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Game Of Thrones : huit de « der »

(Illustrations prochaines)

De « Games of Thrones », en huitième saison, ce sera bientôt la vision de la sixième et « der(nière) » partie, le lundi 20 mai 2019. L’enveloppe où je conserve les textes consacrés à cette imposante série devient de plus en plus épaisse. « GoT » atteint une haute marche qui inscrit la série dans le milieu du haut de gamme : un huit sur neuf au maximum .

Une histoire d’ « Huskies »

 Lu dans le « Matin-Dimanche » ( 12 mai 2909) un texte consacré au monde canin, celui des « huskies » : des refuges américains sont actuellement suroccupés de manière inattendue par des chiens de cette race. Séduits par « GoT », des Américains achètent d’exquis chiots sans bien savoir qu’adultes, ceux-ci aimeront courir à fond de train cinq à huit kilomètres par jour, manifesteront une forte attirance pour la fuite, en général sans retour. Si bien qu’un refuge pour cinquante bêtes doit en accueillir quatre fois plus ! Voici un effet secondaire inattendu de l’attirance de certains téléspectateurs pour cette race canine présente dans « GoT »

Sur ce « Blog de la RTSR », une recherche faite en tapant « Games of Thrones » rappelle que, entre 2013 et 2016, existent une demi-douzaine de textes, complétée par quatre mises en ligne récentes. Peut-être serait-il intéressant de relire le tout pour en faire un amorce de dossier, curieux que je suis de savoir si mes réactions d’aujourd’hui confirment celles d’hier.

Il ne devrait pas y avoir de doutes sur le côté BlockBusker (BB) de la série, sur la réussite du spectacle, son élégance formelle, la richesse de l’ensemble de ses personnages regroupés par familles, associées chacune à un Etat.

Je n’aurai été téléspectateur assidu que de la dernière saison, happé par la promotion puissante faite autour de celle-ci. Des saisons précédentes, je n’en avais que picoré que quelques épisodes. Arrivé au terme de cette série, certains éléments sont devenus clairs.

Rien à voir avec une saga respectant l’Histoire. Il s’agit d’une œuvre de pure imagination, qui se déroule hors du temps, autrement dit sans s’interroger pour savoir si tout cela se déroule dans le passé, le présent ou le futur. L’auteur des textes initiaux, George R.R.Martin raconte une histoire basée sur de multiples lieux et personnages qui dépasse un récit brillant aussi vite oublié qu’à peine vu.

L’approche littéraire

On peut tenter une approche littéraire du travail de R.R.Martin, s’interroger sur ses sources, direction Tolkien et « Le seigneur des anneaux » reconnue, permettant de faire des comparaisons aussi audacieuses que plausibles avec certaines œuvres Shakespeare ou du Maurice Druon des « Rois maudits ». intéressant, mais n’allons pas plus loin dans ce sens.

Voici pourquoi je ne suis pas un vrai « fan » : j’ai pris le train déjà en marche. J’ai dès lors perdu du temps à savoir qui est qui, à quel royaume aux noms fugaces chacun appartient, ayant peine à comprendre disposition des lieux et l’organisation des Etats. Pour tout comprendre, il aurait fallu lire des résumés avant d’entrer dans l’épisode suivant pour en avoir assez sur ce qui allait se passer sans rester en bord de route à regarder la série comme le public des tours cyclistes s’intéresse à une caravane publicitaire. Ce léger malaise me laissa parfois pressentir que j’étais en train de passer à côté de quelque chose d’important….

Recours à trop de violence

 Le recours à la violence peut souvent apparaître comme excessif. On a l’habitude, au cinéma, de voir des hommes s’entretuer sans se poser trop de questions. Mais que des femmes, parfois, en fassent autant, cela finit par troubler, surtout quand interviennent des scènes de contacts amoureux, certaines conduisant parfois au plaisir partagé, d’autres plus souvent proches du viol ! Alors que je commençais à savoir comment répondre à mes propres questions reflétant des doutes, je suis tombé sur un texte de Daniel Cohen, Directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure paru dans L’OBS du 09.05.2019. L’auteur écrit clairement ce que j’aurais probablement écrit beaucoup plus maladroitement. Mieux vaut dès lors avoir la sagesse mâtinée d’honnêteté de passer par la citation :

GoT (..) offre un formidable lexique de l’Amérique (de Trump) : une politique du chaos pour affirmer son pouvoir ; une forme de refus obstiné d’assumer une responsabilité collective dans le bien-être du monde, à l’exception de celui de ses électeurs ; l’obsession de construire un mur pour se protéger des autres, à l’image de celui qui est censé protéger le royaume de Westeros de la menace des morts-vivants ; et des malheureux humains, les Sauvageons, pris en étau entre deux mondes comme les migrants d’aujourd’hui….

