième. Ce qui signifie donc que j’espère que le lecteur aura du plaisir à voir les quatre épisodes suivants de la série, les jeudis 17 et 24 janvier 2019, à une excellente heure, entre 21h00 et 23h00. Mais pourquoi diable faut-il construire des épisodes de 50 minutes et les présenter deux par deux comme s’il s’agissait d’une projection de film sur grand écran avec entracte ? La télévision fait ainsi un complexe d’infériorité à vouloir imiter le cinéma.

L’affiche de « Double vie », une série de la RTS ( 2019)

Et voici aussi quelques premières et sommaires considérations à propos de « Double Vie »

« Double vie » pourrait se passer n’importe où

Le sujet de « Double vie » n’a à priori rien d’indispensablement suisse ni même romand. Il s’agit de suivre ce qui se passe à la mort un peu inattendue d’un architecte. Sa jeune femme prétend être enceinte, mais elle découvre que celui-ci avait une compagne-concubine depuis vingt ans avec deux enfants, un grand garçon et une adolescente. « Double vie » est donc à prendre au premier degré.

L’ensemble de la série a été tourné en Suisse romande. Le récit est inséré dans des paysages séduisants, le Lavaux vaudois en bordure de lac et sa capitale en montées-descentes. Cette histoire pourrait se dérouler chez un architecte à succès dans n’importe quel pays . Rien ne changerait dans le comportement des personnages, un peu peut-être dans la description des habitudes et du jugement moral porté sur cette situation par l’entourage, qui n’est guère pris en compte en milieu protestant. Le comportement des personnages est porteur de suffisamment de possibilités pour tirer d’une histoire qui n’est pas enracinée géographiquement une série d’un excellent niveau, en tous cas en considérant ses deux premiers épisodes d’une série de fort haute qualité. Ce qui est le cas ici.

Dix pour cent

Il faut écouter la radio romande, qui accorde dix bonnes minutes à cette série alors que la presse couvre la télévision que par des programmes et résumés, sans la moindre amorce de réflexion critique, pour entendre dire que « Dix pour cent » est une des meilleures séries jamais tournées en France. FR2 la met en valeur en premier rideau, vers 21h00. Mais pour la RTS, elle n’est pas assez fédératrice pour attirer tous les publics. Il faut comprendre : priorité à l’audimate. Le Suisse romand moyen ne mérite pas qu’on lui offre le meilleur des séries récurrentes à une heure de grande écoute. Car pour plaire à tous, il faut éviter le risque de déplaire à certains. FR2 fait confiance à son public alors que la RTS « cache » en fin de soirée une fois de plus une série récurrente d’un excellent niveau.

L’affiche qui accompagne la série en France (Photo France 2)

A l’origine de la série

Miracle : pas d’enquête policière, pas de mort brutale. Simplement, un milieu professionnel avec ses problèmes internes et ceux qui se posent pour ses « clients » : d’emblée une raison d’être attentif. On partage ainsi les occupations et préoccupations des propriétaires et du personnel de l’agence qui s’occupe de la carrière non seulement d’acteurs, mais de tous ceux qui touchent à la création cinématographique. L’idée de cette série a été lancée il y a presque dix ans déjà par Dominique Besnehard, un des agents les plus connus et semble-t-il des plus efficaces de la société parisienne ArtMédia.

Des invités qui portent leur nom

Dans chacun des six épisodes de la série qui compte déjà trois saisons et s’achèvera probablement avec la 4ème en cours d’écriture, on y reçoit un acteur ou une actrice, invité(e) à jouer son propre rôle. « Dix pour cent » devient ainsi une sorte de document d’investigation plausible dans un milieu réel mettant en évidence un « vrai » interprète. Reste à savoir si l’invité ressemble à ce qu’il est dans sa réalité ou  s’il prend plaisir à s’inventer une autre personnalité. Les responsables de la première saison se heurtèrent à de nombreux refus d’interprètes craignant de se faire « piéger ». Devant le succès populaire de la première saison, le recrutement serait devenu de plus en plus facile, comme si avoir joué dans « Dix pour cent » était un gage de haut professionnalisme.

