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Japon et Libye; les beaux mecs ; Mad men

Que faire ? Suivre la manière dont la télévision ( mais à l’ère du multimédia, « la » télévision, ce n’est plus seulement le téléviseur !) colle à l’actualité qui très vite change ou s’en tenir à ses envies de divertissement, parler du plaisir apporté par deux séries ? Suivre les deux pistes ? Ambigu !

Japon

Japon ? Un puis des tremblements de terre, un tsunami et un immense problème nucléaire : il y a des faits, pas tellement nombreux Les experts arrivent de tous azimuts., avec les incertitudes ! On quitte même le Japon par vents encore inconnus, on met en cause le nucléaire ardemment défendu il y a encore peu de temps. Une certitude personnelle : un Georges Baumgartner grave, tendu, resté à Tokyo, m’en dit plus et mieux que les experts les plus sérieux plongés (de force ?) dans l’actualité !

Le pétrole libyen

La Tunisie, hier, c’était trop simple. Ben Ali a pris peur, il est parti. L’Egypte, aussi, c’était presque trop simple. Moubarak a pris peur, il est parti. Les deux pays vivaient beaucoup du tourisme, mais tous n’en profitaient pas. La Libye : le 22 février 2011, « Infrarouge » titrait immédiatement, même avec prudent point d’interrogation : « La fin de Khadafi ? ». Un mois plus tard, on se demande la fin de qui ou de quoi ! La Tunisie, l’Egypte ne produisent que très peu de pétrole. La Libye, beaucoup plus. Une petite différence qui n’eut qu’une bien petite place dans l’actualité ! La résolution de l’ONU ne mentionne pas ce pétrole !

Jean Daniel à Tunis

Trois pays qui se touchent. Pas la même solution. Et puis, au moment où ces lignes sont écrites ( le18 mars vers 21h00), Khadafi, donné très prochainement vainqueur contre les insurgés aux mains plus ou moins nues, cesse le feu comme le lui ordonne la résolution de l’ONU. L’espoir, celui des Tunisiens, des Egyptiens ? Il est dans l’avenir de leurs deux pays, différents d’avant. La Libye, sera-ce Budapest en 1956, Prague en 1968, Berlin en 89 ; ou tout autre chose

Stéphane Hessel ( 93 ans ) qui vient de publier un “best-seller” court,” Indignez-vous”, avec Jean Daniel (90 ans), un des patrons du Nouvel Observateur ( Image N. O)

 « La » télévision n’a plus de place pour la Tunisie et l’Egypte. Il reste la lecture, entre autres celle du Nouvel Observateur. Le 10 mars, Jean Daniel réclamait des armes pour les combattants de Benghazi. Le 17, il revient de Tunis. Il raconte, le rôle des jeunes, celui des femmes dans la Tunisie nouvelle. De Tunis, avec des Tunisiens, il observe aussi la Libye, Khadafi, ses troupes, ses déclarations. Impossible de résumer son texte. Par contre, essentiel d’en signaler l’existence. Il faut de témoignages de ce genre pour se remettre à croire qu’il est possible de comprendre un peu ce qui semble se passer

Les beaux mecs

Voici une nouvelle série de France 2, en huit épisodes durant quatre mercredis (les 16, 23 et 30 mars, 6 avril 2011), « Les beaux mecs », un texte de Virginie Brac et une réalisation de Gilles Bannier. On survole cinquante ans de la vie de l’un de ces beaux mecs, le truand Antoine Roucas dit Tony le dingue. Deux générations, pas les mêmes. De grands acteurs, une splendide aisance dans les sauts temporels ; aussi beau que les meilleurs Melville ? L’important, ici, étant de signaler l’existence d’une réussite française dans la ligne d’ « Engrenages » et de « Un village français ». Derrière les américains, il y avait déjà les anglais. Voici les français.

En 1960, Claude Chabrol signe « Les bonnes femmes », film largement rejeté par la critique et bide public. Quatre vendeuses d’une même entreprise vivaient une vie sentimentale plutôt sinistre, par la faute de leurs pauvres petits rêves. Matthews Weiner, un américain de 45 ans, en parle. Il cite aussi Antonioni.