 Je ne résiste pas au plaisir de citer aussi ces quelques lignes qui inscrivent GoT dans le monde contemporain en passant d’Obama à Trump : C’est bien Obama que Trump veut « tuer », en adoptant en toutes choses un point de vue contraire au sien : sur le climat, l’Iran, Cuba, les traits nucléaires, la santé…

 Et en guise de conclusion, ceci enCore : Beaucoup plus subtiles que les hommes généralement balourds à l’exception d’un nain et d’un eunuque, les femmes font espérer que Martin n’a pas renoncé à nous sauver du monde machiste, trumpien, qu’il a créé. Réponse dans (quelques jours) pour la série et dans un an et demi pour Trump.

 Il est juste d’inscrire GoT comme une fable du monde contemporain.

GoT est vraiment un BB ( suite)

Se trouverait-il encore quelqu’un qui ne soit pas tombé dans la presse sur un texte relatif à Game of Thrones (GoT) ? Si oui, petit rappel du sens du titre de ce texte : Game of Thrones est vraiment un BlockBuster, un des premiers, peut-être même le premier à pouvoir rivaliser avec le cinéma. GoT est d’abord destiné au petit écran, mais il aura débordé ici et là sur le grand, événement plutôt rare, remplissant par exemple à Neuchâtel un lundi soir une grande salle de cinq cents places avec entrées gratuites. Il vaut donc la peine d’en faire même un peu trop. Aborder certains aspects de cette imposante série permet de comprendre un peu les mécanismes de son succès. Il faudra ensuite aussi  formuler quelques remarques personnelles sur ses qualités. Restons ici encore sur la quantité:

+Huit saisons, soixante-six épisodes d’une durée moyenne peut-être un peu supérieure à cinquante minutes par épisodes, au moins 3.300 minutes donc environ 55 heures de projection

Une image de 2013

+ cinq familles inscrites dans l’ensemble des « nombreuses », les Baratheon, Stark, Targaryan, Lannister, Greyjoy

+ sept royaumes que d’aucuns voudraient placer sous l’autorité d’un seul trône unificateur, avec les affrontements pour y parvenir

+ près de deux cents personnages tués, sans compter les anonymes qui tombent lors de multiples combats

+ beaucoup de femmes parfois violées et de nombreux coïts, certains doublement consentis

Quand se déroule cette « saga » ? Dans un passé lointain, dans le futur, de nos jours ? A coup sûr dans le monde imaginaire du Continent de  Westeros, Royaume des Sept Royaumes gouverné par un roi assis sur le « Trône de Fer » dans la capitale de Port-Réal.

Difficile de voir dans ce spectacle tonitruant une contribution à l’Histoire, même si c’est une histoire bien contée, qui demande pour être comprise d’être suivie régulièrement, qualité que devrait du reste remplir n’importe qu’elle série dont une des raisons d’éventuel succès réside dans la fidélisation du public. Nombreux sont les commentateurs de cette série. Certains choisissent l’angle médiéval, sans trop se demander si des dragons lanceurs de feu existaient ….

Daenerys et un dragon, pas toujours facile à maîtriser ( Saison ancienne, mais laquelle?)

Tout élément qui compose un blockbuster passe forcément par l’accumulation. L’excès fait partie de l’exercice.

L’accumulation de mots

« Le Temps », dans son édition du 11 avril, a consacré cinq pages pleines à cette série, conduisant à un temps de lecture qui tourne autour de la demi-heure, durée de la moitié d’un épisode de la série. C’est le même journal dont le collaborateur excellent spécialiste des séries, Nicolas Dufour, s’est demandé si la presse écrite, entre autres, n’en faisait tout de même pas un peu trop. Question d’autant plus pertinente que « Le Temps » est assurément un organe de presse qui aura été généreux dans les commentaires, y compris avec un nouveau texte qui lui est consacré au matin de ce jeudi 2 mai 2019. Et le dossier « papier » personnel que je constitue demande un temps de lecture qui pourrait bien s’approcher des deux heures.

Les soeurs Stark ( de face Sophie Turner – photo HBO)

Huit saisons, près de deux cents morts importants sans compter donc les anonymes.  Dans un résumé des épisodes, « Le Temps » passe en revue certains de ces meurtres en évoquant leur nature.  Il est alors intéressant d’énumérer une partie d’entre eux : on passera donc par la décapitation, le culbute dans le vide, l’exécution après kidnapping, la lapidation, l’explosion, l’exécution par le feu, le meurtre effectué par un dragon, l’assassinat sordide en coin de rue, etc.. il y en a bien d’autres encore. L’excès est bien présent.