Isabelle Huppert tourbillonne

A lire différentes contributions positives su la série, on sent une nette attention  au comportement des invités qui portent leur propre nom Le numéro quatre de la saison 3 reçoit Isabelle Huppert qui passe d’un rôle dans un film français à un américain non sans avoir dû jongler avec un passage à la télévision et tout de même trouvé le moyen de corriger certaines parties de son texte. Isabelle Huppert semble bien prendre un réel plaisir à en faire un peu et même beaucoup trop ! Certes, l’actrice travaille énormément. Mais « Dix pour cent » ne permet pas de savoir si l’on en sait plus sur l’actrice elle-même ou si celle-ci prend plaisir à se caricaturer. Cette ambiguïté plane sur toute la série, qui oscille agréablement entre un document informatif solide et une fiction des plus délirantes.

Même problème avec Jean Dujardin qui disparait dans la nature revêtu de l’uniforme d’un soldat de 14-18, l’acteur devenu inséparable de son personnage dont il ne peut ni ne veut se débarrasser.

Alors, le titre, pourquoi ? C’est le pourcentage que touche l’agence sur les salaires obtenus par celles et ceux qui font appel à elle. Et l’on finit ainsi, dans un euphorique tourbillon, à savoir plein de choses plausibles ou inventées sur le cinéma et ceux qui le font.

Retour vers les séries

Une vingtaine de présences, sur ce blog, depuis le début de l’année, dont un tiers consacré à différents sports, un petit tiers pour des documents d’investigation de toutes longueurs, un quart pour les séries. Le premier sujet m’attire pour son côté reposant et divertissant, le deuxième offre un enrichissement de connaissances, des ouvertures vers la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Le troisième, inventif tant en fiction qu’en documentation, aboutit aussi à une amorce de réflexion à travers de grands romanesques. Il faut revenir vers les séries un peu oubliées ces dernières semaines. Elles contribuent à l’intérêt des programmes de nombreuses chaînes de télévision, plus que le sport et à tout le moins autant que les documents d’investigation, secteur bien développé et mis en valeur par la RTS aux heures de grande écoute en début de soirée.

Dix pour cent

Intéressante offre ces jours sur la RTS. Cette série française qui navigue dans le milieu d’un agence et de son personnel s’occupant de la carrière d’interprètes, avec pour invités des acteurs connus qui acceptent de « jouer » ce que peut-être ils sont, en est à sa troisième saison qui se terminera le lundi 26 novembre 2018. Il y aura une quatrième saison, alors que la troisième est partiellement en recul sur les deux premières. Cela explique-t-il sa présentation tardive : combien de téléspectateurs, en semaine, un lundi soir, quand se termine à 01h00, le quatrième épisode avec une Isabelle Huppert en forme presque délirante de sur-occupation ? Nous y reviendrons probablement.

La vérité sur l’affaire Harry Québert

 Pas loin, paraît-il, de quatre millions d’exemplaires, vendus dans une quarantaine de pays, du roman du genevois Joël Dicker, adapté par un excellent réalisateur français, Jean-Jacques Annaud, en dix épisodes de cinquante minutes. Cinq cent minutes, un peu plus de huit heures : c’est le temps qu’il faut pour lire environ cinq cents pages d’un roman. Le roman est écrit comme une série. Il ne s’est trouvé personne à la RTS pour prendre une option sur ce texte d’un genevois : dommage ! Il est vrai qu’il aura fallu de grands moyens, ceux de TF1, pour réaliser cette série qui va probablement entrer dans une catégorie nouvelle, équivalente aux « Blockbuskers » du cinéma.