Weiner ? C’est un « showrunner », le patron d’une équipe de scénaristes qui construisent une série à saisons multiples. Il se fit les griffes sur les « Soprano » de David Chase. Il eut d’abord un peu de peine à imposer les premières saisons de « Mad men ». Cela se passe dans une grande entreprise de publicité au début des années soixante. Pas un plan sans fumée ; pas un plan ou presque sans alcool ; une intransigeante volonté de précision dans tous les détails, dont ceux de la mode – dans le sillage de « Mad men », la mode d’aujourd’hui s’empare de celle des sixties. Il y a les certitudes d’un univers clos au début de ces fameuses années glorieuses qui vont voir le monde occidental s’enrichir par la croissance, mais les masques tomber ou se fissurer. Esthétiquement, c’est superbe, c’est bien joué. Les personnages sont attachants aussi repoussants soient-ils. Ils trompent, se trompent, trahissent, croient être ce qu’ils ne sont pas, sont ce qu’ils ne veulent pas. Dans sa grande sagesse, la TSR programme cette série numéro par numéro aux environs de minuit, après un triplé d’ »experts » dominicaux ! Ce n’est pas sa meilleure exposition possible !

Citer Charbol et Antonioni

Lors d’une conférence de presse à Paris il y a quelques semaines, Weiner vit se précipiter bon nombre de journalistes. Comme s’il s’agissait de participer au lancement d’un blockbusker hollywoodien ! Mais cela concernait l’une des belles réussites de ces séries de longue durée, à plusieurs saisons, qui apportent à la fiction audiovisuelle la richesse de la saga littéraire, le temps à disposition pour savourer sans se presser les élans des personnages et leurs contradictions. Citer à juste titre Chabrol ou Antonioni, c’est tranquillement placer « Mad men » où il doit l’être, parmi le meilleur du cinéma d’auteur, qui vaut de plus en plus souvent pour les séries saisonnières les plus exigeantes.

 

Convergence contre culture

De convergence, il en fut souvent question l’an dernier. Tant à Zürich qu’au bord du Léman, tant la radio que la télévision et leurs différentes chaînes désormais vivent sous une même structure. Une convergence réussie permet de diminuer des déficits et d’éviter des dépenses, donnant ainsi de meilleurs moyens à la production. Dans une entreprise audiovisuelle comme la SSR-SRG qui n’a pas à faire de bénéfices, la convergence doit être porteuse d’un plus.

Dans une grande entreprise comme la radiotélévision de service public, les cadres supérieurs de formation technocratique savourent la convergence, les créatifs de la base certainement beaucoup et les nombreux petits et moyens chefs qui lient les uns aux autres choisissent de suivre les chefs en adoptant un prudent silence. Normal ! Si le grand meneur est, clairvoyant, intelligent, persuasif, Gilles Marchand l’est, cela peut aller à assez grande vitesse même sans réunir tout le personnel des deux entreprises entre Morges et Genève.

Les sportifs de radio et de tv parfois se heurtent. Ils font ces métiers à composantes principales différentes. Les gens qui s’occupent de culture, plusieurs dizaines en radio, beaucoup, moins paraît-il en télévision chose étonnante, viennent de vivre une curieuse expérience, Déjà que « Tard pour bar », spectacle parlé d’expression culturelle créative comme l’était il y a trois ans l’émission produite par Myriam Mermoud, n’emportait

pas de très large adhésion avec carpe couleur 3 et son lapin motard tv. La lassitude ressentie par son animateur Michel Zendali qui aurait souhaité procéder à des aménagements a permis de lui proposer pour bientôt un spectacle parlé itinérant en Romandie, ce que « Tard pour bar » aurait dû être

Michel Zendali anime Tard pour Bar pour encore quelques numéros (Photo : C. Landry)

Ce pourrait bien devenir une émission de plus d’information, sur les activés culturelles qui ne sont pas forcément créatives, mais silence motus, interdiction d’en parler. Michel Zendali avec ses 57 ans s’accorde la liberté de râler et de s’étonner que la convergence se fasse dans un domaine où une place timide reste pour les fortes personnalités comme la sienne mais s’en aille chercher ses principaux animateurs dans une société fondée non sans risque à l’extérieur de l’entreprise convergée, permettant un retour en force d’anciens collaborateurs.

Une seule médaille ? C’est la cata !