Dans cet ensemble de textes n’est pas apparue l’accumulation des viols et des scènes d’amour où le plaisir est parfois partagé.Ces dernières sont-elles aussi nombreuses que les viols ? Peut-être. Il se pourrait que la visibilité dans la description sexuelle explique la présence sur la RTS logo rouge. Notons en passant que les trois premiers épisodes de la saison 8 sont traitées dans des couleurs où dominent les noirs, les blancs et plus encore les nuances de gris. Le rouge « pétant » du logo avertisseur de la RTS sait se faire esthétiquement désagréable à regarder….

( à suivre, et oui, encore !)

GoT est vraiment un BB !

Traduction : « Game » au singulier est un jeu pour conquérir un des trônes (« Thrones » au pluriel ) au royaume des séries télévisées, section « BlockBuster ». Ce texte est la suite du texte qui se trouve ci-dessous sous le titre « Game of thrones : saison 8, dernière ». On peut y aller avec un « ouf » de soulagement ! C’est très bien fait, bien filmé, bien joué par de bonnes actrices et de bons acteurs, bien monté, avec une musique qui s’impose parfois un peu trop, dans de belles couleurs, parfois sombres comme peut l’être le noir/blanc en couleurs, mises en valeur en haut à droite par un signal « rouge » bien voyant qui devrait chasser de devant l’écran les plus petits, ceux qui ne sont pas forcément sensibles aux morts par centaines, aux copulations par dizaines, au sadisme le plus étrange sans savoir que ce spectacle n’a pas grand chose à voir avec la réalité historique, encore que, par certaines séquences, on puisse y reconnaître un brin de l’Europe contemporaine avec brexit et des conflits ouverts un peu partout dans notre monde dit moderne. Mais il faut déjà se donner un peu de peine pour voir dans les dragons le représentant d’un drône pour guerre d’aujourd’hui. Certes, ici ou là des universitaires s’y attachent.

Il a de la gueule, le dragon qui crache son feu (Photo HBO)

A quels signes reconnaît-on un « Blockbuster » ? Il doit être dans ou frôler la démesure. Et l’argent ainsi entre immédiatement en jeu.

Coût de production

A recouper diverses sources, on peut situer le coût d’un épisode de GoT entre 10 et 15 millions de dollars, selon l’importance de la figuration par exemple. Prenons douze millions, pour un épisode de soixante minutes, montant qui permet un peu partout de réaliser un long-métrage de cinéma dans des conditions confortables ! Le coût-minute s’élève ainsi à deux cents mille dollars ( un dollar pour un franc suisse !). Donc une minute de GoT : 200’000 SFR

Une série romande de six épisodes de cinquante minutes revient à environ trois millions de francs. L’épisode coûte donc chez nous 500’000 francs, soit un peu moins de dix mille francs la minute. Donc une minute de série RTS : 10’000 SFR

Un « BlockBuster » américain n’est pas vingt fois meilleur que par exemple une série romande comme « Double vie ». Simplement, il s’agit de deux univers différents. Aux USA règnent les chaînes commerciales chargées de gagner de l’argent comme n’importe quelle entreprise. Dans un petit pays comme le nôtre, la télévision est un service public financé par une redevance qui reste tout de même modeste et tend à la baisse ces dernières années.

Réunion promotionnelle d’une partie des personnages de la saison 8 ( Photo HBO)

( A suivre )

Game of thrones : saison 8, dernière

Dans le nuit du dimanche 14 au lundi 15 avril 2019, à 03h00, présentation sur RTS Un, en version originale avec sous-titres français, en même temps que sur HBO paraît-il, du premier épisode (sur 6 ) de la 8ème saison. Dans la soirée du lundi, un peu tardivement, à partir du 22h15, voici le même épisode en version doublée. Il est rare que la RTS présente une série en tenant compte de l’esprit de sa production, autrement dit en prenant le risque de réussir la fidélisation en offrant un épisode après l’autre, donc pas en rafale, discrète le deux-par-deux ,ou même plus pesante parfois avec tous les épisodes. C’est très bien ainsi. Il est probable qu’il y aura eu plus de monde à 22h15 qu’à 03h00 : à vérifier !

Photo RTS/HBO

Autre nouveauté : il était possible de voir, dans certaines salles de cinéma, à 22h15, le même premier épisode, sur grand écran. C’est ce que je me proposais de faire, curieux de savoir si « Game of Thrones » allait résister au grand écran. Un visage en gros plan sur le téléviseur apparaît à peu près grandeur nature. Le même sur grand écran devient paysage à explorer. L’incendie de « Notre-Dame-de-Paris » aura perturbé ce projet comparatif!

« Game of Thrones », par l’ampleur de son budget qui permet une mise en scène somptueuse, n’a rien à envier à un « blockbuster » destiné au seul cinéma. Dès lors, il importe de savoir si oui ou non on se laisse attirer comme fer sur l’aimant par le principe même du produit audiovisuel de ce genre.

Les 50 ans de « Temps présent », la 8ème et dernière saison de « Game of Thrones » pendant quelques semaines: la RTS offre actuellement  d’attractives gâteries….