Pour le moment, trouvé un premier avis positif, celui de Joël Dicker lui-même paru récemment dans « Le Temps ». Parmi les remarques qu’il formule, celle-ci : une série récurrente n’est pas un film tiré en longueur. On devrait pouvoir la suivre épisode par épisode, d’un jour ou d’une semaine à l’autre.

La RTS vient de réussir un joli coup double : « Dix pour cent », épisodes 3 et 4 de la saison 3, proposé le lundi 19 novembre une heure curieusement tardive ( 22h40), apparaît sur France 2 le mercredi 21 à 21h00. « Dix pour cent » mérite tout de même le premier rideau! Les deux premiers épisodes de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » arrivent le mardi 20 novembre à 21h00 alors que TF1 les offre le mercredi  21 à 21h00.

Notons en passant que les français sont « victimes » de la concurrence entre une chaîne commerciale et le service public : ils doivent choisir entre deux séries récurrentes dont tout laisser supposer qu’elles sont à tout le moins intéressantes, placées à la même heure!!

 

D’ « Infrarouge » (RTS) à  » C….à.. » ( France 5)

RTS chaque semaine, France 5, chaque jour

 Il est évident qu’une chaîne de service public se doit d’offrir à ses « clients » des émissions de débats sur des problèmes contemporains, pas forcément mais aussi liés à l’actualité politique, La prise en compte de nombreux facteurs conduit forcément à des concepts différents qui peuvent peuvent permettre des comparaisons.

RTS hebdomadaire, France 5, quotidien

France 5 dispose moyens de production assez semblables à ceux de la RTS. Cette dernière offre chaque semaine un « Infrarouge » en invitant souvent six personnes dont une en duplex ( mercredis aux environs de 21h00). France 5, joue sur les « C….) quotidiens, avec «  C…à dire » ( 15 minutes, un animateur et un invité dès 17h30). ». Quatre personnalité participent «  C….dans l’air », dirigé par Caroline Le Roux ou Axel de Tarlé de 17h45 à19h00) pour se poursuivre par un «  « C’est à vous » à 19h00 à 19h45) et se terminer par un repas (dès 20h00).

Caroline Roux anime  » C…dans l’Air »

Le public potentiel en milliers de spectateurs est souvent plus nombreux en soirée qu’à17h45. France 5 propose  « C…. dans l’air » en reprise, en fin de soirée vers 23h00.

Les programmes de « France 5 », chaîne généraliste principalement composés de magazines et de documentaires, sont axés sur l’éducation et le partage des savoirs et des connaissances. La RTS est une chaîne généraliste qui couvre un plus large éventail d’émissions. Quantitativement, France 5 surpasse largement la RTS dans ce domaine des débats parfois conçus comme des spectacles parlés ( talk show).

Comparaisons

 Le bassin français, plus de soixante millions d’habitants, est assurément plus vaste, pour inviter vingt personnes chaque semaine, assez souvent les mêmes, que le romand avec ses deux millions pour avoir six invités, certains trouvés parfois même hors de nos frontières. Mais sur deux millions, il y en a bien six qui peuvent rivaliser avec une vingtaine de français dans leur apport qualitatif. Tant en France qu’en Suisse, il me semble que les hommes sont plus nombreux que les femmes .

Alexis Favre : à la tête d’ « Infrarouge » depuis quelques mois…. (RTS)

Ecoute ou affrontement ?

Un « Talk show » met évidemment en avant une volonté de spectacle. Quelle forme prend ce spectacle quand on se parle ? On oscille entre l’échange d’idées où l’on écoute l’avis des autres ou l’affrontemeent où l’invité explique qu’il a raison contre le reste du monde. A «  C’est …à vous », les invités s’écoutent. A « Infrarouge », on continue de privilégier l’affrontement, même si Alexis Favre impose sa présence autrement et mieux qu’Esther Mamarbachi.