Dimanche 20 février 2011, dans « Les sports » du jour, en plus de l’ « Etoile des neiges » évocatrice d’une chanson – mais pour quelle(s) génération(s) ? – on fait le bilan, en ajoutant la méforme de Silvan Zurbriggen. Une déception de plus en ski alpin !

Une théorie par service

Quelques minutes plus tard, au « 19 :30 » à l’audience hénaurme, voici une petite phrase ou deux, ton sinistre si possible et visage triste : « A Garmisch-Partenkirchen, c’est la cata » Une seule médaille ! Les journalistes sportifs viennent de tenter de dresser un bilan de la réalité des championnats du monde de ski alpin et proposent quelques justes nuances. La présentatrice du TJ commente dans le sens du vent qui porte la cata. Parlent-ils du même événement ? Chacun suit son chemin

La présentatrice commente dans le sens du vent... qui porte la cata !

Maudite quatrième place « chocolatée »

Précision indispensable : il ne s’agit pas des championnats du monde. La « cata », c’est le résultat des suisses. Une seule médaille, juste, mais pas n’importe laquelle, une d’argent gagnée, pas d’un d’or perdu ! Lucide, le sportif « âgé » du Val-de-Ruz.. Dans presque chaque pays participant, c’est une rencontre internationale où l’on a le regard coincé sur son équipe. Cette fois, c’est notre tour : la cata est helvétique. Pensez donc, une seule médaille. Vrai, pour qui accepte de ne compter que l’or d’abord, plus l’argent, enfin le bronze. On rejette la quatrième place d’un méprisant chocolat dont on prétend pourtant en autres milieux qu’il a vertu érotique, le chocolat ! Un championnat du monde, c’est comme une course d’un jour unique, même sur quinzaine étalée. Une parenthèse dans la saison, avec skieurs dans le rôle des rois mages !

Des dirigeants très optimistes

Les dirigeants du ski suisse annoncèrent une récolte de six médailles. Les entraîneurs, employés des précédents, n’osent pas les contredire. Les multiples médias ne vont pourtant pas rabattre les joies annoncées !. Et les skieurs ? Ils n’ont par le choix : il faut confirmer. Raté ! Oubliés, les deux qui ramassent une bûche en fin de course une médaille déjà pendue au cou. Oubliés les quatre quatrièmes rangs, chaque perdant séparé par trois dixièmes du podium. Trois dixièmes ? Moins de dix mètres dans une descente de trois kilomètres à cent à l’heure. Un centième de seconde ? Trente centimètres !

L’or d’abord

La cata ? Et si c’étaient ces effets d’annonces qui cachent le charme de la compétition ! Chaque jour ou presque, on publie un classement sur un critère simple : d’abord le plus grand nombre de médailles en or, puis à égalité, le nombre des médailles en argent, procédé une fois encore répété avec le bronze.

Le pays qui ne récolterait qu’une seule médaille d’or est ainsi mieux classé qu’un rival obtenant quatre d’argent et six de bronze ! Pas très significatif !

On pourrait nuancer cette sécheresse en attribuant à l’or un coefficient supérieur à l’argent, lui même supérieur au bronze, et en continuant, par exemple jusqu’aux quinze premiers (en Formule1 sauf erreur) ou trente (coupe du monde de ski). Le classement mesurerait alors la valeur d’une saison dans son ensemble, et pas seulement quelques courses concentrées sur une courte période.

Comparaisons dans le temps

Intéressante, assez souvent, la présence de consultants qui furent de bons skieurs et savent lire le travail des participants. Mais il leur arrive de faire remarquer des détails qui restent difficiles à saisir, un effet de carre, une manière d’entrer dans une porte. Bien entendu, sans les temps affichés en permanence, verrait-on une différence entre les meilleurs ? Pas certain. Souvent on entend dire que les écarts qui séparent les premiers sont de plus en plus petits. Est-ce exact ? Ne pourrait-on pas aussi, plutôt que de rappeler la carrière des participants, revenir sur une course d’il y a 75 ans, puis 50, puis 25 et enfin d’aujourd’hui et de donner la proportion de ceux qui se trouvent dans la même seconde ? On comprendrait peut-être ainsi pourquoi les meilleurs sont de plus en plus nombreux. Mais est-ce le cas ? Bref, suivre l’évolution d’une compétition dans le temps permettrait d’ouvrir une porte sur l’histoire d’un sport. Et pendant ce temps, les techniciens trouveraient un moyen de mieux faire sentir la raideur d’une pente.