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Etre « accro » à ce BB qu’est GoT

BB : BlockBuster : quelques définitions trouvées sur le web :

Mot anglais signifiant « bombe de gros calibre ou Production cinématographique à gros budget publicitaire (Larousse)

Ou encore

Blockbuster est utilisé au cinéma pour qualifier les films à gros budgets et à gros revenus, ce sont des productions exceptionnelles sur le plan financier, matériel et humain. (wikipédia).

Georges Lucas, vers 2010, alors qu’il va vendre sa société LucasFilmLimitel (LFL) à Walt Disney

 Multiples sont les exemples au cinéma : on peut se borner à ne citer que « La guerre des étoiles » de Georges Lucas et ses multiples suites, qui s’inscrivent dans une liste de films que l’on peut voir avec un réel plaisir, mais pas au point de les aligner les uns après les autres. Ces longs-métrages (LM) forment évidemment une série destinée d’abord au cinéma, les épisodes arrivant années après années plutôt que semaine après semaine ou jour après jour.

Temps Présent : Amour, sexe et EMS

 Jeudi 10 avril 2019, avant-dernier « Temps Présent » qui précède l’anniversaire de ce qui se trouve être probablement la plus ancienne des émissions de langue française – à tout le moins une des plus anciennes. Et quel titre : « Amour, sexe et EMS » ! La sexualité reste peut-être un sujet « tabou », pour certains, assurément. Mais ce « certains », est-ce beaucoup, moyennement, presque pas du tout ?

Revenons, disons, quarante ans en arrière, quand « Temps présent » faisait l’actualité matinale du vendredi, y compris dans la presse écrite alors très attentive à la télévision d’investigation quand elle prenait le risque d’affronter frontalement des sujets comme le sexe, avec un clair vocabulaire. On aurait peut-être un droit à une de ces belles polémiques qui confirmaient l’importance de TP d’enquête.

Photo RTS

Il ne devrait en principe rien de tel se passer aujourd’hui. Certes, quand l’audiovisuel évoque l’amour dans sa dimension sexuelle, il ne montre que des corps jeunes, des peaux bien tendues, des souffles courts. Et dans le porno qui occupe tant de place sur internet, les choses sont beaucoup plus claires, à portée de tous les âges sans forcément toucher aux bourses.

Oui, à tout le moins dans certains EMS de Romandie, l’amour qui s’exprime par des corps qui se touchent ne pose pas forcément problème. Mieux : TP peut sereinement décortiquer ce qui se passe dans des chambres d’hommes avec l’intervention d’une assistante sexuelle. Il n’y a pas de visites dans des chambres d’EMS occupées par des femmes !! On se demande pourquoi! Et que se passe-t-il hors des EMS ? Peut-être est-ce difficile de trouver des personnes qui acceptent d’en témoigner.

Tout de même : choisir un tel sujet juste avant d’entrer dans les « cérémonies » d’un cinquantenaire peut conduire à deux interprétations : est-ce apporter une touche de provocation pour contribuer à briser un tabou ou s’agit-il tout tranquillement de parler de l’amour aussi dans sa dimension sexuelle qui existe parfois encore à un âge dit grand ?

Nous évoquerons bientôt quelques-unes des émissions associées directement à ce cinquantenaire.

Un podium romand pour « Double vie »

J.B.Busset, le 31.01.19 (cf son commentaire au texte « Double vie, proche du haut de gamme ») allait dans notre sens en soulignant différentes qualités de la plus récente des séries de la RTS, malgré quelques doutes relatifs au scénario qui devient plus faible d’un épisode à l’autre.

Dans l’échelle que j’utilise pour noter des émissions, qui va donc de 0 ( nul) à 10 (perfection) il y a trois grands groupes, le bas (1à3), le milieu (4à6) et le haut ( 7à9) de gamme. Voici, épisode par épisode, mes notes : 7 et 6 ( 10 janvier), 6 et 5 ( 17 janvier ) et 5 et 5 ( 24 janvier). Il vaut donc la peine de chercher quelques-unes des raisons de cette baisse de tension. Il peut aussi, en cette période où la notion de sportif « podium » est à l’honneur simplificateur, après survol de séries romandes de ces dernières années, décrire un podium de fiction, composé de « Dix », « Station Horizon » et enfin « Double vie ».

 « Double vie », un paysage lémanique et sombre (RTS)

La programmation

Le principe même d’une série, où l’on donne un poids équivalent à chaque épisode, est de les montrer un par un, donc jour par jour ou semaine après semaine. Une autre solution séduit les fanatiques de séries, la rafale qui consiste à proposer tous les épisodes en une soirée spéciale (ceci valant pour une série de quatre épisodes de cinquante minutes, comme le fait trop souvent ARTE le jeudi soir). Il peut y avoir plusieurs tirs en rafale si les épisodes sont plus nombreux. L’acheteur d’une série en DVD est totalement libre, lui, de composer son propre programme.