La forme de la table

La conception même du décor, le directeur au centre avec deux demi-tables où l’on regroupe plus ou moins ceux qui pensent un peu la même chose qui tiennent du   U ou du V regroupe les OUI ou les NON et partage les invités entre GAUCHE et DROITE, avec modérés et pamphlétaires. Une table au moins partiellement ronde incite plutôt au dialogue qu’à l’affrontement.

La table en V, au sommet l’animateur, pour contenir les affrontements ( Photo RTS)

« Infrarouge » invite souvent des politiciens qui viennent défendre leur point du vue alors que « C’est…à vous » tend vers le débat d’experts. Les thèses des premiers prennent le dessus sur les hypothèses des seconds.

A « C…à vous » reviennent souvent les mêmes invités dont on ne cherche pas d’emblée à savoir dans quel courant politique ils s’inscrivent. A « Infrarouge, on accompagne souvent le nom de l’invité de son engagement politique, pour les uns, de son domaine d’expertise pour les autres.

Un exemple de « dérapage »

 Le mercredi 10 octobre, « Infrarouge »  demande si « nos démocraties sont-elles en danger ?» et cite quelques exemples d’Europe et d’ailleurs où se glisse des relents de fascisme et d’autoritarisme de droite- fermeture de frontières et anti-migration. Le revenant Yvan Perrin explique immédiatement à l’ensemble des téléspectateurs que pour Mme Mara « fascisme » vaut pour tout ce qui n’est pas socialiste. Bel exemple d’affrontement immédiatement introduit dès les premières minutes……

Le temps est peut-être venu pour qu’ »Infrarouge » donne la priorité au dialogue qui est certes moins spectaculaire que l’affrontement. Et encore, ce n’est pas certain…..

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PS : En suisse romande,, on peut retrouver sur internet « Infrarouge » après diffusion.

Si vous voulez, toujours en Suisse romande, suivre en différé « C….dans l’air » ? s’affiche alors su fond noir en lettres blanches qui ici rougissent

Pour des raisons de droits concédés à France Télévision, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique.

Ce n’est certes pas la première fois que l’on tombe sur une telle information qui ferme des frontières numériques. Mais qui est à l’origine d’un tel « interdit » ? Une initiative de France 5 ( et parfois d’ARTE) ou une demande formulée par la SSR-SRG ou même la RTS ?

Tentons de demander au service de presse de la RTS s’il peut nous fournir une réponse ?

 

Le sport et l’argent

 La RTS, comme beaucoup d’autres chaînes et pas seulement celles de la SSR-SRG, consacre beaucoup de place à de multiples sports, y compris parmi ceux dits « petits » : c’est une constatation. On peut trouver cette présence grandement envahissante : c’est une appréciation. Elle ne cherche pas à mettre en cause la structure actuelle des programmes des chaînes suisses. Des éventuels changements s’effectueront à moyen terme ; s’il y en a, ne serait-ce qu’à travers la multiplication des chaînes spécialisées, accessibles par abonnements ou à l’unité. On imagine mal le service public suisse devenant muet dans ce domaine. Plus discret, demain, peut-être, devant l’inflation financière !

Le sport est donc présent durant de longues heures en direct ( football, hockey-sur-glace, cyclisme, meeting d’athlétisme, etc), y compris aux heures de grande écoute. Le sport est un bon secteur pour enrichir l’audimate qui reste une mesure importante au plan quantitatif, son poids qualitatif assez secondaire, sauf pour qui voient dans la quantité un gage de qualité. La TSR, comme d’autres chaînes, propose parfois des émissions qui amorcent une réflexion sur le sports, y compris du genre débat avec pour et contre !

Le sport, n’importe lequel, mais pas le même pour tous, s’inscrit dans le vaste secteur du divertissement qui ne fatigue pas trop – ou pas du tout – celui qui le fréquente. Il est assurément parfois source de réel plaisir à travers l’émotion que peut provoquer l’exploit d’une équipe ou la réussite d’un athlète dont on se sent proche : ne sommes-nous pas presque tous « proches » de Federer, même lors d’une défaite ?