Et puis, mieux comprendre un sport pris comme divertissement, c’est peut.-être aussi savoir l’apprécier mieux.

Dans les décors

La télévision fait assez bien la promotion de ses programmes et sait insister sur ses nouveautés. Des semaines récentes durant, on pouvait s’attendre à des changements annoncés tant aux « Téléjournaux » qu’à « Infrarouge ». Qu’allait-il se passer ? La forme serait touchée, le décor, ou le fond, l’esprit du débat?

Des décors nouveaux plutôt réussis ? Lire ci-dessous, pour le “Téléjournal” et “Infrarouge” Mais il y a plus important : une série nouvelle, “T’es pas la seule”, qui promet. Bien meilleure qu’ “Heidi”! En particulier par la qualité des interprètes, à gauche Natacha Koutchoumov (Vanina ) puis Isabelle Caillat (Eve): ce sont là deux des meilleures jeunes actrices de suisse romande. ( Photo TSR/Rita) Le TSR fait un effort pour la diffusion d’un de ses programmes les plus ambitieux de l’année : sur TSR 1, le vendredi à 20h10 pendant neuf semaines encore et sur TSR 2, le vendredi vers minuit, le dimanche à 20h00 et le mardi à 16:30.

Téléjournal

Un « TJ » reste dans les mains d’un duo ou d’une personne seule qui en assure la présentation, parfois rejoint par de rares invités. Cela fonctionne peut-être plus autour des mots que des images. La TSR vient de revoir son décor, qui reste dans l’esprit du précédent dominé par le rouge. La mappemonde se contorsionne avec plus d’élégance qu’auparavant pour rejoindre fidèlement les cartes des géographies continentales. Il y a là beaucoup de travail fort bien fait. Mais peut-on bousculer l’esprit d’une émission suivie par des dizaines de milliers de consommateurs ? Certes, oui, mais avec prudence. On innove le vendredi soir en ouvrant l’antenne à des cinéastes qui ajoutent leurs mots à des exercices libres de montage parfois impertinents. On donne de la place à « Nuovo » que l’on invite à suivre sur internet et on oublie discrètement de saluer les apports des bureaux cantonaux.

Infrarouge

Le rouge reste mis, assurément, mais sur des surfaces moins agressives qu’hier. Des voûtes élégantes de couleur blanche tissent des liens d’un point à l’autre, dans une volonté visuellement pacifique. Au milieu du décor, il y avait un ring sur lequel l’animatrice arbitrait pas toujours avec bonheur le combat de catch verbal entre deux adversaires. Assez loin, placés dans le public pas très nombreux, quelques privilégiés avaient le droit sinon le devoir d’intervenir une ou deux fois dans le débat. L’impertinence pas politiquement correcte de Mix & Remix reste à saluer comme un défi.

Maintenant, l’animatrice préside une assemblée d’une demi-douzaine de personnes, trois à sa droite, trois à sa gauche. La proximité pourrait bien rendre plus désagréable les prises de bec si fréquentes hier, du genre « laissez-moi parler, moi je.. ». Il se pourrait aussi, par le choix des sujets, que les émissions à confrontations fortes deviennent moins nombreuses, que le citoyen, plus souvent, remplace le consommateur. On peut donc croire au progrès, décor utile mais secondaire. Et rejoindre plus souvent “Infrarouge”

Le Nouvel-An du nouveau PDG sur la TSR

Hier : Averty et Santelli

Très lointains souvenirs : dans les années soixante, l’ORTF de nos voisins, sans concurrence commerciale, s’offrait alors le luxe de donner aux émissions de nouvel-an un ton convivial, poétique, inventif, grands moyens mis à disposition de Jean-Christophe Averty ou Claude Santelli. Jean Dumur, pour la TSR, avait plus tard tenté timidement d’en faire autant.

Partout le même bêtisier !

Preuve de la suprématie des programmateurs obsédés par l’audimate : la routine s’est installée. Chaque année on retrouve ici et là une bonne dizaine de James Bond, les valses du clan Strauss de Vienne, les musiques Militaires d’Edinburgh et partout à peu près le même bêtisier.

