07.02 - Emission

Toute une vie : Léonard Gianadda

©RTS/Frank Mentha

Léonard Gianadda, revient, en archives, sur son incroyable parcours. A 83 ans, il évoque aussi ses nombreux projets.

Il est le seul Suisse admis au sein de l’Académie des Beaux-Arts. « Faire de sa vie quelque chose de grand », voilà la devise de Léonard Gianadda, tour à tour reporter, photographe, ingénieur, galériste, collectionneur, mécène. Grâce à sa Fondation, Martigny rayonne dans le monde entier.

Au collège de Saint-Maurice où Leonard Gianadda a étudié, un enseignant écrivait à son propos sur le carnet : « Il peut et doit faire de sa vie quelque chose de grand et de beau. Sa place est dans les sommets ». Quelques décennies plus tard, son ami le photographe Marcel Imsand l’évoquait ainsi : « C’est une montagne de générosité et de fragilité ».

Alors qu’il s’apprête à fêter les 40 ans de sa fondation et son dix-millionième visiteur, ce petit fils d’un réfugié économique italien ravive les souvenirs marquants de sa jeunesse. Son premier voyage à Rome en 1950 qui lui a donné le goût de l’art. Son voyage de noces durant lequel il a parcouru avec son épouse 60’000 km en trois mois, visité 28 pays et rédigé des articles pour Le Nouvelliste ! Le bâtisseur et entrepreneur se rappelle aussi de son rôle de correspondant pour le Valais auprès de la télévision suisse, en 1957. Il évoque également l’épreuve terrible et le chagrin immense qu’il a fallu surmonter et sublimer : la mort de son frère Pierre,  en 1976. Léonard décide alors de créer une fondation qui perpétuera son souvenir…

Acteur culturel majeur de notre pays, Gianadda est reconnu, célébré et décoré dans le monde entier. Qu’est-ce qui le pousse à continuer à bâtir, entreprendre, élaborer des projets ? « Je suis mu par l’envie de faire plaisir », répond-il en toute simplicité.

Texte : RTS