Devant cette vague puissante du sport, le téléspectateur est parfois démuni . Il vaut la peine de s’interroger sur la manière dont la télévision le propose à ses « clients », l’impose parfois par la répétition de ses rappels. Dans les grandes manifestations, l’image est fournie par les organisateurs moyennant finance souvent élevée à tous ses partenaires. Chaque partenaire peut du reste expédier sur place des équipes qui enregistreront des documents à usage interne. Et chaque diffuseur garde la main sur les choix qu’il opère dans l’offre abondante, en quantité ( toutes les rencontres du mondial de football ) et dans le temps ( suivre le tennis intégralement ou partiellement ).

De plus, chaque chaîne conserve sous sa responsabilité propos un élément important : le commentaire fait à un ou à plusieurs, diffusé depuis le lieu où se déroule la manifestation ou en studio. Sur place, le commentateur peut voir plus de choses que le téléspectateur, donc enrichir le reportage par ses remarques s’il ne se contente pas de dire ce que nous voyons tout comme lui. Il ne lui est pas interdit d’ajouter en passant des remarques qui valent pour le sport en général, ne serait-ce que pour donner des informations basiques : tous les spectateurs qui suivent un sport ne sont pas forcément des spécialises de ce sport : tout le monde comprend-il les variations dans le « slice » ?

A l’évidence, le succès assurément mondial de nombreux sports tient à l’existence même de la télévision qui lui assure une diffusion mondiale intense. Le sport-spectacle avec l’argent qui l’irrigue ne serait pas ce qu’il est devenu si la télévision n’existait pas.

Mais la télévision reste souvent muette ou discrète sur l’aspect économique et financier de cet engouement pour le sport qui repose, dans une partie des spectacles proposés, sur le sentiment d’appartenance à un pays, à une région et pourquoi pas, chez nous, à un canton ou même un lieu.

Reste à se demander comment, dès lors, comment chaque chaîne propose une approche originale de ses choix et à observer dont elle les commente.

Un angle d’approche est alors souvent négligé par la télévision : l’inscription de chaque sport dans son environnement économique et financier. Pendant un match de foot, on vous répète le nom du joueur qui touche ou rate la balle, celui qui va la recevoir, on rappelle de temps en temps, lors des rencontres internationales, à quel club ils appartiennent au quotidien, on donne parfois des indications sur sa carrière. Mais c’est un peu tout, donc c’est un peu court

A l’évidence, pour en savoir davantage sur le l’argent indispensable pour faire de tout sport un spectacle divertissement et un succès sur le petit écran, il faut s’en aller chercher l’information ailleurs, en particulier dans la pres

Le sport envahissant

 Les sports, depuis les débuts du « mondial » de football il y a plusieurs semaines déjà, se sont emparés de l’antenne au point de transformer RTS Deux en une presque demi-chaîne sportive dès lors qu’ils s’installent aussi aux heures de grande écoute, entre 18 et 23 heures ou aux alentours de midi. S’agit-il d’une impression conforme à la réalité ? Il est même arrivé, parfois dans l’après-midi, d’avoir du sport sur les deux canaux. Certains sports dits « secondaires » occupent aussi une place importante sur internet.

Pas forcément « glorieux », ces membres de la « Nati », après le Suède-Suisse : souvenir d’il y a déjà quelques semaines (photo RTSsports)

Incontestablement, on vient de passer par une période sportivement bien remplie, avec football, tennis, cyclisme, athlétisme et ce regroupement de six championnats européens à Glaskow et à Berlin. Les commentateurs ne manquent pas une occasion de remercier le nombreux public de sa fidélité, comme s’il fallait fournir la preuve que la RTS remplit parfaitement son mandat de service public en étant une des rares chaînes, sinon la seule parmi les généralistes, à y si largement accueillir de nombreuses manifestations sportives sous la forme du reportage le plus souvent possible en direct. L’argent domine de plus en plus les compétitions-spectacles sportifs : le direct n’est pas le meilleur moyen pour entreprendre une réflexion à ce propos. A la RTS, la réflexion sur le sport se fait plutôt rare, alors que la presse écrite y consacre parfois autant de place qu’à la description des compétitions.