On ne peut pas dire que Mme Porchet chante bien. Mais même si Mr Gorgoni chante plutôt mal, cela convient très bien pour madame !

Souvenir proche : mes coups de gueule de l’année dernière, provoqués par Madame Porchet née Gorgoni qui ne chante pas très bien et l’équipe qui la ou le met en valeur. On peut recommencer.”Ils” n’ont pas raté le shérif du Conseil d’Etat de Neuchâtel, tenue plausible y compris. «Ils » ont décidé que la dame du shérif travaille comme entraîneuse sous le bureau d’un commissariat. La voici qui apparaît en reculant. Gros rires du public en direct différé. Le personnage féminin accuse le représentant de l’homme politique de ne s’intéresser qu’à son cul. Celui-ci répond immédiatement que: les nichons font aussi partie de ses attirances. Normal, puisqu’on est dans le canton de Neuchâtel où il faut s’occuper du Haut et du Bas. Enfin, souvent le Haut s’étonne du manque d’intérêt du Bas. Dans la revue, l’égalité est respectée, au détriment de la vérité historique. Les auteurs du texte en savent-ils plus long que nous ? Pendant des mois, l’année dernière, la presse a observé à l’égard d’une jeune femme une certaine discrétion. Que les auteurs de la revue foutent la paix à la dame ! Je ne sais pas qui elle est. Je n’ai pas envie de le savoir !

Meury dérange !

Un peu de place encore,mais pour un compliment. Thierry Meury cite un événement mensuel. Il n’y va parfois pas avec le dos de la cuillère. Trente-trois mineurs sortent du trou de l’Enfer au Chili. En Belgique, pas facile d’éviter l’enfer DuTroux ! Un enfant dans les bras d’un chirurgien qui l’a sauvé, le Dr Prêtre. D’autres enfants, parfois dans les bras d’un prêtre !! Mal à l’aise, le public applaudit tout de même ; avec retenue. Les chauffeurs de salle n’ont pas su apporter leur contribution. Ou peut-être étaient-ils absents ! Meury, tireur méchant, vise juste et dérange !

Nouvel adèpte de Facebook

Jouons à « Facebook » ! Fyly a aimé : la piquante Arielle Dombasle presque nue en coulisses que l’on retrouve habillée mais dénudée sur scène; une palette de chef de gare tient lieu de baguette de chef d’orchestre pour une valse viennoise ferroviaire ; la présence à plusieurs reprises sur différents écrans de la série « 10 » qui confirme tout le bien qu’on peut penser d’elle ; un « village français » de plus en plus efficace ; « Peau d’âne » de Jacques Demy avec la poésie de ses couleurs

De bronze et d’argent

Le meilleur de ces trois dernières semaines ( classement personnel, bien sûr).

En Bronze : la série « 10 » reprise sous différents supports à des moments différents.

En Argent : les ados d’une splendide série, « Romans d’ados ».

De l’Or mérité.

Le meilleur est justement attrbué à : « Les sept défis de la SSR », le synopsis d’une série proposée dans « Le temps » sur une pleine page, le 4 janvier 2011, signé Roger de Weck , le nouveau PDG. A suivre dans les mois et années qui viennent. Le citoyen mieux servi que le consommateur qui se sera pourtant pas oublié.

 

Aux armes, « citoyens »

A la tête de la « SSR SRG Idée suisse » depuis quinze ans, Armin Walpen s’en va le 31 décembre 2010. Le haut-valaisan, technocrate solide, aura marqué la SSR par son sens de l’organisation et du se battre à cause de finances insuffisantes.

Roger de Weck - Photo: SRG SSR

Son successeur, Roger de Weck, aura été d’une grande discrétion ces derniers mois, n’intervenant presque pas face à l’opinion publique. Il aura pu observer de l’intérieur le mammouth sous toutes ses faces, apprendre à connaître ses proches collaborateurs, participer au choix de certains d’entre eux, suivre les premiers changements de structures imposés par la convergence entre télévision, radio, portable et internet.