Or, nos voisins français, souvent, aiment bien proposer les séries en programmant des duos d’épisodes. Cinquante minutes puis un entracte parfois réservé à la publicité ou la promotion d’autres émissions avant cinquante autres minutes. Cela rappelle la séance de cinéma composée d’un long-métrage avec entracte, très loin dans le temps pour « fumer-une-bonne-laurence », aujourd’hui pour la vente de délicieuses glaces. La RTS qui est fière souvent de pouvoir présenter certaines séries avant qu’elles ne soient inscrites au programme d’une chaîne concurrente française se sent donc obligée de présenter des duos, parfois même des trios. Un robot pourrait alors très bien assurer cette programmation. Cette habitude de présenter bon nombre duos ou trios masque-t-elle un complexe d’infériorité des programmateurs de chaînes francophones qui imiteraient la séance de cinéma ?

 

Baptiste Gilliéron (Hugo) et Anna Pieri (Nina Canonica)

La notion de « gros plan »

Poursuivons cette réflexion à travers un autre élément, l’importance des gros plans, en particulier de visages. Sur grand écran (plusieurs mètres carrés) un gros plan devient un paysage dans lequel un clin d’œil, un mouvement du regard, l’esquisse d’un sourire, l’amorce d’une surprise ou d’un recul prennent de l’importance. Sur un petit écran (moins d’un mètre carré), encore majoritaire dans un salon, le visage apparaît grandeur nature d’esprit photographique, comme dans un documentaire qui prend sa force par le mouvement, l’environnement et non les nuances d’expressions subtiles d’un visage.

De plus, durant le tournage, la fiction des séries doit apporter chaque jour plus de minutes utilisables que le cinéma. On admet sommairement, au cinéma, que deux minutes utiles par jour est une bonne moyenne. Or il est plus facile de tourner des plans caméra fixée sur le visage d’un seul acteur que de saisir les réactions et mouvements d’un groupe de personnages réunis dans un même lieu.

Le gros plan, dès lors, par sa fréquence et l’information restreinte qu’il apporte à une fiction télévisée, provoque parfois une certaine lassitude. Montrer une série de fiction en duos accentue encore ce sentiment, comme si la fiction télévisée manquait d’imagination conduisant à un emploi trop fréquent du cadre restreint du gros plan.

Et c’est ainsi que les duos ( et même des trios) d’épisodes finissent par nuire à bon nombre de séries télévisées en les privant des nuances de la mise en scène cinématographique.

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« Double vie » : proche du haut de gamme!

Où se situe vraiment  « Double vie », une série de six épisodes d’environ cinquante minutes chacun, conduite par la RTS en majoritaire face à son partenaire de la RTBF : entre le « 6 » du haut de milieu de gamme et le « 7 » du bas  du haut!  Pas loin de la meilleure série de fiction que fut « Dix » en 2010 sous l’entière responsabilité de la RTS, bien installée dans le bas du haut de gamme avec un bon « 7 »

Une série passe par de multiples étapes avant d’être offertes aux téléspectateurs :

+ l’idée de base

+ le principe de la couverture du budget

+ l’écriture du scénario avec dialogues

+ la consolidation du financement

+ les préparatifs du tournage, avec repérages des lieux et choix des interprètes

+ le tournage proprement dit, pour l’image et une partie des sons

+ le montage de l’image et du son avec la musique

+ la promotion

+ la projection sur la  chaîne productrice, suivie d’un éventuel bilan

+ la carrière nationale au moins et éventuellement internationale

Scène de tournage

Pour les cinq heures de projection de « Double vie », le budget tourne autour de trois millions de francs, cinq cent mille francs, dix mille francs la minute. La majorité du financement de « Double vie » a été assumée par la RTS, le solde à charge d’un co-producteur belge (RTBF). Cette série reflète donc bien la volonté affirmée par le patron de la SSR-SRG, Gilles Marchand, qui veut privilégier, contre les vents et marées des difficultés financières, ces séries qui contribuent aussi à « raconter » un pays à travers des histoires portées par des personnages. Ces dernières années, la RTSR aura accompli un tour de Romandie cantonal dans l’espoir de plaire à chacun.

L’intérêt d’une co-production

L’idée de base consiste à reprendre une série belge existante et à adapter à la sauce romande lieux et personnages. Il serait peut-être intéressant, un jour plus ou moins lointain, de montrer cette série belge aux téléspectateurs romands. Elle prendrait sans douleur la place d’une américaine de bas de gamme. S’ouvrir à la fiction de plusieurs pays producteurs est une bonne démarche pour la diversification des programmes.