Sur le bout du doigt de notre gardien, l’un des grands d’Europe, à juste titre (photo RTSsports)

Qui a pris la décision de donner une telle place aux sports ? Serait-ce le milieu politique qui accorde les concessions ? Il s’agit probablement d’une décision interne de la SSR-SRG pour l’ensemble des canaux nationaux porteuse de belles parts de marché, un critère quantitatif important pour « mesurer » le « succès » d’une émission. Mais comment mesure-t-on la qualité ?

Trop de sports ?

Sommes-nous vraiment si nombreux et tellement fidèles au service des sports comme on nous le répète un peu trop souvent à l’antenne ? Pour cela, il faut croire sur parole les commentateurs contents d’eux. Il ne serait pourtant pas difficile de fournir, en partie au moins, des « preuves » de ces succès en donnant plus d’informations sur les parts de marché mesurées à l’audimat. Sur ces mesures en principe scientifiquement rigoureuses, la SSR-SRG  comme la RTS font régner l’ombre d’une étrange discrétion.

Ce qui suit est un « aveu » : ces lignes ne sont pas rédigées par un ennemi du sport, loin de là. Il est évident que chaque téléspectateur regarde le petit écran aussi pour se distraire, pour laisser vagabonder son cerveau au gré des sons et des images d’un spectacle plaisant qui ne demande pas une trop grande attention ni une intense activité intellectuelle. Je suis un grand consommateur de sports, content par exemple de découvrir la beauté et l’élégance des duos mixtes de plongeurs ou profondément ennuyé par les coups assénés à une petite balle qui doit finir par tomber dans un trou creusé dans l’herbe verte!

Confortablement installé dans une position horizontale, j’ai vu au moins quelques minutes de toutes les rencontres du récent « mondial » de football. En cours de direct, et ceci vaut pour presque tous le sports, les « temps morts » existent, parfois nombreux. A mon âge, il est trop tard pour apprendre à ne rien faire. Je ne sais pas comment endormir mes neurones quand un footballeur se roule de douleur avant de se remettre à courir joyeusement comme vif lapin.

Exemple d’un « temps mort » : une roulade de Neymar
(Photo RTSsports)

Après avoir parcouru chaque dimanche le seul « Matin » qui apporte encore de solides marges à son éditeur, je continue de lire d’abord certaines des pages consacrées au sport, n’importe lequel !

Ayant ainsi réglé mon compte avec ce « trop-plein » de sports, il conviendra prochainement de s’interroger aussi sur ce que la télévision en direct apporte dans sa dimension spectaculaire et distractive à travers quelques exemples.

Tous les buts

 Depuis de longs mois déjà, la RTS propose en une dizaine de minutes « tous les buts » en football ou en hockey-sur-glace. L’image de ce survol est assurément intéressante : un beau but c’est en effet un beau but, et un but bizarre, c’est aussi un but. Oui, mais une émission de télévision est faite d’images, de sons et parmi ces sons de la parole du ou des commentateurs. Pas de parole dans ce montage rapide dominical. Seulement les réactions d’une foule qui salue les réussites, dans un élan sonore qui semble tourner en boucle, presque toujours le même !

Un bel arrêt de Lloris, gardien de l’équipe de France. Donc ceci n’est pas un « goal » ( Photo RTS sports)

Des images intéressantes, des sons qui se ressemblent, que l’on aperçoive des gradins vides ou bien occupés. Mieux vaudrait oser le muet….

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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