Une de ses déclarations faites lors de sa nomination mérite d’être rappelée. Sous sa direction, dans le domaine de l’information d’abord, une meilleure place sera donnée au citoyen et une plus discrète au consommateur. C’est affirmer la volonté de prendre le risque de privilégier la qualité d’un dialogue plutôt que le spectacle de disputes verbales qui s’adressent au consommateur, quitte à y perdre parfois de petites parts de marché. Mais existe-t-il des moyens de « mesurer » la qualité ? (Voir à ce sujet le site sur le Symposium sur la Qualité à la SSR)

Deux émissions de débat dominent tant à Zürich qu’à Genève, faute de suivre ce qui se passe au Tessin. On en est venu à dire des invités de l’émission souvent patoisante de Zürich qu’ils doivent être « Arena compatibles ». Tout est bien alors quand le ton monte ! Mais peut-être renoncera-t-on en partie aux armes verbales de destruction massive au profit d’un dialogue qui enrichit les informations du citoyen.

Il semble bien que l’on se soit interrogé en Suisse romande aussi sur l’esprit qui devrait régner à « Infrarouge », du moins lors des émissions qui sont inscrites vers 22h30. Des changements sont annoncés, sans que l’on sache lesquels. Certes, on sait déjà qu’il y aura un nouveau décor. Mais le décor ne suffit pas pour empêcher les prises de bec, les répétitions au cours de débat, les mêmes invités d’une émission à l’autre. Sera-ce moins de Freysinger ? Esther Mamarbachi, ( le 12 janvier vers 22h00) trouvera espérons-le un ton nouveau pour diriger le débat qui s’ouvrira à partir d’une mini-série de très grande classe, les quatre films de « Romans d’ados » de Béatrice Bakhti ( les mercredis 22 et 29 décembre, 5 et 12 janvier 2011 en premier rideau).

Deux fois de Gaulle dans la guerre d’Algérie : 1958-1962

es documents audiovisuels qui permettent de raconter l’Histoire et de l’illustrer sont de plus en plus nombreux et de plus en plus accessibles. Sur pellicule, ils étaient lourds, difficilement transportables. En vidéo, c’est l’effacement progressif de l’enregistrement magnétique qui est désagréable.

Les progrès du numérique

Immenses progrès avec le numérique : un petit disque et ce sont des heures et des heures accessibles mises dans une poche.Les chaînes spécialisées ou généralistes disposent ainsi de véritables trésors facilement exploitables. Il ne reste dès lors qu’une matière indispensable : l’imagination pour le construction d’un récit par le montage éventuellement assorti d’un commentaire. On peut, grâce au numérique, construire de véritables films de documentations où l’apport essentiel est le temps du choix des éléments et leur construction plus que les documents de base qui occupent peu de place dans le numérique.

« Je vous ai compris : De Gaulle : 1958-1962

Il devient possible ainsi d’inventer de nouvelles formes de construction dans la documentation. Un exemple récent est dans ce domaine particulièrement révélateur. Serge Moati et ses collaborateurs se sont livrés à une passionnante forme de montage. Dans « Je vous ai compris : de Gaulle 1958-1962 », ils ont suivi le plus attentivement possible le cheminement du président de la République, par ailleurs général. D’un côté, il y eut les interventions officielles, publiques, souvent filmées sous tous les angles possibles et imaginables. Ce sont là des documents bruts, qui certes peuvent être plus ou moins manipulés, mais ce n’est pas ce qui nous préoccupe ici. Dans un contexte politique aussi compliqué que celui des années 58-62, on mit du temps à comprend que le « Je vous ai compris » ne signifiait pas forcément l’adhésion de de Gaulle à la thèse de l’Algérie française. A l’heure de la décolonisation, de Gaulle savait qu’il fallait trouver autre chose, la « paix des braves » par exemple.

C ‘est Patrick Chesnais qui représente le de Gaulle de manière plus plausible par les mots que l’apparence physique. Peut-être explique-t-il ce qu’il entendait alors par « je vous ai compris » qui allait s’éloigner de l’ « « Algérie française »! Et c’est Serge Moati le metteur en scène de « Je vous ai compris – de Gaulle 1958-1962 »)et auteur du scénario avec Hugues Nancy et Christophe Barbier, qui tient le clap sur lequel il n’y a pas d’indication. On met donc en scène une mise en scène ( photo France 2)