La diffusion internationale

Il va de soi que la co-production assure le passage de la série dans au moins le pays partenaire. Il va peut-être trop de soi qu’une série soit seulement  destinée au seul public de la zone de diffusion. Dépasser le « local » ( donc ici la Suisse Romande) est chose importante. Vendre une série à d’autres chaînes permet d’assurer quelques ressources financières qui peuvent être réinvesties dans d’autres projets.

Il y a mieux encore, en procédant à des échanges. On peut mettre à disposition d’une chaîne la série non pas contre monnaie dite sonnante et trébuchante, mais en lui proposant de « payer » le passage en fournisssant au pays d’origine une série du pays acheteur. C’est ainsi qu’une série de trois heures par exemple permettrait d’occuper six heures d’antenne sous cette forme d’échange. Ceci revient donc à disposer de deux séries pour le prix d’une. Mais cette forme d’accord est-elle souvent pratiquée ?

Quand la RTS assure

 Au fur et à mesure du temps qui passe, la RTS apprend à mieux maîtriser différentes étapes du long processus qui va d’une idée à la diffusion du produit fini. Le coût final d’une série semble bien respecter le budget.

Le coût d’une série comme « Double vie », d’environ trois millions, offre des occasions de travail à des comédiens, des techniciens romands. On a parfois déploré une timide présence de comédiens suisses, mais il est plus facile de se tourner vers Paris que vers Zürich, pour d’évidentes raisons qui commencent par la diction. Mais dans l’ensemble, les rôles sont bien tenus, parfois avec une sorte de timidité.

Les « rivales »

La RTS maîtrise bien différentes phases techniques mais aussi créatrices comme le montage, la sonorisation avec mise en place de la technique, aussi bien que l’étalonnage.

Les séries romandes de ces dernières années sont bien filmées en images souvent belles et limpides. Les interprètes s’en tirent assez bien avec leurs personnages. Peut-être qu’il faut parfois un peu trop s’en aller chercher certains acteurs hors des limites de la Suisse romande, plus souvent à Paris que Zurich. Les sons sans la musique ne posent pas de problèmes. Les collaborateurs de la RTS avec des externes maitrisent bien la phase du montage et ce qui s’y attache, la présence sur la bande sonore de la musique, l’équilibre lors de l’étalonnage.

Des séries en général à « Double vie »

La place des séries à la SSR et à la RTS

Deux remarques pour confirmer l’importance de la série pour une bonne partie des chaînes de télévision

Le directeur de la SSR-SRG, Gillles Marchand, déclare depuis déjà quelques mois qu’il est important que la SSR-SRG fasse un effort budgétaire pour améliorer le nombre de séries maisons sur les chaines qu’il dirige. Dans un contexte de restrictions financières, le budget série est (serait) en hausse. Pour la RTS, ce seront donc au moins deux séries par année, et non plus trois sur deux ans. Début 2019, voici DOUBLE VIE déjà à l’antenne et une prochaine en cours de montage. Cette décision s’inscrit dans un courant mondial où l’on prend (enfin, parfois) acte que la série réussie arrive désormais aussi bien des pays scandinaves que d’Israël, d’Australie et même de Suisse, et plus seulement des seuls USA et de France si l’on s’en tient à ce que l’on reçoit sur les écrans de la Suisse romande.

L’affiche

Dans le monde de la cinéphilie pure et dure, qui participe à la mise en valeur du cinéma d’auteur, certaines revues de cinéma prennent désormais en compte la notion de série, avec le sérieux, la grâce ou la fantaisie accordés au cinéma. Au fond, cela marque la fin de la « guerre » où parler de « téléfilm » et de « film » différenciait le produit de seconde zone de celui de premier plan. C’est ainsi que les Cahiers du cinéma, ces derniers mois, a placé très haut en en faisant sa couverture « Twin Peaks » de David lynch ou les « Petit Quinquin » de Bruno Dumont. Récente preuve en confirmation: dans la liste des produits audiovisuels les plus attendus de l’année 2019, au milieu d’une cinquantaine de films d’auteurs voici mentionnés une dizaine de séries.

Une note pour résumer une appréciation

Il est un moyen assez commode et largement employé pour résumer la réaction à l’égard de tout produit culturel, ici dans l’audiovisuel : lui attribuer une note pour disposer d’une échelle de valeur. Encore faut-il éviter l’anonymat : il est important de savoir qui formule un jugement chiffré, une personne. Peu importent les points ou étoiles accordés dans les magazines de télévision qui restent anonymes !

Voici l’échelle de valeurs que j’emploie régulièrement : elle oscille entre le « 0 » de la nullité la plus totale et le « 10 » du chef-d’œuvre absolu, le 0 à cause de sa grande fréquence et le 10 de la perfection totale rarement utilisés.

Par exemple, dans le cinéma, je m’en tiens à trois « 10 » pour

CITIZEN KANE d’Orson Welles / USA

 

Orson Welles dans « Citizen Kane » d’Orson Welles (1941)

HIROSHIMA MON AMOUR d’Alain Resnais / France

Emmanuelle Riva et Eiji Okada dans « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais ( 1959)

IVAN LE TERRIBLE de S.M.Eisenstein / Russie

 

Ivan le terrible- S.M.Eisenstein (1944)

Entre 1 et 9, il y a de la place pour trois groupes, le bas, le moyen et le haut dans chaque catégorie, le bas, le moyen et le haut de gamme partagé. Un 3 place donc l’objet présenté dans le haut du bas de gamme, le cinq définit le milieu du milieu de gamme, le 9 valant belle satisfaction presque totale.

6 : Station horizon, bien assis dans le haut du milieu de gamme

5  : A livre ouvert

5 : Break ups, websérie

4 : Brouillon de culture

Pour une série déjà ancienne de la RTS, « Dix », je grimpe au 7 du bas du haut de gamme. Dans un premier temps, j’hésite à accorder 6 au premier épisode de « Double vie » et 7 au deuxième. Ce qui signifie donc que j’espère que le lecteur aura du plaisir à voir les quatre épisodes suivants de la série, les jeudis 17 et 24 janvier 2019, à une excellente heure, entre 21h00 et 23h00. Mais pourquoi diable faut-il construire des épisodes de 50 minutes et les présenter deux par deux comme s’il s’agissait d’une projection de film sur grand écran avec entracte ? La télévision fait ainsi un complexe d’infériorité à vouloir imiter le cinéma.

L’affiche de « Double vie », une série de la RTS ( 2019)

Et voici aussi quelques premières et sommaires considérations à propos de « Double Vie »

« Double vie » pourrait se passer n’importe où

Le sujet de « Double vie » n’a à priori rien d’indispensablement suisse ni même romand. Il s’agit de suivre ce qui se passe à la mort un peu inattendue d’un architecte. Sa jeune femme prétend être enceinte, mais elle découvre que celui-ci avait une compagne-concubine depuis vingt ans avec deux enfants, un grand garçon et une adolescente. « Double vie » est donc à prendre au premier degré.

L’ensemble de la série a été tourné en Suisse romande. Le récit est inséré dans des paysages séduisants, le Lavaux vaudois en bordure de lac et sa capitale en montées-descentes. Cette histoire pourrait se dérouler chez un architecte à succès dans n’importe quel pays . Rien ne changerait dans le comportement des personnages, un peu peut-être dans la description des habitudes et du jugement moral porté sur cette situation par l’entourage, qui n’est guère pris en compte en milieu protestant. Le comportement des personnages est porteur de suffisamment de possibilités pour tirer d’une histoire qui n’est pas enracinée géographiquement une série d’un excellent niveau, en tous cas en considérant ses deux premiers épisodes d’une série de fort haute qualité. Ce qui est le cas ici.

Dix pour cent

Il faut écouter la radio romande, qui accorde dix bonnes minutes à cette série alors que la presse couvre la télévision que par des programmes et résumés, sans la moindre amorce de réflexion critique, pour entendre dire que « Dix pour cent » est une des meilleures séries jamais tournées en France. FR2 la met en valeur en premier rideau, vers 21h00. Mais pour la RTS, elle n’est pas assez fédératrice pour attirer tous les publics. Il faut comprendre : priorité à l’audimate. Le Suisse romand moyen ne mérite pas qu’on lui offre le meilleur des séries récurrentes à une heure de grande écoute. Car pour plaire à tous, il faut éviter le risque de déplaire à certains. FR2 fait confiance à son public alors que la RTS « cache » en fin de soirée une fois de plus une série récurrente d’un excellent niveau.

L’affiche qui accompagne la série en France (Photo France 2)

A l’origine de la série

Miracle : pas d’enquête policière, pas de mort brutale. Simplement, un milieu professionnel avec ses problèmes internes et ceux qui se posent pour ses « clients » : d’emblée une raison d’être attentif. On partage ainsi les occupations et préoccupations des propriétaires et du personnel de l’agence qui s’occupe de la carrière non seulement d’acteurs, mais de tous ceux qui touchent à la création cinématographique. L’idée de cette série a été lancée il y a presque dix ans déjà par Dominique Besnehard, un des agents les plus connus et semble-t-il des plus efficaces de la société parisienne ArtMédia.

Des invités qui portent leur nom

Dans chacun des six épisodes de la série qui compte déjà trois saisons et s’achèvera probablement avec la 4ème en cours d’écriture, on y reçoit un acteur ou une actrice, invité(e) à jouer son propre rôle. « Dix pour cent » devient ainsi une sorte de document d’investigation plausible dans un milieu réel mettant en évidence un « vrai » interprète. Reste à savoir si l’invité ressemble à ce qu’il est dans sa réalité ou  s’il prend plaisir à s’inventer une autre personnalité. Les responsables de la première saison se heurtèrent à de nombreux refus d’interprètes craignant de se faire « piéger ». Devant le succès populaire de la première saison, le recrutement serait devenu de plus en plus facile, comme si avoir joué dans « Dix pour cent » était un gage de haut professionnalisme.