De Gaulle et Massu : ressembler sans imiter

Mais il y a des déclarations qu’il était impossible de faire en public dans un premier temps. Elles sont restées discrètes sinon secrètes. Peut-.être n’existe-t-il aucun document qui s’apparente à un procès-verbal.Que se sont dit en réalisé hors caméra les généraux Massu et de Gaulle ? On croit savoir une parttie des réponses. Il n’existe pas de document d’époque apporrtant cette réponse. Alors, Moati et les siens vont jouer sur ce que la fiction leur offre : mettre en scène deux acteurs qui se nomment Massu ou de Gaulle sans pousser la ressemblance à l’imitation. A un document d’époque peut donc succéder dans cette forme de télévision une scène de fiction qui reconstitue de manière plausible ce qui s’est peut-être dit en réalité. Deux langages différents pour la même continuité historique sans mentir

Trouvé grâce à Google sur le site d’une union gaulliste de France cette image de de Gaulle lors de l’appel du 18 juin 1940. C’est le de Gaulle de la réalité historique, même si l’image semble bien être d’une grande perfection technique

Archives Blog de Fyly

Les textes « Blog de Fyly » de l’ancien site en PDF d’octobre 2010 à août 2007:

Archives Dossiers

Les textes « Dossiers » de l’ancien site en PDF de septembre 2010 à mars 2006:

Nouveau visage pour rsr.ch

Le 1er juin 2010, les visiteurs du site www.rsr.ch ont eu le plaisir de découvrir une nouvelle interface, plus fonctionnelle, plus épurée, plus « jeune », une interface qui fait la part belle aux sons, aux images et aux vidéos. Prévue depuis un certain temps, la relance surprend l’utilisateur habitué et séduira à coup sûr les nouveaux visiteurs.

Un outil commun

La conception d’un site aussi complexe que rsr.ch est le fruit d’une longue collaboration entre ingénieurs, webmasters, graphistes et intégrateurs. Mais si fonctionnalités et interfaces épurées ont été modifiées et inspirées du site de la BBC, comme l’explique volontiers Thierry Zweifel, directeur du département Ressources et développement de la RTS, la base même du site repose sur un nouveau système : le cms Escenic, également utilisé par tsr.ch depuis mai dernier. Antoine Zorzi, chef du projet de relance pour rsr.ch et responsable de l’Édition multimédia, plaisante d’ailleurs « Le choix d’un outil commun avait été décidé avant la fusion… On pourrait dire qu’il s’agit du premier bébé de la fusion, mais conçu hors mariage. »


Déjà adopté par de nombreux médias à travers le monde et permettant une mise en ligne des contenus pour des sites complexes, le cms « content management system » mis en place sous la responsabilité de Guy Dessaux et Thierry Zweifel, rendra plus simples les échanges entre les sites de la radio et de la télévision. « Il permettra de s’acheminer vers un contenu commun, surtout dans le domaine de l’information »

Un cœur de sons

En plus d’un arrière-fond commun entre radio et télévision, le site en ligne depuis le 1er juin séduit chaque utilisateur grâce à son player permanent : l’auditeur peut ainsi écouter toutes les émissions en direct ou en différé tout en naviguant sur le site, tandis que le contrôle du direct avec un simple clic facilite un retour en arrière, nouveauté pratique si le début de l’émission a été manqué.

Un autre point fort du site consiste dans la mise en valeur des contenus selon une logique thématique. Un onglet spécifique regroupe en effet les listes de diffusion, un système de recherche des titres et les émissions musicales.

Ces importants apports traduisent également un changement de perspective : alors qu’hier l’émission se plaçait au centre du site, c’est aujourd’hui le son qui est au coeur de la nouvelle interface, tout enrichi qu’il est d’images, de textes et de liens.

Nouvel outil, nouvelle ligne graphique, nouvelles fonctionnalités, le site est le résultat d’un long travail qui, comme le commente Antoine Zorzi, nécessitera encore « quelques semaines pour éliminer tout les bugs ».

Visitée environ 900’000 fois par mois, la plateforme rsr.ch se devait d’être repensée pour mieux répondre aux exigences d’aujourd’hui et semble avoir atteint son but. Certes, l’utilisateur habitué est surpris, peut-être même dérouté, mais il trouvera très vite ses repères pour apprécier un site radio qui place le son au centre de son activité et de ses offres .

 

 

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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