Isabelle Huppert tourbillonne

A lire différentes contributions positives su la série, on sent une nette attention  au comportement des invités qui portent leur propre nom Le numéro quatre de la saison 3 reçoit Isabelle Huppert qui passe d’un rôle dans un film français à un américain non sans avoir dû jongler avec un passage à la télévision et tout de même trouvé le moyen de corriger certaines parties de son texte. Isabelle Huppert semble bien prendre un réel plaisir à en faire un peu et même beaucoup trop ! Certes, l’actrice travaille énormément. Mais « Dix pour cent » ne permet pas de savoir si l’on en sait plus sur l’actrice elle-même ou si celle-ci prend plaisir à se caricaturer. Cette ambiguïté plane sur toute la série, qui oscille agréablement entre un document informatif solide et une fiction des plus délirantes.

Même problème avec Jean Dujardin qui disparait dans la nature revêtu de l’uniforme d’un soldat de 14-18, l’acteur devenu inséparable de son personnage dont il ne peut ni ne veut se débarrasser.

Alors, le titre, pourquoi ? C’est le pourcentage que touche l’agence sur les salaires obtenus par celles et ceux qui font appel à elle. Et l’on finit ainsi, dans un euphorique tourbillon, à savoir plein de choses plausibles ou inventées sur le cinéma et ceux qui le font.

Retour vers les séries

Une vingtaine de présences, sur ce blog, depuis le début de l’année, dont un tiers consacré à différents sports, un petit tiers pour des documents d’investigation de toutes longueurs, un quart pour les séries. Le premier sujet m’attire pour son côté reposant et divertissant, le deuxième offre un enrichissement de connaissances, des ouvertures vers la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Le troisième, inventif tant en fiction qu’en documentation, aboutit aussi à une amorce de réflexion à travers de grands romanesques. Il faut revenir vers les séries un peu oubliées ces dernières semaines. Elles contribuent à l’intérêt des programmes de nombreuses chaînes de télévision, plus que le sport et à tout le moins autant que les documents d’investigation, secteur bien développé et mis en valeur par la RTS aux heures de grande écoute en début de soirée.

Dix pour cent

Intéressante offre ces jours sur la RTS. Cette série française qui navigue dans le milieu d’un agence et de son personnel s’occupant de la carrière d’interprètes, avec pour invités des acteurs connus qui acceptent de « jouer » ce que peut-être ils sont, en est à sa troisième saison qui se terminera le lundi 26 novembre 2018. Il y aura une quatrième saison, alors que la troisième est partiellement en recul sur les deux premières. Cela explique-t-il sa présentation tardive : combien de téléspectateurs, en semaine, un lundi soir, quand se termine à 01h00, le quatrième épisode avec une Isabelle Huppert en forme presque délirante de sur-occupation ? Nous y reviendrons probablement.

La vérité sur l’affaire Harry Québert

 Pas loin, paraît-il, de quatre millions d’exemplaires, vendus dans une quarantaine de pays, du roman du genevois Joël Dicker, adapté par un excellent réalisateur français, Jean-Jacques Annaud, en dix épisodes de cinquante minutes. Cinq cent minutes, un peu plus de huit heures : c’est le temps qu’il faut pour lire environ cinq cents pages d’un roman. Le roman est écrit comme une série. Il ne s’est trouvé personne à la RTS pour prendre une option sur ce texte d’un genevois : dommage ! Il est vrai qu’il aura fallu de grands moyens, ceux de TF1, pour réaliser cette série qui va probablement entrer dans une catégorie nouvelle, équivalente aux « Blockbuskers » du cinéma.

Pour le moment, trouvé un premier avis positif, celui de Joël Dicker lui-même paru récemment dans « Le Temps ». Parmi les remarques qu’il formule, celle-ci : une série récurrente n’est pas un film tiré en longueur. On devrait pouvoir la suivre épisode par épisode, d’un jour ou d’une semaine à l’autre.

La RTS vient de réussir un joli coup double : « Dix pour cent », épisodes 3 et 4 de la saison 3, proposé le lundi 19 novembre une heure curieusement tardive ( 22h40), apparaît sur France 2 le mercredi 21 à 21h00. « Dix pour cent » mérite tout de même le premier rideau! Les deux premiers épisodes de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » arrivent le mardi 20 novembre à 21h00 alors que TF1 les offre le mercredi  21 à 21h00.

Notons en passant que les français sont « victimes » de la concurrence entre une chaîne commerciale et le service public : ils doivent choisir entre deux séries récurrentes dont tout laisser supposer qu’elles sont à tout le moins intéressantes, placées à la même heure!!

 

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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